Merci, Leslie et Evan, pour ces présentations.
Je tiens à remercier le chantre David Rosen de m’avoir accueilli au temple Holy Blossom et le rabbin Splansky de nous avoir accueillis par vidéo et de s’occuper de cette synagogue, lieu d’appartenance, d’apprentissage et de spiritualité.
Pendant 3 000 ans, la tradition juive nous a enseigné que la société ne devrait pas être jugée à sa richesse ou à son pouvoir, mais à sa façon de traiter les plus vulnérables.
Les prophètes hébreux sont sans cesse revenus à cette leçon.
Ésaïe a appelé les dirigeants à apprendre à faire le bien : rechercher le droit, mettre au pas l’oppresseur, rendre justice à l’orphelin, défendre la cause de la veuve.
Amos nous a mis en garde contre les sociétés prospères qui négligent les plus faibles.
Le message qui nous est communiqué par ces prophètes est qu’une société juste est viable non pas seulement grâce aux lois, mais aussi aux obligations que nous avons les uns envers les autres.
Des siècles plus tard, Aristote a décrit cela comme étant l’amitié civique.
Par amitié, il n’entendait pas l’intimité, l’affection ou la solidarité.
Il faisait référence à quelque chose de plus exigeant et de plus durable : la reconnaissance mutuelle entre citoyens que chacun aspire à une bonne vie sous le même toit politique, et que les conditions de l’épanouissement d’autrui sont les mêmes que les nôtres.
L’existence du Canada repose sur ce principe.
Et c’est ce principe qui est aujourd’hui mis à l’épreuve par le fléau de l’antisémitisme.
J’aimerais vous parler aujourd’hui de cette terrible réalité et de la manière dont nous pouvons redonner à chacun toute la valeur de la citoyenneté canadienne.
Le Canada n’a pas été fondé sur un seul crédo, une seule origine ethnique, une seule langue ou une seule religion.
Au contraire, nous avons su concilier nos différences, à commencer, après une longue période de lutte et d’oppression, par la coexistence entre le Français et l’Anglais.
Ce processus s’est renforcé avec la Confédération.
Il s’est perpétué à travers les générations successives d’immigrants venus de tous les continents et issus de toutes les confessions. Il se poursuit aujourd’hui dans le long cheminement vers la réconciliation avec les peuples autochtones, les premiers gardiens de ces terres.
Le respect – en fait, la célébration – des différences est inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés, notamment à l’article 27, qui indique que toute interprétation de la Charte doit concorder avec l’objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens.
Cet engagement repose sur un concept que l’un des grands philosophes canadiens, Charles Taylor, appelait la « reconnaissance ».
Selon lui, la reconnaissance est plus que la simple tolérance.
Il s’agit plutôt de reconnaître activement que chaque citoyen est constitué, en partie, de l’identité qu’il porte en lui par sa foi, sa langue, ses traditions, son histoire et que sa dignité n'est préservée que si l’on tient compte de ces aspects de son identité.
Pour être reconnu, il faut être accepté tel que l’on est.
Au Canada, le pluralisme n’est pas une exception au sein d’un système. Le pluralisme est à la base du système.
Notre laïcité est ouverte. L’État ne prend pas parti en matière de croyances, et les institutions publiques ne sont dominées par aucune confession religieuse en particulier.
Au Canada, la neutralité de l’État ne vide pas l’espace public de toute présence, mais garantit qu’aucune conception du bien, qu’il s’agisse de l’humanisme ou de l’athéisme, ne soit privilégiée par le pouvoir public, et que chaque Canadienne et chaque Canadien jouisse de la liberté de conscience nécessaire pour vivre selon ses convictions.
Cela veut dire que l’État – au-delà des responsabilités qui incombent à chacun d’entre nous en tant que citoyens – a la responsabilité particulière de veiller à ce qu’aucune culture, aucune confession, aucune origine ethnique, aucun genre ni aucune identité ne soit menacé ou réprimé.
Plus encore, il incombe à l’État de veiller à ce que tous ses habitants puissent être pleinement eux-mêmes.
Le constat fondamental du Canada est que l’unité n’est pas synonyme d’uniformité.
Que nos différences sont des atouts à cultiver, et non des risques à gérer.
Au Canada, la foi, la langue, le patrimoine et les traditions ne constituent pas des concessions faites à la citoyenneté. Ils en sont l’expression même.
Au Canada, la visibilité de nos différences n’est pas un obstacle à l’appartenance, mais le fondement même de notre respect mutuel.
