Main Content

Merci, Madame la Première Ministre.

La semaine dernière, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, était de passage au Canada et a parlé de l’atout le plus précieux au monde.

Un atout que le Canada a en abondance.

Un atout que nous renforçons aujourd’hui.

La confiance.

La confiance nécessaire pour doubler l’offre énergétique fiable et abordable dont bénéficient les Albertains, et ce, en recourant au gaz naturel, aux énergies renouvelables, ainsi qu’éventuellement à l’énergie nucléaire et géothermique.

La confiance des investisseurs qui considèrent l’Alberta et le Canada comme des destinations fiables et attrayantes, où les possibilités sont nombreuses et les règles sont claires, et où un projet n’est soumis qu’à un seul examen.

La confiance des partenaires asiatiques qui souhaitent acheter notre énergie, car ils savent que nous sommes un partenaire stable et fiable dans un monde loin de l’être.

L’accord de mise en œuvre annoncé aujourd’hui est exhaustif et cohérent. Il porte sur la réglementation, les marchés, le méthane, les énergies renouvelables et le captage du carbone.

Aux termes de cet accord, l’Alberta s’engage à soumettre au Bureau des grands projets, d’ici le 1er juillet 2026, une proposition globale visant un projet d’oléoduc de bitume destiné aux marchés asiatiques. Le Canada, pour sa part, s’engage à faire désigner cette proposition comme un projet d’intérêt national pouvant faire l’objet d’un processus d’approbation en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada d’ici le 1er octobre 2026.

Pour gagner la confiance des autres, il faut plus que de l’ambition. Il faut nouer des partenariats et faire preuve de collaboration.

Une collaboration qui respecte notre obligation de consultation et qui garantit aux Autochtones des retombées économiques ainsi que des possibilités de copropriété dans chaque projet.

Une collaboration qui tient compte du fait que les Britanno-Colombiens devraient profiter de retombées économiques et financières importantes grâce aux projets qui les touchent.

Et une collaboration qui crée des milliers de carrières valorisantes accompagnées de bons salaires, dans les métiers spécialisés, en génie et dans d’autres spécialités.

L’accord d’aujourd’hui a aussi pour objectif de laisser un monde meilleur à nos enfants et à nos petits-enfants.

Grâce à de grands investissements qui vont aider à placer le Canada sur la voie de la carboneutralité.

Grâce à un accord d’équivalence sur le méthane qui permettra de réduire les émissions de méthane provenant du secteur du pétrole et du gaz de 75 % par rapport aux niveaux de 2014, et ce, d’ici 2035.

Et grâce à des marchés du carbone qui fonctionnent.

Quand nous avons signé le protocole d’entente en novembre, un excédent de crédits avait ramené les prix à aussi peu que 20 $ la tonne, soit 75 $ sous le prix de référence.

Aujourd’hui, le Canada et l’Alberta ont convenu de créer des marchés dont le prix réel du carbone sera de 130 dollars la tonne d’ici 2040 et qui comporteront des paliers annuels contraignants.

Nous émettrons aussi des contrats sur différence pour le carbone pour 75 millions de tonnes de carbone afin de soutenir de grands projets de captage de carbone, d’énergie propre et de réduction des émissions – et les coûts seront répartis à parts égales. Autrement dit, nous serons partie prenante de tout cela.

Nous mettons en place un marché du carbone qui fonctionne.

Un marché efficace, qui offrira aux investisseurs la certitude à long terme nécessaire pour faire progresser les grands projets, développer le secteur énergétique du Canada et contribuer à atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

Les énergies renouvelables deviendront plus compétitives grâce à l’accélération des processus d’approbation, à de nouvelles mesures incitatives fédérales visant les interconnexions ainsi qu’aux contrats sur différence.

L’énergie la plus compétitive est celle qui est à faible coût, à faible risque et à faibles émissions.

C’est le principe du projet Pathways, la plus grande initiative mondiale dans le domaine du captage et du stockage du carbone.

Le projet d’oléoduc dépend de Pathways, qui permettra de réduire les émissions de la même façon que si on retirait 90 % des véhicules des routes de l’Alberta, tout en générant plus de 16 milliards de dollars d’apport au PIB et plus de 40 000 emplois.

Surtout, l’annonce d’aujourd’hui vise à susciter la confiance à l’égard d’un Canada productif. 

Un Canada ancré dans un fédéralisme coopératif, où nous bâtissons ensemble – avec pragmatisme et ambition – pour réaliser nos ambitions communes.

Un Canada où nos différences sont une force à cultiver et respecter, et non un risque à gérer.

Un Canada qui n’est pas seulement fort, mais bon. Pas seulement prospère, mais juste. Et pas seulement pour quelques-uns, parfois, mais pour tous, en tout temps.

Je vais conclure sur une note personnelle, si vous me le permettez. À l’époque de ma naissance, un peu au nord de la frontière albertaine, à Fort Smith, les sables bitumineux n’étaient qu’un concept : une curiosité pour plusieurs et un rêve pour quelques entrepreneurs.

Au début de mon secondaire, à Edmonton, les sables bitumineux étaient déjà devenus l’une des plus grandes industries, grâce à l’intelligence des scientifiques, au dynamisme de nos entrepreneurs, au soutien de nos gouvernements et au dévouement de nos travailleurs de métiers spécialisés.

C’est l’héritage que nous perpétuons.

Avec le captage de carbone qui crée une toute nouvelle industrie, un réseau abordable à faibles émissions de carbone qui met à profit tous les atouts de l’Alberta et un oléoduc à faibles émissions qui renforce notre indépendance.

Nous bâtissons en grand, rapidement et avec audace, à nouveau.

Nous bâtissons avec confiance une Alberta forte et un Canada fort – pour tous.