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Sommet de Londres – Déclaration des chefs d’État et de gouvernement3 avril 2009
Londres Sommet de Londres – Déclaration des chefs d’État et de gouvernement 1. Nous, chefs d’État et de gouvernement du Groupe des Vingt, nous sommes réunis à Londres le 2 avril 2009. 2. Nous nous trouvons devant la plus grande menace à l’économie mondiale des temps modernes; une crise qui s’est approfondie depuis notre dernière rencontre, qui touche la vie des hommes, femmes et enfants dans tous les pays, et que toutes les nations doivent s’employer à résoudre en unissant leurs efforts. Une crise mondiale exige une solution mondiale. 3. Nous partons du postulat que la prospérité est indivisible; que la croissance, pour demeurer soutenue, doit être collective; et que notre plan mondial de relance doit être centré sur les besoins et les emplois des familles qui travaillent d’arrache pied, non seulement dans les pays développés, mais aussi dans les marchés émergents et les pays les plus pauvres du monde, et qu’il doit tenir compte des intérêts à la fois de la population actuelle et des générations futures. Nous estimons que la seule base solide pour assurer la pérennité de la mondialisation et l’accroissement de la prospérité pour tous consiste en une économie mondiale ouverte reposant sur les principes du marché, une réglementation efficace et de solides institutions internationales. 4. Nous nous engageons donc aujourd’hui à prendre toutes les mesures nécessaires pour :
Conjugué aux mesures que chacun de nous a prises sur son territoire, ceci constitue un plan mondial de relance d’une ampleur sans précédent. Rétablir la croissance et les emplois 6. Nous entreprenons un effort concerté de relance budgétaire sans précédent, qui permettra de maintenir ou de créer des millions d’emplois qui auraient autrement été perdus et qui, d’ici la fin de la prochaine année, se montera à 5 billions de dollars, accroîtra la production de 4 p. 100 et accélérera le passage à une économie verte. Nous sommes résolus à prendre l’éventail de mesures budgétaires soutenues que requiert le rétablissement de la croissance. 7. Nos banques centrales ont aussi posé des gestes exceptionnels. Les taux d’intérêt ont été réduits énergiquement dans la plupart des pays, et nos banques centrales se sont engagées à conserver des politiques expansionnistes tant qu’il le faudra, en recourant à toute la gamme d’instruments de politique monétaire, notamment les mécanismes non conventionnels, sans compromettre la stabilité des prix. 8. Nos mesures pour rétablir la croissance ne pourront porter fruit que si nous restaurons les activités de crédit intérieures et les flux de capitaux internationaux. Nous avons procuré un vaste soutien à nos systèmes bancaires afin d’injecter des liquidités, de recapitaliser les institutions financières et de résoudre de façon décisive le problème des actifs dépréciés. Nous sommes déterminés à prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir le flux du crédit dans le système financier et assurer la stabilité des institutions importantes au plan systémique, en mettant nos politiques en œuvre conformément au cadre convenu par le G20 pour rétablir les activités de prêt et restaurer le secteur financier. 9. Dans leur ensemble, ces mesures constitueront le plus important stimuli budgétaire et monétaire et le plus vaste programme de soutien du secteur financier des temps modernes. En agissant de concert, nous aurons un impact plus grand, et les mesures d’orientation exceptionnelles annoncées jusqu’ici doivent être prises dans les plus brefs délais. Aujourd’hui, nous avons également convenu de rendre disponibles des ressources additionnelles de plus de 1 billion de dollars dans l’économie mondiale par l’intermédiaire de nos institutions financières internationales et du financement des opérations commerciales. 