Sommet sur la sécurité nucléaire

Les 12 et 13 avril 2010
Ottawa (Ontario)
9 avril 2010

Les 12 et 13 avril 2010, Barack Obama, président des États‑Unis, sera l’hôte d’un sommet sur la sécurité nucléaire, à Washington. Des représentants de 47 pays, y compris tous les membres du G8 et du G20, s’y réuniront pour discuter de la gravité de la menace du terrorisme nucléaire et de l’urgente nécessité que tous les pays coordonnent leurs efforts dans le but de trouver et de mettre en place des moyens de renforcer la sécurité nucléaire à l’échelle mondiale. Le Premier ministre Stephen Harper conduira la délégation canadienne.

Plusieurs résultats clés sont attendus du Sommet : une meilleure compréhension commune de la menace du terrorisme nucléaire, un engouement national pour le renforcement de la sécurité entourant les matières nucléaires et une collaboration internationale plus efficace.

Menace du terrorisme nucléaire

Dans sa déclaration du 30 mars 2010, le Premier ministre Harper insistait sur la gravité de la menace nucléaire et sur ses conséquences potentiellement dévastatrices : « Beaucoup de choses sont en jeu. Si la prolifération entraîne l’utilisation d’armes nucléaires, que ce soit par des États ou d’autres intervenants et quel que soit l’endroit, la catastrophe sera ressentie dans le monde entier ». Parallèlement, dans un discours livré à Prague le 5 avril 2009, le président Obama exposait sa vision d’un monde « sans nucléaire » et décrivait le terrorisme nucléaire comme « la menace la plus immédiate et la plus extrême à la sécurité mondiale ». Bien qu’il soit difficile de quantifier les probabilités d’attaques nucléaires par des groupes extrémistes, la planète regorge d’installations nucléaires tant militaires que civiles où l’on trouve d’importantes quantités de matières utilisables à des fins de fabrication d’armes, comme de l’uranium fortement enrichi et du plutonium séparé. Des terroristes ont publiquement exprimé le désir d’en faire l’acquisition pour produire des engins explosifs nucléaires. La première ligne de défense contre le terrorisme nucléaire est un système de protection physique permettant de mettre ces matières et ces installations à l’abri du vol et du sabotage. La seconde ligne de défense réside dans la prévention du trafic illégal de matières nucléaires au moyen de matériel de détection des radiations installé aux frontières, dans les aéroports et dans les ports.

Sécurité nucléaire nationale

À la suite d’un examen approfondi du cadre canadien de sûreté nucléaire effectué au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001, la Commission canadienne de la sûreté nucléaire (CCSN) a ordonné aux grandes installations nucléaires de prendre immédiatement des mesures afin d’améliorer leur sécurité. Les mesures suivantes sont présentement en vigueur : capacité d’intervention armée immédiate et en tout temps, vérification de sécurité renforcée des employés et des entrepreneurs, y compris la vérification des références et les vérifications de casiers judiciaires et de sécurité; ajout de barrières visant à empêcher qu’un véhicule ne pénètre de force dans une zone protégée; amélioration des vérifications de l’identité physique du personnel à l’aide de cartes d’accès et de systèmes de vérification d’identité biométriques; fouille du personnel et des véhicules entrant dans les zones protégées à l’aide de dispositifs tels que des détecteurs d’explosifs, de systèmes de détection par rayons X et de l’équipement de détection de métal.

Tous les sites à haut risque ont été inspectés et les mesures de protection physique supplémentaires ont été mises en place. Les menaces potentielles sont surveillées en étroite collaboration avec le Service canadien du renseignement de sécurité , la Gendarmerie royale du Canada, Sécurité publique Canada, les titulaires de permis, les organismes internationaux et d’autres autorités de réglementation, notamment la Commission de réglementation de l’énergie nucléaire des États‑Unis.

Sécurité nucléaire internationale

Dans le cadre du Sommet, le Canada réaffirmera sa volonté d’améliorer la sécurité nucléaire dans le monde en poursuivant sa participation au Partenariat mondial du G8 contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes. Le Partenariat a été conclu par des dirigeants lors du Sommet du G8 de 2002, à Kananaskis. Il vise à empêcher les terroristes d’acquérir des armes de destruction massive (ADM) et des matières connexes, ainsi qu’à remédier au problème des ADM, présent à l’origine en Russie et dans d’autres pays de l’ancienne Union soviétique. Au Sommet du G8 de 2008 à Toyako, au Japon, les dirigeants ont admis que les risques liés aux ADM existent aux quatre coins du monde.

La participation du Canada au Partenariat mondial, notamment sa promesse d’octroyer 1 milliard de dollars canadiens sur 10 ans, est gérée par le Programme de partenariat mondial du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. Jusqu’à maintenant, plus de 640 millions de dollars de l’argent promis en 2002 ont été dépensés. De ce montant, plus de 330 millions de dollars ont servi à accroître la sécurité nucléaire en Russie et dans des pays environnants : amélioration de la sécurité matérielle des installations et des matières nucléaires lors du transport, renforcement des capacités frontalières pour prévenir le trafic de matières nucléaires, et démontage de sous-marins nucléaires russes désarmés. Actuellement, le Programme commence à étendre ses activités de sécurité nucléaire dans le monde entier.

Depuis longtemps, le Canada et les États-Unis entretiennent des liens solides de coopération dans le domaine de la sécurité nucléaire. Au titre du Programme de partenariat mondial, le Canada a investi environ 28 millions de dollars, depuis 2004, dans des efforts dirigés par les États-Unis. Ces efforts visent à retirer des lieux non protégés les matières nucléaires et radiologiques pouvant être utilisées à des fins militaires, à fermer le dernier réacteur nucléaire russe qui produit du plutonium militaire et à renforcer la sécurité aux principaux postes frontaliers en Ukraine. Ensemble, le Canada et les États-Unis ont produit plus de résultats concrets quant à la prévention des actes de terrorisme comportant des ADM que s’ils avaient été seuls. Comme il reste encore du chemin à faire, il faudra une coopération multilatérale et une coordination accrues pour éliminer les risques persistants liés aux ADM partout dans le monde.

Liens connexes et nouveaux documents

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sites Web suivants :

Participants

Information sur les pays et les régions

Membres du G8 et du G20

Argentine*

Affaires étrangères et Commerce international Canada

Programme de partenariat mondial

Autres ministères et organismes du gouvernement

Commission canadienne de la sûreté nucléaire

Traités et accords

Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire

Résolution 1373 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la lutte contre le terrorisme
Résolution 1540 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la non-prolifération des armes de destruction massive
Traité d’interdiction complète des essais nucléaires
Traité sur l’interdiction de la production de matières fissiles*
Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires


Centre de mesures et d’interventions d’urgence
Ministère de la Défense nationale
Recherche et développement pour la défense Canada
Santé Canada
Ressources naturelles Canada
Sécurité publique Canada
Gendarmerie royale du Canada


Non-prolifération et désarmement
Criminalité internationale et terrorisme


Australie*
Brésil*
Canada
Chine
Commission européenne
Union européenne
France
Allemagne
Inde*
Indonésie *
Italie
Japon
Mexique*
Russie
Arabie saoudite*
Afrique du Sud*
Corée du Sud*
Turquie*
Royaume-Uni
États-Unis

(Fiches documentaires sur les pays en format HTML et PDF)

* En anglais seulement

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