Déclaration des nations du G-7

Ottawa (Ontario)
2 mars 2014

Nous, dirigeants de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, président du Conseil européen et président de la Commission européenne, unissons nos voix aujourd’hui pour condamner les actions de la Fédération de Russie, qui constituent une violation claire de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Elles contreviennent aux obligations de la Russie en vertu de la Charte de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et de son accord de base de 1997 avec l’Ukraine. Nous demandons à la Russie de régler tous les différends en matière de sécurité et de droits de la personne qu’elle a avec l’Ukraine au moyen de négociations directes, ou de médiation ou d’observation internationales sous l’égide de l’ONU ou de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Nous sommes disposés à appuyer ces efforts.

Nous demandons également à toutes les parties concernées d’agir avec le plus haut degré de modération et de responsabilité possible, et de réduire les tensions.

Nous remarquons que les actions de la Russie en Ukraine vont également à l’encontre des principes et des valeurs adoptés par le G-7 et le G-8. Par conséquent, nous avons décidé de suspendre, pour le moment, notre participation aux activités associées à la préparation du G-8 qui doit avoir lieu à Sotchi, en juin, jusqu’à ce que le climat revienne propice à la tenue de discussions productives par le G-8.

Nous nous unissons pour appuyer la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ainsi que son droit à décider de son propre avenir. Nous nous engageons à soutenir l’Ukraine dans ses efforts visant à rétablir l’unité, la stabilité, ainsi que la santé politique et économique au pays. À cette fin, nous appuierons les efforts de collaboration du pays avec le Fonds monétaire international (FMI) visant à négocier un nouveau programme et à mettre en œuvre les réformes nécessaires. Le soutien du FMI sera essentiel à l’obtention d’aide supplémentaire de la part de la Banque mondiale, d’autres institutions financières internationales, de l’Union européenne et de sources bilatérales.