Déclaration du Premier ministre du Canada en Nouvelle-Écosse

Le Premier ministre Stephen Harper donne une poignée de main à Peter MacKay, ministre de la Justice et procureur général du Canada, après avoir participé à une conférence de presse en Nouvelle-Écosse.

Stellarton (Nouvelle-Écosse)
29 mai 2015

LE TEXTE PRONONCÉ FAIT FOI

Le Premier ministre Stephen Harper a prononcé aujourd’hui le discours suivant à Stellarton, en Nouvelle-Écosse :

« Nous vous remercions tous beaucoup.

« Peter, Nazanin, la famille, Madame MacKay.

« Mes collègues, Monsieur le député Scott Armstrong, merci d’être ici présents.

« J’ai entendu dire que le Sénateur McInnis était ici – le voilà. Sénateur, c’est bon de vous voir.

« Chers membres de l’association de circonscription, mesdames et messieurs, mes amis.

« Dans quelques instants, votre député, Peter, fera une annonce au sujet de ses projets d’avenir.

« Je crois que certains d’entre vous ont peut-être une petite idée de ce dont il va parler.

« Quoi qu’il en soit, j’essaierai de ne pas dévoiler à l’avance le discours de Peter.

« Mais je ne vous cache pas que je suis ici aujourd’hui dans un état d’esprit pensif, un mélange d’immense fierté et d’une bonne dose de chagrin.

« Il y a trois façons de présenter Peter : Peter MacKay est un serviteur de l’État exceptionnel.

« Peter MacKay est un grand homme.

« Et Peter MacKay est un personnage historique.

« Maintenant, je veux simplement vous parler pendant quelques instants de chacune de ces trois caractéristiques.

« Vous connaissez le serviteur de l’État exceptionnel.

« Durant 18 ans, Peter a servi les estimables citoyens de Nova-Centre contre vents et marées en accomplissant, jour après jour, tout ce que les gens de cette circonscription lui demandaient d’accomplir.

« Et il a été bien occupé.

« Pendant une partie de cette période, Peter a été ministre de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, poste auquel il a été appelé à prendre de nombreuses décisions pour le compte d’une organisation qui joue un rôle crucial dans la vie économique de cette région importante de notre grand pays.

« Mais, bien entendu, Peter s’est également acquitté de ses fonctions de façon incroyable sur la scène nationale.

« En effet, au cours des neuf années et demie qui viennent de s’écouler, il a assumé certaines des plus importantes responsabilités au sein du gouvernement du Canada. Il a été successivement ministre des Affaires étrangères, ministre de la Défense nationale ainsi que ministre de la Justice et procureur général.

« Et il a joué un rôle déterminant dans la mise en œuvre de transformations pour chacun de ces domaines.

« Aux Affaires étrangères, il a dirigé une réorientation des politiques pour affirmer clairement les intérêts du Canada et faire connaître les valeurs canadiennes, prendre des positions claires et parfois difficiles, fondées sur des principes, faire preuve de solidarité envers nos amis et faire face à ceux qui constituent une menace pour nous ou nos amis.

« À la Défense nationale, le mandat de Peter MacKay au poste de ministre a été le deuxième plus long de l’histoire du Canada. Il a supervisé le rééquipement des Forces armées canadiennes après la « décennie de noirceur », la réémergence des forces militaires canadiennes parmi les principaux acteurs de la sécurité mondiale, et le rétablissement du statut de nos hommes et de nos femmes qui portent l’uniforme en tant que membres de notre plus grande institution nationale.

« Et bien sûr, longtemps avant de devenir ministre de la Justice, Peter s’est fait la voix d’un profond changement dans notre système de justice criminelle, afin que cette dernière ne soit plus uniquement axée sur les criminels et qu’elle soit plutôt centrée sur les citoyens respectueux de la loi, leurs biens et leurs familles et, plus particulièrement, qu’elle soit centrée sur les victimes d’actes criminels.

« Et je sais que parmi ses nombreuses réalisations, Peter va considérer l'adoption, cette année, de la Charte des droits des victimes, comme l’une de celles qui lui sont les plus chères.

« C'est ce qui m'amène à Peter MacKay la personne, quelqu'un de formidable.

« La passion de Peter pour la justice criminelle a été plus qu'une simple passion politique; elle était entièrement inspirée par les gens.

« Je l’ai vu de près.

« Peter s'occupe depuis longtemps et il est proche de ceux qui réclament la réforme de la justice criminelle.

« Parce qu’il est profondément attaché aux policiers et aux responsables des organismes d’application de la loi qui reçoivent si peu de remerciements, mais qui nous gardent en sécurité.

« Parce qu’il est attaché aux familles qui souhaitent seulement que leurs rues et leurs communautés soient sécuritaires pour leurs enfants.

« Et, par-dessus tout, parce qu’il se soucie, et s’est fait proche, des victimes des pires actes criminels et des personnes qui travaillent sans relâche pour qu’on leur accorde un meilleur traitement.

« Comme je l’ai dit, j’ai vu à de nombreuses reprises à quel point Peter est aimé et admiré par ceux avec qui il a travaillé, spécialement par ses collègues, ses collègues parlementaires.

« Ils peuvent de temps à autre être en désaccord avec lui, peut-être même parfois se fâcher contre lui, mais ils savent que Peter se soucie d’eux et fait de son mieux pour eux; un joueur d’équipe dans le sens le plus profond du terme.

« L’une des passions de Peter pour les gens a été sa participation, que beaucoup ne réalisent probablement pas, aux Grands frères, Grandes soeurs.

