Bonjour, tout le monde.
C’est un plaisir d’être ici en compagnie de mes collègues de la région de la capitale nationale.
Merci à vous, David, ainsi qu’à votre équipe de Produce Depot de nous accueillir aujourd’hui.
Le monde en évolution rapide plonge les familles et les entreprises canadiennes dans un climat d’incertitude et d’inquiétude.
Notre gouvernement se concentre sur ce que nous pouvons contrôler.
Nous bâtissons une économie canadienne plus forte et plus résiliente, pour que le Canada soit moins dépendant d’un seul partenaire économique et que nous soyons plus résilients aux chocs mondiaux.
Nous avançons rapidement et voyons déjà les résultats. Nous avons déjà signé 12 accords de commerce et de sécurité sur quatre continents au cours des 6 derniers mois pour forger des partenariats fiables à l’étranger.
Nous avons soumis au Bureau des grands projets 11 projets qui représentent des investissements de 116 milliards de dollars au Canada.
Le nouveau Fonds pour bâtir des collectivités fortes permettra de bâtir des infrastructures locales dans les quartiers partout au Canada, telles que des hôpitaux, des routes, des ponts et des réseaux de transport en commun.
Toutes ces mesures font partie de notre stratégie globale qui vise à susciter des investissements de mille milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
Nous commençons à transformer fondamentalement notre économie afin de bâtir un Canada plus fort, plus résilient et plus indépendant.
Nous voyons déjà les résultats, qu’il s’agisse de la conclusion d’une douzaine de nouveaux partenariats à l’étranger, du lancement de Maisons Canada ou de l’accélération de projets d’intérêt national.
Depuis le mois d’août, l’économie canadienne a créé 190 000 emplois nets, soit plus que les États-Unis durant la même période.
Nous avons la bonne stratégie. Le monde frappe à nos portes, et cette dynamique s’accélère.
Mais les retombées les plus importantes prendront du temps à se manifester.
Et beaucoup de Canadiennes et de Canadiens ressentent actuellement la pression des dépenses quotidiennes.
Les Canadiens ont besoin d’un coup de pouce aujourd’hui et d’un pont vers demain.
C’est pourquoi le gouvernement du Canada se concentre sans relâche sur sa tâche de rendre la vie plus abordable pour les Canadiennes et les Canadiens.
Dès le premier jour, nous avons aboli la taxe sur le carbone pour les consommateurs, ce qui a fait baisser le prix de l’essence de 18 cents le litre.
Nous avons ensuite réduit les impôts de 22 millions de Canadiennes et Canadiens de la classe moyenne, ce qui a permis à une famille à deux revenus d’économiser jusqu’à 840 dollars cette année.
Nous avons réduit les impôts des acheteurs d’une première propriété, leur permettant d’économiser jusqu’à 50 000 dollars sur leur première maison.
Nous avons réduit les péages pour les véhicules empruntant le pont de la Confédération, les faisant passer de plus de 50 dollars à 20 dollars, et nous avons réduit de moitié les tarifs des traversiers au Canada atlantique.
Nous avons instauré le versement automatique des prestations fédérales, qui aidera 5,5 millions de Canadiennes et de Canadiens à faible revenu à recevoir les prestations auxquelles ils ont droit, comme le crédit d’impôt pour personnes handicapées et la prestation canadienne pour les personnes handicapées, et à bénéficier également des nouvelles mesures que nous annonçons aujourd’hui.
Nous avons rendu permanent le Programme national d’alimentation scolaire, qui permet à 400 000 enfants de manger des repas sains, tout en économisant 800 dollars à leurs parents par année sur leur panier d’épicerie.
Certaines de nos initiatives visant à améliorer l’abordabilité sont de nature structurelle, comme la construction de nombreux logements abordables dans le cadre du programme Maisons Canada.
De plus, il y a notre nouveau partenariat stratégique avec la Chine, qui permettra la mise en marché de dizaines de milliers de véhicules électriques abordables au Canada.
Nous avons appuyé la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de prolonger l’accès obligatoire au marché de gros dans le secteur des télécommunications pour une seule raison : réduire le coût de l’accès à Internet haute vitesse pour les Canadiens. Et pour vous.
Dans le Budget 2025, notre gouvernement a protégé les programmes sociaux essentiels qui offrent à chaque Canadien une chance équitable de réussir : les garderies, les soins dentaires et l’assurance-médicaments.
Au cours des prochaines années, notre gouvernement travaillera sans relâche à améliorer l’abordabilité pour tous les Canadiens.
