Bonjour.
C’est un honneur d’être ici au détachement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à l’aéroport de Toronto.
Je remercie la GRC et le commissaire Duheme de nous avoir invités aujourd’hui et de protéger les Canadiennes et les Canadiens chaque jour.
Je suis accompagné aujourd’hui du député local et secrétaire d’État au Travail, John Zerucelli, et de mes collègues du caucus de la région de Peel et de Toronto, y compris la secrétaire d’État à la lutte contre la criminalité, Ruby Sahota.
Dans trois semaines, le nouveau gouvernement du Canada déposera son premier budget, notre plan pour renforcer l’économie du Canada, offrir de nouvelles occasions aux Canadiennes et aux Canadiens et protéger nos communautés et notre mode de vie.
Tel est notre plan pour un Canada fort.
Le monde est de plus en plus dangereux et divisé.
Les États-Unis, notre plus important partenaire international, transforme toutes ses relations commerciales.
Cela cause une très grande incertitude économique, freine les investissements et perturbe les chaînes d’approvisionnement.
Ce n’est pas une transition; c’est un point de rupture.
Pendant cette période de bouleversement, les Canadiennes et les Canadiens retiennent trois leçons importantes :
D’abord, nous devons nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler.
Dans un monde en évolution rapide, c’est dire que nous devons renforcer notre pays et transformer notre économie pour qu’elle ne dépende plus d’un seul partenaire commercial et résiste aux chocs mondiaux.
À cette fin, nous accélérons la réalisation de grands projets d’infrastructure, éliminons les obstacles au commerce interprovincial et construisons des millions de nouveaux logements partout au pays.
Nous ne pouvons pas dépendre d’un autre pays pour créer notre propre prospérité.
Nous bâtissons une économie à la fois pour et par les Canadiennes et les Canadiens.
Ensuite, la dernière année nous a appris que nous devons veiller sur nous-mêmes.
Pour bâtir un pays plus fort, nous devons protéger nos communautés, nos frontières, notre pays et notre mode de vie.
Il n’y a pas de prospérité sans sécurité.
Les communautés sûres et résilientes attirent les gens et les familles, des personnes qui veulent s’enraciner, avoir un chez-soi, bâtir une carrière valorisante et envoyer leurs enfants dans une bonne école.
Les communautés sûres attirent de nouveaux investissements, de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises. Ce sont les conditions qui vous aident à vous sentir en sécurité, en contrôle de votre vie et qui vous donnent la conviction que, si vous travaillez fort, vous allez réussir.
Vous devriez pouvoir compter sur cette sécurité. Vous faites tout ce qu’il faut.
Vous travaillez fort. Vous achetez une voiture pour vous rendre au travail et emmener vos enfants à l’école. Vous achetez votre première maison, peut-être un peu plus loin de votre lieu de travail que vous ne l’auriez voulu. Toutefois, vous faites vos premiers pas dans ce qui semble être une communauté abordable et sûre où vous pouvez élever une jeune famille.
Mais ensuite, vous entendez parler d’une voiture comme la vôtre qui a été volée dans votre quartier, d’un logement dans votre ville qui a été cambriolée ou d’un voisin dont les grands-parents ont été escroqués de leur épargne-retraite durement gagnée parce qu’ils ont ouvert un courriel qu’ils n’auraient pas dû ouvrir.
C’est encore pire lorsqu’on entend dire que la personne qui a volé cette voiture, s’est introduite par effraction dans la maison ou a fraudé un être cher l’a déjà fait à de nombreuses reprises et venait tout juste d’être libérée sous caution.
Vous méritez de vous sentir en sécurité dans votre communauté.
De savoir que votre logement est sûr.
Et que l’argent que vous avez gagné est en sécurité dans votre compte bancaire.
Lors des élections de ce printemps, les Canadiennes et les Canadiens nous ont confié le mandat d’apporter des changements. D’assurer la sécurité de notre pays et de protéger des communautés comme la vôtre. Et nous allons travailler en ce sens.
