Le Canada conclut un accord commercial historique avec l’Union européenne

Le Premier ministre Stephen Harper participe à une rencontre bilatérale avec José Manuel Barroso, président de la Commission européenne.

Bruxelles (Belgique)
18 octobre 2013

Le Premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd’hui que le Canada et l’Union européenne (UE) étaient parvenus à une entente de principe sur un accord économique et commercial global, qui permettra de nettement resserrer les liens commerciaux entre les deux partenaires, ainsi que de créer des emplois et des débouchés pour les Canadiens.

Il s’agit du plus vaste, du plus ambitieux accord commercial global que le Canada a jamais conclu. Il couvre la plupart des aspects de la relation économique bilatérale, Canada-UE, notamment le commerce des produits et des services, l’investissement et les achats gouvernementaux. Il est aussi suffisamment souple pour inclure des aspects d’intérêt mutuel à part ceux qui font traditionnellement partie des accords commerciaux du Canada, comme la coopération en matière de réglementation.

« Cet accord commercial est une victoire historique pour le Canada, a déclaré le Premier ministre Harper. Il représente des milliers de nouveaux emplois pour les Canadiens et un demi-milliard de nouveaux clients pour les entreprises canadiennes. »

L’accord donnera au Canada un accès privilégié aux plus de 500 millions de consommateurs de l’Union européenne. Les travailleurs canadiens de toutes les régions du Canada – notamment dans des secteurs comme ceux du poisson et des fruits de mer; des produits chimiques et des plastiques; des produits métalliques ou minéraux; de la technologie; de la foresterie et des produits du bois à valeur ajoutée; des automobiles; de la fabrication de pointe; de l’agriculture et de l’agroalimentaire – profiteront certainement de l’accès accru à ce lucratif marché constitué de 28 pays, dont l’activité économique s’élève actuellement à 17 billions de dollars par an.

L’élimination d’environ 98 p. 100 de toutes les lignes tarifaires de l’UE dès le premier jour de l’entrée en vigueur de l’accord se traduira par des profits plus élevés et des débouchés plus nombreux pour les entreprises canadiennes de toutes les tailles, dans toutes les régions du Canada. Par exemple, l’élimination des tarifs de l’UE dans le secteur agricole et dans le secteur du poisson et des fruits de mer se traduira pour les pêcheurs de homards des Maritimes, pour les producteurs de sirop d’érable au Québec, pour les pomiculteurs en Ontario, pour les céréaliculteurs des Prairies, pour les producteurs de cerises en Colombie-Britannique et pour les éleveurs d’omble chevalier au Yukon qui exportent vers l’UE par une amélioration de leurs bénéfices nets.

Les négociations commerciales avec l’Union européenne en vue de l’Accord économique et commercial global sont les plus transparentes et les plus coopératives auxquelles le Canada a jamais participé. Dès le début, les provinces et les territoires y ont activement participé; les municipalités et les intervenants de partout au Canada, de divers secteurs, ont été régulièrement consultés. On a aussi sollicité une contribution du grand public, par exemple dès le 20 décembre 2008, dans la Gazette du Canada. Le site Web d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada a aussi été ouvert à des consultations auprès des Canadiens pendant toute la durée des négociations.

« Le milieu des affaires, les provinces et les territoires ont été des partenaires cruciaux pour parvenir à ce point de la négociation, a ajouté le Premier ministre. C’est pourquoi nous avons été en mesure de tenir notre engagement de parvenir à une entente qui soit dans l’intérêt des Canadiens. »

Maintenant que les deux parties sont parvenues à une entente de principe, elles chercheront à conclure l’accord formel et entreprendront un examen juridique du document. Lorsque l’accord définitif aura été signé, il devra être ratifié par les parlements respectifs.