C’est ainsi que nous restons unis les uns aux autres.
Je ne prétends pas que cela soit toujours facile. Les différences sont source de tensions.
Il faut déployer de réels efforts pour concilier des revendications contradictoires. Nous aurons toujours des débats légitimes sur la manière de tracer les limites. Mais ces débats font partie intégrante du fonctionnement de notre pays pluraliste.
Aujourd’hui, ce principe est mis à l’épreuve, car l’une de nos communautés fait l’objet d’attaques ciblées et brutales.
Partout au pays, l’antisémitisme a pris des proportions qu’on n’avait pas vues depuis la fin de la guerre.
L’an dernier, plus des deux tiers de tous les crimes haineux motivés par la religion ciblaient des Canadiennes et des Canadiens juifs, qui ne comptent que pour 1 % de la population.
Au Canada, des antisémites ont fait feu sur des écoles juives.
Ils ont lancé des bombes incendiaires sur des synagogues et attaqué des centres communautaires. Ils ont ciblé des entreprises appartenant à des personnes juives. Ils ont harcelé des patients juifs à l’hôpital.
Ils ont chassé des étudiants juifs d’espaces communs dans nos campus universitaires. Et ils ont profané nos monuments érigés à la mémoire de l’Holocauste.
Des parents canadiens doivent désormais se demander s’il est prudent d’envoyer leurs enfants dans une école juive.
Des Canadiens pratiquants y réfléchissent à deux fois avant de porter une Kippa dans le métro.
Le même fléau sévit en Europe et aux États-Unis. Il frappe également le Royaume-Uni, où les attentats terroristes de Heaton Park et de Golders Green ont profondément ébranlé les communautés juives.
Et l’Australie, où, en décembre dernier, quinze personnes ont été assassinées à Bondi Beach lors de la première soirée d’Hanoukka. Je vais vous donner un peu de contexte plus concret. En octobre dernier, j’ai participé à l’inauguration du centre juif Chabad à l’Université d’Ottawa.
Ce centre pour étudiants juifs a pu voir le jour grâce au travail philanthropique de l’un des grands entrepreneurs canadiens, Harley Finkelstein. Quand il était étudiant, il avait bénéficié des enseignements et de l’amitié du rabbin Chaim Boyarsky, qui reste au cœur de la vie étudiante juive à l’Université.
Cet événement qui aurait autrement été heureux a dû se tenir avec une forte présence policière et a été interrompu par des cris de colère de certains passants.
Plus tard, j’ai revu le rabbin Boyarsky un dimanche après-midi très froid de décembre, le jour où nous allumions la première bougie de la menorah à l’hôtel de ville d’Ottawa et pleurions la perte des victimes de la plage de Bondi, dont son ami et collègue du centre Chabad, le rabbin Eli Schlanger.
La douleur, les menaces et les craintes peuvent sembler ne jamais prendre fin.
L’horreur et la tragédie ont pris des proportions mondiales. Nous devons agir localement.
Nous devons d’abord admettre clairement que le pacte civique du Canada néglige les Canadiennes et les Canadiens juifs.
Et cela s’applique à toute la population canadienne puisque, s’il néglige une communauté, il les néglige toutes.
Depuis l’élection il y a un peu plus d’un an, notre gouvernement assume d’abord et avant tout la responsabilité fondamentale d’un gouvernement : la protection de ses citoyens.
Nous avons déposé six projets de loi pour renforcer spécifiquement la sécurité publique et combattre l’antisémitisme, ainsi que d’autres formes de haine.
Parmi ceux-ci, mentionnons le projet de loi C-9, la Loi visant à lutter contre la haine, qui lutte directement contre la hausse de l’antisémitisme, la violence motivée par la haine et la prise de communautés pour cibles.
Le projet de loi renforce de manière importante le Code criminel en érigeant en infraction le fait d’intimider ou d’empêcher l’accès aux lieux de culte, aux écoles, aux centres communautaires et aux autres établissements utilisés par des groupes identifiables.
Nous avons aussi réaffirmé l’importance de la définition opérationnelle de l’antisémitisme que l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste a formulée et que le Canada a adoptée en 2019 dans le cadre de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme.
Cette définition permet la critique légitime de tout gouvernement, y compris le gouvernement de l’État d’Israël, tout en nommant la haine à l’encontre des personnes juives par son nom.