Avant de continuer, je vais être clair.
Nous sommes ici à Toronto, où le service de police de Toronto assure la sécurité de la ville, tout comme le fait la police régionale de Peel.
Ils répondent aux appels faits au 911 et se présentent chez vous en cas de crise. Ils libèrent nos rues des criminels et les placent en détention.
La Police provinciale de l’Ontario dessert la province. Elle s’occupe des crimes et des enquêtes dans toute la province.
Le travail du gouvernement fédéral est de protéger nos frontières, de lutter contre les crimes économiques et la fraude financière et d’appliquer le Code criminel.
Aujourd’hui, j’annonce donc les mesures prises par le gouvernement fédéral pour renforcer le Code criminel afin de mieux protéger les Canadiennes et les Canadiens. Et, demain, je ferai une annonce importante sur la sécurité des frontières.
C’est ainsi que le gouvernement fédéral peut aider les municipalités et les provinces à retirer les criminels de la circulation, perturber et démanteler les réseaux criminels, renforcer le système de justice grâce à une réforme rigoureuse et complète de la mise en liberté sous caution, et bâtir un Canada plus fort et plus sûr où tout le monde se sent en sécurité.
L’une des missions fondamentales de notre nouveau gouvernement est d’assurer la sécurité des Canadiennes et des Canadiens, et nous y travaillons sans relâche depuis le premier jour.
Trois semaines après les élections, quand le Parlement a commencé à siéger, nous avons immédiatement présenté le projet de loi le plus robuste de l’histoire du Canada pour protéger notre frontière et sévir contre le trafic d’armes à feu et de drogues illégales, comme le fentanyl.
En septembre, à la rentrée parlementaire, nous avons présenté un nouveau projet de loi pour lutter contre la montée effroyable de la haine et de l’intimidation violente, notamment afin de lutter contre l’islamophobie et l’antisémitisme.
Notre projet de loi, la Loi visant à lutter contre la haine, rendrait illégale toute entrave aux espaces religieux et érigerait en infractions criminelles distinctes l’intimidation ou l’entrave aux lieux de culte et autres centres communautaires.
Et, demain, nous allons annoncer de nouvelles mesures pour protéger notre frontière.
Nous sommes au Canada.
Dans notre pays, vous devriez pouvoir vous réveiller le matin, monter dans votre voiture, vous rendre au travail, à l’église ou au temple, rentrer chez vous et dormir paisiblement la nuit.
Lorsque nos lois échouent à plusieurs reprises à protéger ces droits fondamentaux, nous en avons besoin de nouvelles. Nous avons besoin de changement.
Et c’est exactement pour cette raison que nous sommes ici aujourd’hui.
Aujourd’hui, j’annonce deux nouvelles mesures importantes que prend le nouveau gouvernement du Canada pour bâtir des communautés plus sûres pour vous et vos proches.
Premièrement, nous renforçons le Code criminel afin de durcir les conditions de mise en liberté sous caution et la détermination des peines, afin d’éloigner les criminels violents et les récidivistes de nos rues et de nos communautés.
Deuxièmement, nous investissons dans les forces de l’ordre de première ligne, en embauchant 1 000 nouveaux employés à la GRC pour assurer la sécurité de nos communautés.
Tout d’abord, le ministre de la Justice déposera dans la prochaine semaine un projet de loi prévoyant des réformes importantes en matière de mise en liberté sous caution et de détermination des peines. Nous allons retirer de nos rues les criminels violents et les récidivistes. Point final.
En ce moment, dans la plupart des audiences sur la mise en liberté sous caution, l’objectif premier est la mise en liberté. La Couronne doit démontrer pourquoi une personne ne devrait pas être mise en liberté sous caution, ce qui permet aux récidivistes violents de réintégrer trop facilement la société, parfois dans la communauté où ils viennent de commettre leurs crimes.
