Bonjour tout le monde.
C’est un plaisir d’être ici à Mirabel avec la première ministre Fréchette, la mairesse Therrien et la ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, Mélanie Joly.
Nous sommes réunis ici aujourd’hui grâce aux efforts conjoints d’entrepreneurs, de bâtisseurs et de gouvernements.
Ces efforts contribuent à bâtir un Canada plus fort, plus résilient et plus indépendant.
Ils permettent de resserrer les liens entre le Canada et l’Asie au profit de nos travailleurs, de nos familles, de nos touristes et de nos entrepreneurs.
Le premier maillon de cette chaîne, ce sont les entrepreneurs, les preneurs de risques et les bâtisseurs. Permettez-moi donc de saluer Tony Fernandes, un entrepreneur hors du commun.
Lors de notre dernière rencontre en octobre, à Kuala Lumpur, Tony et moi avons discuté des diverses crises que nous avons traversées par le passé, ainsi que de la meilleure façon de s’adapter à un monde qui évolue de manière encore plus radicale.
Nous partagions la même vision : resserrer les liens entre les pays qui choisissent de bâtir malgré l’adversité. Des pays qui ont la confiance nécessaire pour relier leurs économies, investir dans leurs travailleurs, aller de l’avant et ne pas faire marche arrière.
J’ai souligné que le Canada s’engageait de nouveau à réaliser de grands projets chez lui et à nouer des partenariats fiables à l’étranger.
Tony, merci de faire confiance à l’industrie et aux travailleurs canadiens. Vous faites le bon choix, au bon moment.
Ce sont des entrepreneurs et des preneurs de risques canadiens qui ont créé la C Series, le prédécesseur de l’Airbus A220.
Aujourd’hui, ce sont les travailleurs et les constructeurs d’Airbus qui concrétisent cette vision.
Merci à vous, Lars Wagner, Guillaume Chevasson et l’équipe d’Airbus pour votre leadership.
Par-dessus tout, merci aux travailleuses et aux travailleurs d’ici, à Mirabel, et de tout le Canada qui bâtissent l’excellence de notre pays dans le secteur de l’aviation.
Le Canada a toujours été un pays de bâtisseurs.
En février 1909, un jeune ingénieur du nom de J.A.D. McCurdy décolla depuis la banquise du lac Bras d’Or.
Ce fut le premier vol motorisé de l’histoire du Canada – et le premier de tout l’Empire britannique.
McCurdy était un bâtisseur et un homme audacieux. Il s’est consacré à des projets que d’autres jugeaient impossibles, notamment la première traversée aérienne entre la Floride et Cuba.
En 1928, McCurdy quitte les exploits aériens pour bâtir cette industrie. Il s’installe à Montréal et fonde Reid Aircraft, l’un des tout premiers grands constructeurs aéronautiques du Québec.
Le site qu’il a développé est devenu Canadair, puis Bombardier – la lignée même qui nous a donné la C Series, devenue l’Airbus A220 que nous célébrons.
Aujourd’hui, cette industrie aérospatiale regroupe plus de 60 000 travailleurs et génère environ 15 milliards de dollars par année pour notre économie.
Cette même conviction – que l’ambition et la détermination peuvent changer le cours d’un pays – est celle que nous mobilisons aujourd’hui.
Aujourd’hui, dans un contexte de turbulences mondiales, le Canada se concentre sur ce qu’il peut contrôler : consolider sa force au pays et diversifier ses échanges commerciaux avec des partenaires fiables à l’étranger.
Nous allons mobiliser 1 000 milliards de dollars d’investissements au cours des cinq prochaines années dans divers domaines, notamment l’énergie propre et conventionnelle, les nouveaux corridors commerciaux, les minéraux critiques, l’intelligence artificielle, l’aérospatiale et la défense.
Nous transformons notre main-d’œuvre, notamment grâce à un nouvel investissement de 6 milliards de dollars dans l’initiative Une Équipe Canada forte, qui vise à recruter, à former et à embaucher 100 000 nouveaux travailleurs qualifiés dans les métiers spécialisés au cours des cinq prochaines années.