Nous avons fait progresser certaines mesures pour lutter contre la haine en ligne et l’extrémisme violent, notamment par l’intermédiaire du Centre canadien d’engagement communautaire et de prévention de la violence, qui dirige le travail que fait le Canada pour lutter contre la radicalisation menant à la violence et soutient la prévention, la recherche et les interventions de première ligne au moyen du Fonds pour la résilience communautaire.
L’an passé, le gouvernement a annoncé plus de 36 millions de dollars destinés à des projets visant à lutter contre l’extrémisme violent, dont la prévention précoce dans les écoles et les communautés et des efforts pour comprendre et contrer les mouvements extrémistes en ligne et dans la réalité.
En avril dernier, nous nous sommes engagés à verser 75 millions de dollars de plus dans le Programme pour la sécurité communautaire du Canada pour des synagogues, des écoles de jour juives, des centres communautaires et des institutions de toute confession dont la sécurité est à risque.
Nous travaillons de concert avec les provinces, les municipalités et nos organismes de renseignement et d’application de la loi pour coordonner cette protection.
J’aimerais d’ailleurs saluer le commissaire Carrique, le sous-commissaire Larkin, le chef Demkiw et le service de police de Toronto pour leur travail d’application de la loi.
Ces mesures sont nécessaires. Cependant, elles sont loin de suffire à elles seules.
Un pays où des écoles juives ont besoin de gardes de sécurité, où des synagogues ont besoin de barrières et où les enfants juifs fréquentent des écoles recluses dans un périmètre de protection est un pays qui protège ses citoyens, mais qui n’arrive pas à respecter son pacte civique.
La tâche la plus profonde consiste à renouveler la promesse canadienne en soi.
À cette fin, je suis heureux d’annoncer la mise sur pied d’un nouveau conseil consultatif ministériel sur les droits, l’égalité et l’inclusion qui sera présidé par le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller.
Ce conseil est investi d’une mission claire : lutter contre le racisme et la haine sous toutes leurs formes, et conseiller le gouvernement du Canada pendant que nous bâtissons un pays plus équitable, plus juste et plus inclusif.
J’ai également l’honneur d’annoncer que le sénateur Marc Gold, l’une des figures les plus engagées, efficaces et intègres du Canada dans la lutte contre le fléau de l’antisémitisme, a accepté de se joindre au Conseil.
Comme première tâche, j’ai demandé au Conseil de se concentrer sur l’antisémitisme de quatre manières.
Premièrement, le Conseil réévaluera la nature, l’ampleur et les facteurs à l’origine de l’antisémitisme au Canada, que ce soit dans les institutions publiques, sur les lieux de travail, sur les campus, dans les services publics, au sein d’organismes professionnels ou en ligne.
C’est dans ces lieux que se forment les habitudes de la vie civique et c’est dans ces lieux que la rupture se propage si ces habitudes viennent à se briser.
Deuxièmement, le Conseil coordonnera une approche pangouvernementale pour lutter contre l’antisémitisme, car cette lutte est une responsabilité que nous devons tous assumer.
Cela permettra d’harmoniser les politiques fédérales, les milieux de travail, les programmes de sécurité publique et les initiatives communautaires en vue de protéger les Canadiens de confession juive, de lutter contre la haine et de promouvoir l’inclusion.
Troisièmement, le Conseil améliorera la recherche et la collecte de données sur les incidents haineux.
Il mettra en place des systèmes de partage de données plus solides afin que tous les ordres de gouvernement, les écoles et les services de police puissent s’appuyer sur les mêmes faits.
Enfin, le Conseil mesurera les effets de nos efforts afin de renforcer les investissements dans l’éducation, la prévention, la formation et la sécurité communautaire qui produisent des résultats concrets et qui contribuent à bâtir un Canada plus sûr et plus inclusif pour tous.
Je tiens à préciser clairement en quoi consistent ces mesures potentielles, mais aussi ce qu’elles ne sont pas.
Elles ne sont pas une restriction à la liberté d’expression. Elles ne sont pas une contrainte aux critiques légitimes formulées à l’encontre d’un gouvernement, quel qu’il soit, sur quelque sujet que ce soit, où que ce soit.
Elles représentent les normes fondamentales que nous nous devons les uns aux autres, au sein de nos institutions publiques communes, afin de garantir qu’aucune communauté canadienne ne soit exclue de ces institutions en raison de la haine.
Les mesures institutionnelles, même les plus strictes, ne suffisent pas à elles seules pour accomplir le changement profond.