Notre nouvelle loi renversera cette tendance en créant de nouvelles dispositions en matière de mise en liberté sous caution avec inversion du fardeau de la preuve pour les infractions violentes et liées au crime organisé.
Nous rendons la mise en liberté sous caution plus stricte pour assurer votre sécurité.
Grâce à la mise en liberté sous caution avec inversion du fardeau de la preuve, ce ne sera plus à la Couronne de prouver pourquoi une personne devrait rester derrière les barreaux. Il appartiendra à l’accusé de prouver au tribunal pourquoi on peut lui accorder sa liberté.
Son risque de récidive et ses antécédents des 10 dernières années seront pris en compte.
Ces nouvelles dispositions sévères sur l’inversion du fardeau de la preuve s’appliqueront aux vols d’automobiles violents, aux introductions par effraction, à la traite de personnes et au passage de clandestins, aux voies de fait et aux agressions sexuelles, ainsi qu’à l’extorsion comportant violence ou menaces violentes.
Autrement dit, ces changements empêcheront les récidivistes violents de ces crimes de réintégrer nos rues et nos communautés.
Le nouveau gouvernement du Canada durcira également les peines pour les récidivistes en matière de vol de voitures, de crime organisé et d’invasion de domicile, afin que les criminels qui ont sévi plusieurs fois dans votre communauté ne puissent pas le faire à nouveau.
Nous faisons ce changement pour garder les délinquants violents et récidivistes hors de nos rues.
Nous permettrons également l’application de peines consécutives pour les délinquants violents et récidivistes, de sorte qu’un délinquant ayant écopé d’une peine de sept ans et d’une peine de cinq ans passe 12 ans derrière les barreaux, et pas seulement sept.
Ce changement permettra de tenir plus longtemps les criminels dangereux à l’écart de nos rues.
Pour protéger les travailleurs et les entreprises, nous mettrons en place des peines plus sévères pour les vols organisés commis dans les magasins.
Aucun commis de dépanneur dans votre quartier ne devrait avoir à s’inquiéter d’être volé par des gangs, en ayant l’impression que personne ne peut intervenir et que personne ne sera traduit en justice.
De plus, nous annulerons les lois des gouvernements précédents qui ne fonctionnent tout simplement pas. La première concernera les peines d’emprisonnement avec sursis pour les agressions sexuelles.
À l’heure actuelle, un individu reconnu coupable d’agression sexuelle peut être admissible à une peine d’emprisonnement avec sursis, et donc il peut purger sa peine chez lui, dans la même communauté où vit sa victime.
Cela n’est pas de la justice.
Notre loi mettra fin à cela. Une personne qui commettra une agression sexuelle purgera sa peine dans un établissement correctionnel.
La violence sexuelle constitue un crime grave qui entraîne des répercussions majeures et profondes sur la vie des victimes.
Les victimes d’agression sexuelle ne devraient jamais avoir à croiser leur agresseur dans leur vie de tous les jours, que ce soit à l’épicerie, lorsqu’elles se rendent au travail ou ailleurs dans leur communauté.
C’est pourquoi notre gouvernement veille à ce que les délinquants sexuels purgent leur peine dans un établissement où leurs victimes sont à l’abri de tout danger.
Le deuxième changement majeur consistera à respecter notre engagement électoral d’embaucher 1 000 nouveaux agents de la GRC d’un bout à l’autre du Canada.
L’introduction de lois plus sévères n’est qu’un élément de la sécurité des communautés : nous avons également besoin de personnes et de ressources pour les faire respecter.