10. Le mois dernier, le FMI prévoyait une reprise de la croissance mondiale, en valeur réelle, qui pourrait dépasser 2 p. 100 d’ici la fin de 2010. Nous sommes convaincus que les mesures convenues aujourd’hui et notre volonté indéfectible de travailler ensemble pour rétablir la croissance et les emplois, tout en assurant la viabilité budgétaire à long terme, accéléreront le retour d’une croissance soutenue. Nous prenons aujourd’hui l’engagement de mettre tout en œuvre pour obtenir ce résultat et nous demandons au FMI d’évaluer sur une base périodique les initiatives prises et les actions qui sont requises à l’échelle mondiale. 11. Nous sommes résolus à assurer la viabilité budgétaire à long terme et la stabilité des prix et mettrons en place de solides stratégies de retrait des initiatives devant être prises dans l’immédiat pour appuyer le secteur financier et rétablir la demande mondiale. Nous sommes convaincus que, en mettant en œuvre les politiques convenues, nous limiterons le coût à long terme pour nos économies et réduirons ainsi l’ampleur de l’assainissement des finances publiques qui deviendra nécessaire à long terme. 12. Nous appliquerons toutes nos politiques économiques de façon concertée et responsable en ce qui a trait aux répercussions sur d’autres pays et nous nous abstiendrons de pratiquer des dévaluations de surenchère de nos monnaies, tout en favorisant un système monétaire international stable et au fonctionnement harmonieux. Nous souscrirons, maintenant et dans l’avenir, à ce que le FMI exerce une surveillance franche, impartiale et indépendante sur nos économies et nos secteurs financiers, les effets de nos politiques sur les autres et les risques qui se posent à l’économie mondiale. Resserrer la supervision et la réglementation financières 13. D’importantes défaillances dans le secteur financier et dans la réglementation et la supervision financières ont été des causes fondamentales de la crise. La confiance ne pourra être rétablie qu’une fois que nous aurons de nouveau rendu notre système financier digne de foi. Nous prendrons des mesures afin d’établir un cadre de supervision et de réglementation renforcé et plus cohérent à l’échelle mondiale, à l’endroit du secteur financier dans l’avenir, qui favorisera une croissance mondiale soutenue et répondra aux besoins des entreprises et des citoyens. 14. Nous convenons tous de veiller à ce que nos systèmes de réglementation nationaux soient solides. Mais nous convenons aussi d’instaurer la cohérence accrue et la coopération systématique entre les pays, ainsi que le cadre de normes élevées internationalement acceptées, dont le système financier mondial a besoin. Le resserrement de la réglementation et de la supervision doit favoriser la légitimité, l’intégrité et la transparence; prémunir contre les risques dans l’ensemble du système financier; atténuer plutôt qu’amplifier les cycles financiers et économiques; réduire le recours à des sources de financement présentant un risque inconsidéré; et décourager la prise de risques excessifs. Les organismes de réglementation et de supervision doivent protéger les consommateurs et les investisseurs, renforcer les disciplines visant les marchés, prévenir les effets négatifs sur d’autres pays, réduire les possibilités d’arbitrage réglementaire, stimuler la concurrence et le dynamisme et suivre le rythme des innovations dans le marché. 15. À cette fin, nous mettons en œuvre le Plan d’action convenu à notre dernière réunion, comme l’indique le rapport d’étape en annexe. Nous avons aussi fait aujourd’hui une déclaration, Renforcer le système financier. En particulier, nous convenons :
16. Nous chargeons nos ministres des Finances de mettre en application ces décisions conformément à l’échéancier fixé dans le Plan d’action. Nous avons demandé au CSF et au FMI d’assurer un suivi des progrès effectués, en collaboration avec le Groupe d’action financière et d’autres organismes compétents, et de présenter un rapport à la prochaine réunion de nos ministres des Finances, qui doit avoir lieu en Écosse au mois de novembre. Renforcer nos institutions financières internationales 17. Les marchés émergents et les pays en développement, qui sont le moteur de la récente croissance mondiale, se heurtent eux aussi à des difficultés qui amplifient le ralentissement économique mondial actuel. Le rétablissement de la confiance mondiale et la reprise économique ne seront possibles que si ces