Nous soutenons également les travailleurs et les entreprises touchés par les droits de douane américains injustifiés.
Nous avons lancé un nouveau programme de financement d’un milliard de dollars destiné aux secteurs de l’acier, de l’aluminium et du cuivre, ainsi qu’une réponse régionale de 500 millions de dollars couvrant tous les secteurs de l’économie, dont 105 millions de dollars pour le Québec.
Nous avons conclu plus de 20 partenariats économiques et de sécurité sur cinq continents en moins d’un an, ce qui nous permet de créer de nouvelles possibilités pour les entreprises canadiennes.
Nous travaillons également à conclure cette année des accords de libre-échange globaux avec l’Inde, la Thaïlande, les Philippines, le Mercosur et les pays de l’ANASE.
Les investissements directs étrangers au Canada ont déjà atteint leur plus haut niveau depuis près de 20 ans, le taux par habitant de ces investissements étant plus de deux fois supérieur à celui de notre concurrent le plus proche au sein du G7 – et nous ne faisons que commencer.
Partout dans le monde, nos partenaires voient ce que le Canada est en train de bâtir, ainsi que la certitude et la stabilité que nous pouvons offrir.
Les entreprises choisissent le Canada parce que nous avons ce que le monde recherche.
Le Québec a ce que le monde recherche – et ici, à Mirabel, les travailleurs et les innovateurs construisent ce que le monde recherche.
Je suis heureux qu’AirAsia procède à la plus importante commande d’avions canadiens de l’histoire et que ces appareils soient construits exactement ici.
Cet accord marque un tournant pour l’industrie aérospatiale québécoise dynamique et de calibre mondial.
Pour des milliers d’ingénieurs, d’électriciens, de soudeurs et de spécialistes en technologies de l’information, cela représente des emplois bien rémunérés et stimulants – et une occasion de construire un avion de classe mondiale qui reliera des millions de personnes à plus d’occasions, à plus de destinations, et à plus de moments avec leurs proches.
L’Airbus A220-300 est un véritable fleuron de l’ingéniosité canadienne : il se distingue par une consommation de carburant, des émissions et une empreinte sonore réduites, grâce à des systèmes de propulsion avancés, des matériaux légers et des technologies aérodynamiques de pointe.
Il est le fruit d’une conception entièrement nouvelle, élaborée de A à Z par des travailleurs canadiens.
Fort de plus de 5 000 travailleuses et travailleurs hautement qualifiés, le Canada accueille le siège le plus important du programme A220 d’Airbus à l’extérieur de l’Europe.
C’est un succès retentissant.
Depuis 2016, les effectifs d’Airbus au Canada ont plus que doublé.
Airbus a su tirer parti des talents de calibre mondial que l’on trouve au Canada dans les domaines de l’ingénierie, de l’informatique et de l’aéronautique, grâce à sa collaboration étroite avec nos établissements d’enseignement, notamment l’Université McGill et l’Université de Waterloo.
L’installation de Mirabel est l’un des piliers de ce succès, puisqu’elle réunit sous un même toit les fonctions d’ingénierie, de recherche de pointe, d’administration et d’assemblage final.
Chaque avion assemblé à Mirabel implique un vaste réseau de fournisseurs, de constructeurs, de techniciens et d’innovateurs répartis dans tout le pays.
Les travailleurs de l’acier qui traitent les nouvelles commandes avec l’assurance d’un salaire stable.
Les diplômés en ingénierie qui ont l’occasion de mettre leurs compétences en pratique pour la première fois.
Les mécaniciens qui vont transformer les plans en ces merveilles industrielles que vous voyez ici.
Ils travaillent tous ensemble pour fabriquer des avions de calibre mondial.
Les entrepreneurs qui font preuve d’imagination. Les travailleurs qui construisent. Les gouvernements qui les soutiennent. C’est ainsi que le Canada s’impose, et c’est ce que le monde choisit aujourd’hui.
C’est ainsi que nous construisons une économie plus forte, plus indépendante et plus résiliente, pour tous.
Nous bâtissons un Mirabel fort, un Québec fort – un Canada fort, au bénéfice de tous.
Merci beaucoup.