Grâce à cet investissement important, la GRC aura les capacités d’enquête et techniques nécessaires pour travailler activement avec les services de police municipaux et provinciaux aux dossiers de sécurité nationale très importants comme :
- l’ingérence étrangère
- l’extrémisme violent
- la cybercriminalité
- le crime organisé
- l’exploitation sexuelle des enfants en ligne
Ce financement permettra également d’embaucher 150 agents de la GRC qui se consacreront tout particulièrement à des enquêtes sur les crimes financiers, en ciblant les réseaux de blanchiment d’argent, le crime organisé, les fraudes en ligne et le recouvrement d’actifs illicites.
Les crimes financiers prennent de nombreuses formes et ils sont en augmentation, ce qui a des effets dévastateurs sur des millions de Canadiennes et de Canadiens.
Des retraités canadiens qui ont consacré leur vie à épargner leur argent prudemment perdent des milliers de dollars en quelques secondes, parfois simplement pour avoir répondu à un appel d’une personne qu’ils ne connaissent pas.
Plus de ressources pour la GRC.
Plus de protection pour les Canadiennes et les Canadiens.
Ces nouvelles mesures importantes garderont les criminels violents et les récidivistes hors de nos rues.
Elles permettront de protéger les personnes que nous aimons et de faire régner la justice que la population canadienne mérite.
Plus tôt, j’ai parlé de deux leçons que les Canadiennes et les Canadiens ont tirées de la dernière année.
Tout d’abord, nous devons nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler.
Deuxièmement, nous devons veiller sur nous-mêmes.
Mais il y a une troisième leçon : nous devons prendre soin les uns des autres.
Ce qui veut dire de donner à tous les habitants de notre pays les moyens d’aller de l’avant.
Prendre soin les uns des autres, c’est aussi de rendre nos communautés vraiment sûres en s’attaquant aux causes profondes de la criminalité.
Par des investissements dans la santé mentale, le traitement des dépendances, le logement abordable et des programmes destinés aux jeunes à risque.
Ce genre d’investissement permet de briser le cycle de la violence et d’aider les gens à trouver leur voie.
Nous bâtissons des communautés partout au Canada; des communautés où les logements sont vraiment abordables, où les gens auront accès à des services les aidant à briser les cycles de la pauvreté et de la violence et à du soutien pour ceux qui en auront besoin.
Plus tôt cette semaine, nous avons annoncé le premier projet de Maisons Canada, notre nouvelle agence fédérale chargée de construire des logements abordables : Arbo Downsview.
Ce projet permettra de livrer 540 unités d’habitation usinées, dont au moins 40 % seront abordables. À terme, il stimulera la construction de quelque 63 000 nouveaux logements dans la région de Downsview.
En ce moment, à Kananaskis, en Alberta, le procureur général du Canada et les ministres de la Justice et de la Sécurité publique se rencontrent pour poursuivre cet élan et tracer la voie à suivre.
Ce travail va se faire en partenariat avec les provinces, les territoires, les municipalités et les forces de l’ordre locales, parce que pour être efficaces, nos solutions doivent refléter la réalité des communautés dont nous sommes au service.
Le monde est plus dangereux et plus divisé, et il évolue rapidement.
Nous ne pouvons pas contrôler ces forces.
Mais, au Canada, c’est nous qui décidons ce que nous voulons accomplir.
Nous choisissons de bâtir des communautés plus fortes où vous pouvez vous sentir en sécurité chez vous, dans votre quartier, et en contrôle de votre avenir.
Nous corrigeons les politiques inefficaces du passé et bâtissons un avenir plus fort et plus sûr, en introduisant de nouvelles lois strictes, en investissant de nouvelles ressources considérables et en mettant en œuvre des solutions concrètes.
Nous imposerons des peines plus sévères pour les délinquants violents et les récidivistes et nous investirons afin d’embaucher des milliers d’agents de première ligne pour lutter contre la criminalité sous toutes ses formes.
Nous allons sécuriser notre frontière et affirmer notre souveraineté.
Nous allons protéger nos communautés et notre mode de vie.
Nous allons protéger votre sécurité et celle des personnes que vous aimez.
Nous allons bâtir un Canada fort.
Merci.