Les pressions inflationnistes globales s’atténuent, l’inflation des prix à la consommation étant revenue dans la fourchette cible de la Banque du Canada, et les salaires moyens augmentant régulièrement plus rapidement que l’inflation depuis notre arrivée au pouvoir.
Les frais pour la garde d’enfants dans l’ensemble du Canada ont chuté d’environ 35 % au cours des trois dernières années, grâce à notre programme de garde d’enfants doté de 30 milliards de dollars.
Le prix moyen des services cellulaires a chuté de plus de 40 % depuis 2020. Du moins, si vous pouvez changer de forfait.
Le prix de l’essence a chuté de 14 % par rapport à l’année dernière, grâce à l’élimination de la taxe sur le carbone pour les consommateurs.
Ce sont là d’excellentes nouvelles et, grâce à la mise en œuvre de notre plan économique, d’autres bonnes nouvelles se profilent à l’horizon.
En parallèle, pour un grand nombre de Canadiennes et de Canadiens, le coût du panier d’épicerie et d’autres produits de base est trop élevé depuis trop longtemps. Ils ont besoin d’aide dès maintenant.
La pandémie a provoqué une flambée de l’inflation dans le monde entier, faisant grimper le coût du panier d’épicerie et des produits de base, notamment les loyers.
Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale causées par les droits de douane, les événements météorologiques liés aux changements climatiques et les bouleversements géopolitiques ont entraîné une hausse du prix des denrées alimentaires plus rapide que l’inflation globale.
Le prix du jus d’orange a augmenté de 12 % par rapport à l’année dernière, celui du bœuf haché de 19 % et celui du café et du thé de 24 %.
Ce problème ne touche pas seulement une minorité de gens très vulnérables.
L’an dernier, Banques alimentaires Canada a déclaré que près de 2,2 millions de Canadiens se rendent chaque mois dans une banque alimentaire.
Actuellement, 25 % des ménages composent avec l’insécurité alimentaire, et 50 % des Canadiens sont à deux doigts de devoir se tourner vers une banque alimentaire.
La semaine dernière, notre Conseil des ministres s’est réuni à Québec pour discuter de moyens de rendre dès maintenant la vie plus abordable pour les Canadiennes et les Canadiens et de s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité alimentaire au Canada.
Nous avons invité Kirstin Beardsley, PDG de Banques alimentaires Canada, pour parler de ces problèmes cruciaux et de ce que les différents ordres de gouvernement peuvent faire pour y remédier.
L’une des plus belles caractéristiques du Canada, c’est que nous prenons soin les uns des autres.
Nous croyons que notre économie est plus forte lorsqu’elle est bénéfique pour tout le monde.
C’est pourquoi le gouvernement du Canada agit aujourd’hui pour donner un coup de pouce aux familles canadiennes qui en ont le plus besoin, tout en jetant les bases d’une sécurité alimentaire et d’une abordabilité à plus long terme.
Tout le monde paie la même taxe sur les produits et services (TPS) sur les articles qu’il achète, quel que soit son revenu.
Mais comme le panier d’épicerie et les autres produits de base représentent une part plus importante du budget des Canadiens à faible revenu, la TPS fait peser un fardeau plus lourd sur les moins nantis.
Le Crédit pour la TPS a contribué à rendre notre système fiscal plus équitable en remboursant une partie de la taxe de vente fédérale aux Canadiens à faible revenu, ce qui soulage les personnes qui ressentent plus vivement ce coût supplémentaire à la caisse.
En raison de la hausse du coût des aliments, beaucoup de ces Canadiennes et de ces Canadiens ont besoin d’un soutien accru dès maintenant.
C’est pourquoi j’annonce aujourd’hui que notre gouvernement lance la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins de base.
Cette mesure permettra à plus de 12 millions de Canadiennes et de Canadiens de recevoir des centaines de dollars supplémentaires dans leur compte bancaire.
À compter de cette année, nous augmenterons de 25 % le montant actuel du crédit pour la TPS pendant cinq ans.
De plus, nous verserons cette année un paiement unique équivalant à 50 % de ce montant.
Voici comment cela se traduit pour les Canadiens :
En ce moment, une famille de quatre personnes reçoit environ 1 100 $ par année grâce au crédit pour TPS en place. Avec la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, cette famille va recevoir jusqu’à 1 890 $ cette année et environ 1 400 $ par année pendant les quatre prochaines années.