« Ce n’est pas le Peter MacKay dont j’ai d’abord entendu parler à Ottawa.

« Quand j’ai rencontré Peter pour la première fois – et je soupçonne qu’il ne se souvient même pas de cette rencontre – je n’étais plus au Parlement, pour de bon je pensais, et enfin il avait été élu pour la première fois peu de temps avant, à l’époque où j’ai rencontré le jeune Peter MacKay, le député le plus « sexy » et tout.

« Cela ne me dérangeait pas. En fait, je n’aurais rien remarqué.

« En tout cas, Peter pourra le confirmer cependant – et c’est beaucoup plus tard, quand nous sommes devenus collègues –, Peter peut le confirmer, nous en avons parlé plus d’une fois dans mon bureau, je lui ai toujours dit qu’une bonne vie de célibataire ne remplace jamais une bonne vie conjugale et jamais, une bonne vie de famille.

« J’ai dit à Peter de ne pas oublier cet aspect de la vie et je lui ai dit qu’il s’en tirerait bien.

« Comment je le savais ?

« Pas seulement en raison de son rôle dans les Grands frères.

« Mais parce que je l’ai vu.

« J’ai vu la relation qu’il a nouée avec mon fils Ben à l’époque où Ben était un jeune garçon.

« Bon, Peter n’est probablement pas conscient de l’impression qu’il a faite à Ben, mais après avoir passé quelques moments avec lui, Ben n’en avait que pour Peter : Peter MacKay ceci; Peter MacKay cela, tout le temps – tant pis pour papa le Premier ministre – tout tournait autour de Peter MacKay, comme s’il avait été le grand frère qu’il n’a jamais eu.

« C’était extraordinaire à voir.

« Mais ce qui est encore plus beau, c’est de voir Nazanin et le petit Kian, et de savoir qu’un autre enfant est en route.

« C’est formidable de les voir, même en sachant que nous en arriverions à ce soir, au moment où même si nous avons beaucoup aimé ce tour de carrousel, le moment vient où nous voulons descendre, bien que ce carrousel ne s’arrête jamais et qu’il n’est jamais facile d’en descendre.

« Mais, mes amis, lorsque ce moment arrivera, Peter MacKay sera vu comme ce qu’il est : une personnalité historique.

« En effet, mes amis, quand nous avons créé le nouveau Parti conservateur du Canada il y a près de douze ans il y avait deux signatures sur cet accord, la mienne et celle de Peter.

« Ce moment d’octobre deux mille trois a sans aucun doute changé le cours de la politique canadienne.

« Il fallait avoir le sens du destin, de l’humilité, et il fallait avoir la volonté de faire des compromis.

« C’était ces décisions difficiles à prendre.

« En réalité, pour des raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas, elles étaient plus difficiles du côté de Peter que du mien, mais elles étaient difficiles pour nous deux.

« Certaines politiques, certaines structures qui semblaient alors si importantes devaient être mises de côté.

« Et franchement, elles ne semblent vraiment pas si importantes maintenant de toute façon, parce que nous savons tous ce qu’il est advenu.

« Qui se souvient du gouvernement majoritaire de Paul Martin, formé de 250 sièges?

« Cette conclusion était bien prévisible, en septembre 2003.

« Alors, étant de vrais Canadiens de l’Atlantique, deux hommes issus d’une lignée de vrais Canadiens de l’Atlantique, nous devions être en mesure de lire les eaux et, pour reprendre les mots de Shakespeare, de voir les marées qui, saisies au moment du flux, conduiraient à la fortune, à la réussite. En revanche, si nous avions raté cette occasion, tout le voyage de la vie – de la vie de tous les conservateurs canadiens – se serait poursuivi au milieu des bas-fonds et des misères.

« Peter a su reconnaître ce moment. 

« Et puisqu’il l’a reconnu, des centaines de milliers de Canadiens furent unis – d’un océan à l’autre – et ont pu élire à trois reprises un gouvernement conservateur national fort et stable qui allait devenir majoritaire.

« Et cela a complètement changé les choses à bien des égards.

« J’ai déjà évoqué les mandats que Peter a remplis.

« Il y en a eu plusieurs : de grandes et de petites réalisations.

« Parmi ses grandes réalisations : je pense à notre monde, celui dans lequel nous vivons, où tant de gouvernements sont aspirés dans la spirale de la dette, des compressions de services et des hausses d’impôt, mais où, au Canada, nous avons réussi à équilibrer son budget, à réaliser de nouveaux investissements et à baisser les impôts et ainsi à remettre de l’argent dans la poche des familles qui travaillent fort et des citoyens de l’âge d’or.  

« Et de petites réalisations, comme le fait de pouvoir payer des publicités pour que les familles et les aînés canadiens puissent obtenir ces avantages et sachent que cet argent servira bel et bien aux publicités.

« Il n’en était rien en 2003.

« Depuis, Peter et moi, nous tous ici dans la salle et dans de nombreuses autres salles au pays, avons fait un grand bout de chemin – un périple à l’image de notre parti uni, de la jeune famille formidable de Peter et de ce grand pays, le meilleur au monde, meilleur qu’il ne l’a jamais été auparavant. 

« Merci, Peter, pour votre leadership, vos contributions et votre amitié.

« Maintenant, je dois laisser la parole à Peter avant de tout dire pour lui.

« Alors, mes chers amis, veuillez accueillir avec moi sur la scène le plus digne fils de la Nouvelle-Écosse, l’un des grands conservateurs du Canada, votre député, Peter MacKay. »