marchés continuent à recevoir des capitaux. À cette fin, il faudra un renforcement substantiel des institutions financières internationales, et plus précisément du FMI. Par conséquent, nous nous sommes engagés aujourd’hui à rendre disponibles des ressources additionnelles de 850 milliards de dollars, par l’entremise des institutions financières mondiales, dans le but de stimuler la croissance dans les marchés émergents et les pays en développement en contribuant au financement des dépenses anticycliques, de la recapitalisation des banques, de l’infrastructure et des opérations commerciales; au soutien de la balance des paiements, au report de la dette et à l’aide sociale. À cette fin,
18. Il est primordial que ces ressources puissent être utilisées de manière efficace et souple afin de stimuler la croissance. À cet égard, nous nous réjouissons des progrès réalisés par le FMI en ce qui a trait à sa nouvelle marge de crédit flexible et à son cadre réformé de crédit et de conditionnalité, qui lui permettront de s’assurer que ses facilités remédient efficacement aux causes sous-jacentes des besoins de financement relatifs à la balance des paiements des pays, notamment la contraction des flux de capitaux externes destinés aux secteurs bancaires et commerciaux. Nous appuyons en ce sens la décision du Mexique, qui cherchera à obtenir une marge de crédit flexible. 19. Nous avons convenu d’appuyer une émission générale de DTS, qui injectera 250 milliards de dollars dans l’économie mondiale et permettra d’accroître la liquidité, ainsi que la ratification d’urgence du quatrième amendement. 20. Pour que nos institutions financières puissent gérer la crise actuelle et prévenir les crises futures, nous devons renforcer leur pertinence, leur efficacité et leur légitimité à long terme. Par conséquent, outre l’augmentation substantielle des ressources convenue aujourd’hui, nous sommes déterminés à réformer et à moderniser les institutions financières internationales afin qu’elles puissent aider adéquatement les membres et les actionnaires à relever les nouveaux défis qui les attendent. Nous réformerons leur mandat, leur portée et leur gouvernance afin qu’ils rendent compte des changements survenus dans l’économie mondiale et des nouveaux défis de la mondialisation, et que les économies émergentes et en développement, y compris les plus pauvres, puissent avoir une plus grande voix au chapitre et être mieux représentées. Nous prendrons aussi des mesures pour accroître la crédibilité et améliorer la reddition de comptes des institutions en améliorant, entre autres, la surveillance stratégique et la prise de décisions. À cette fin :
Résister au protectionnisme et promouvoir le commerce et l’investissement mondiaux 22. La croissance du commerce mondiale a soutenu l’essor de la prospérité pendant un demi-siècle. Or, cette croissance accuse une baisse pour la première fois depuis 25 ans. Le recul de la demande est exacerbé par les pressions protectionnistes grandissantes et la contraction du crédit commercial. Il est essentiel de redynamiser le commerce et l’investissement à l’échelle internationale afin que la croissance mondiale reprenne. Nous ne commettrons pas l’erreur de retomber dans le protectionnisme comme par le passé. À cette fin :
24. Nous accorderons une attention renouvelée et politique à cet enjeu crucial au cours des mois à venir et nous profiterons de nos travaux en cours et de toutes les réunions internationales pour accélérer ces progrès. Assurer une reprise équitable et durable pour tous 25. Nous sommes attachés non seulement à assurer une reprise de la croissance, mais également à jeter les bases d’une économie mondiale qui soit juste et durable. Nous reconnaissons que la crise actuelle a un effet disproportionné sur les populations les plus vulnérables dans les pays les plus pauvres et sommes conscients qu’il est de notre responsabilité collective d’atténuer les incidences sociales de la crise afin de limiter les dommages à long terme sur le potentiel mondial. À cette fin :
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| Dernière mise à jour : 2009-04-03 | Haut de page | Avis Importants | Aide |