Une personne seule reçoit environ 540 $ par année grâce au crédit en place. Avec cette nouvelle allocation, cette personne recevra jusqu’à 950 $ cette année et environ 700 $ par année pendant les quatre prochaines années.
En moyenne, ces versements compensent la hausse du prix des aliments que l’on observe depuis la pandémie.
Parallèlement, nous nous attaquons aux causes profondes de l’inflation et essayons de trouver des solutions à long terme pour faire baisser le coût du panier d’épicerie au Canada.
Nous commençons par améliorer la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Lorsque des problèmes surviennent dans les chaînes d'approvisionnement, du transport à la transformation en passant par la distribution, les coûts augmentent à chaque étape et se répercutent sur le prix des produits alimentaires. Les droits de douane peuvent contribuer à ce problème.
En septembre, nous avons lancé le Fonds de réponse stratégique pour aider les secteurs touchés par les droits de douane à s’adapter, à se diversifier et à croître.
Nous engageons jusqu’à 500 millions de dollars de ce fonds pour réaliser des investissements qui vont aider les entreprises du secteur alimentaire à accroître leur capacité et leur productivité, ce qui va permettre de renforcer la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Canada pour l’avenir.
Et par l’intermédiaire de l’Initiative régionale de réponse tarifaire, nous fournissons 150 millions de dollars pour aider les petites et moyennes entreprises.
Ainsi, les chaînes d’approvisionnement seront plus résilientes, il y aura plus de serres et d’abattoirs mieux situés par rapport aux clients et, surtout, la population canadienne bénéficiera de prix plus bas et d’une meilleure sécurité alimentaire.
Afin de réduire le coût de la production alimentaire, nous instaurons la passation en charges immédiate et accélérée des serres.
Les producteurs peuvent donc déduire le coût total de leurs nouvelles serres sans tarder, ce qui leur permet de disposer de capitaux pour acquérir de l’équipement moderne et ainsi accroître la production nationale d’aliments et cultiver plus d’aliments d’ici, au pays, toute au long de l’année.
Les agriculteurs peuvent produire plus d’aliments à un moindre coût, ce qui fait augmenter l’offre d’aliments canadiens et atténue les pressions sur les prix à l’épicerie pour les familles.
Afin de remédier aux causes profondes de l’insécurité alimentaire, nous élaborons actuellement une Stratégie nationale de sécurité alimentaire qui vise à accroître la production alimentaire au pays et à améliorer l’accès à des aliments abordables et nutritifs.
La Stratégie comprendra des mesures visant à mettre en œuvre l’étiquetage à l’unité afin de faciliter la comparaison des prix en cette période de « réduflation », ainsi qu’à soutenir le travail du Bureau de la concurrence dans la surveillance et l’application des règles de concurrence sur les marchés, notamment dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire.
Elle comprendra également de nouvelles mesures visant à renforcer la sécurité alimentaire dans le Nord, où les enjeux liés à l’insécurité alimentaire et à l’accessibilité financière sont les plus graves.
Afin d’alléger la pression exercée sur les banques alimentaires, nous versons un supplément de 20 millions de dollars au Fonds des infrastructures alimentaires locales.
Cela permettra de promouvoir les programmes alimentaires communautaires, et ainsi, de fournir des aliments plus nutritifs aux familles dans le besoin.
Les Canadiennes et les Canadiens savent faire preuve de générosité. Nous prenons soin les uns des autres en cas de besoin, car nous savons que nous sommes plus forts ensembles.
En cette période de perturbations à l’échelle mondiale, les Canadiens s’unissent pour bâtir un Canada fort, un pays plus indépendant, plus sûr et plus prospère qui fonctionne pour tous.
Nous sommes conscients que le chemin sera parfois difficile et que les progrès ne se feront pas toujours sans heurts. Nous savons également que, dans des moments comme ceux-ci, nous devons veiller sur nous-mêmes et prendre soin les uns des autres.
Et cela commence par la possibilité pour chacun de mettre des aliments sains et nutritifs sur la table.
C’est la raison pour laquelle notre gouvernement travaille sans relâche afin de rendre la vie plus abordable pour tous.
C’est aussi la raison pour laquelle nous agissons aujourd’hui pour aider les personnes qui en ont le plus besoin.
Nous ne pouvons pas contrôler ce que font les autres pays.
Nous pouvons cependant contrôler la façon dont nous nous soutenons dans les moments difficiles. Nous pouvons contrôler ce que nous bâtissons afin d’assurer un avenir meilleur.
Nous choisissons de bâtir un Canada fort pour l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens.
Je vous remercie.