Ce dernier incombe à chacun d’entre nous, et à nous tous, dans la manière dont nous nous traitons les uns les autres.
Le lauréat du prix Nobel de la paix, un survivant de l’Holocauste, Elie Wiesel a dit que le contraire de l’amour n’était pas la haine, mais bien l’indifférence.
Les Canadiennes et les Canadiens doivent se protéger les uns les autres.
Autrement dit, nous devons tous prendre la parole lorsque nous constatons que l’antisémitisme se glisse insidieusement dans nos fils d’actualité sur les réseaux sociaux, dans nos salles de classe et sur nos lieux de travail.
Car l’histoire nous enseigne que la haine se propage lorsqu’une société s’y désintéresse, lorsque l’intimidation devient monnaie courante, lorsque les théories du complot s’imposent dans le discours public et lorsque les citoyens choisissent de détourner le regard.
Nous devons tirer des leçons de notre histoire, tant des moments d’amour que de ceux d’indifférence.
Au Pier 21 d’Halifax, au cours du siècle dernier, près d’un million de personnes ont posé le pied au Canada.
Elles venaient d’Europe au lendemain de deux guerres, de pays déchirés par les conflits, de régions en proie à la pauvreté et à la persécution.
Elles sont arrivées avec leurs histoires, leurs croyances, leurs langues et leurs espoirs. Elles sont arrivées avec un héritage qui est depuis devenu celui du Canada.
Et le pacte qu’ils ont conclu – ce pacte qui est depuis lors l’essence même de la citoyenneté canadienne – est clair.
Nous accueillons les peuples du monde et leur diversité dans toute sa splendeur.
Nous n’accueillons pas les rancœurs du monde.
Lorsque vous venez au Canada, vous apportez vos croyances, vos traditions, votre langue et votre histoire. Vous laissez derrière vous vos animosités.
Nous n’avons pas toujours tenu cette promesse. En 1939, le M.S. St. Louis, transportant 907 réfugiés juifs fuyant l’Allemagne nazie, a remonté la côte atlantique à la recherche d’un refuge.
Cuba les a refoulés. Les États-Unis les ont refoulés.
Et le Canada? Il a aussi détourné le regard.
Le navire est donc retourné en Europe, et des centaines de ses passagers ont été assassinés pendant l’Holocauste.
En refusant d’accueillir le M.S. St. Louis, le Canada a trahi cette promesse. Le premier ministre Trudeau a justement présenté des excuses en 2018.
La promesse que nous devons renouveler aujourd’hui est, en partie, celle que nous avons alors omis d’honorer.
Qu’est-ce que cela exige, en ce moment?
Cela exige de ne pas transposer les conflits à l’étranger sur nos concitoyens.
Cela exige que nous nous tenions tous debout et que nous protégions nos concitoyens.
Cela exige que nous élevions tous la voix avec indignation et défiance lorsque nous sommes confrontés à l’horreur de l’antisémitisme.
Cela exige qu’aucun enfant canadien ne soit considéré à l’école comme le représentant d’un État étranger.
Cela implique qu’aucun Canadien vaquant à ses occupations quotidiennes ne doive assumer la responsabilité des actes commis par un gouvernement, où qu’il se trouve.
Qu’il soit dans le métro, dans un magasin, à l’hôpital, à l’université, dans une synagogue, une mosquée, un gurdwara ou un temple.
Cela exige de tenir les débats politiques au Parlement et dans l’espace public, et non de cibler des entreprises privées, des domiciles et des communautés.
Cette promesse vaut pour toutes les autres idéologies néfastes.
L’antisémitisme trahit cette promesse, mais l’islamophobie également, la transphobie de même, tout comme le fait de brûler des églises et de cibler des Canadiennes et des Canadiens en raison de leur foi, de leur origine ou de leur identité.
Je tiens à être clair, en particulier pour les communautés juives au Canada : le fait de dénoncer les agressions ne suffira pas.
La crise de l’antisémitisme au Canada aujourd’hui est ciblée, grave et exige une intervention qui lui est propre. Et notre gouvernement est pleinement déterminé à mettre en œuvre cette intervention.
Toutefois, la promesse que nous renouvelons est de nature globale. Elle nous protège tous en nous liant les uns aux autres.
C’est sa force et la source de sa légitimité. Et il nous incombe à tous de la tenir.
Permettez-moi de conclure en revenant là où j’ai débuté.
Le Canada a vu le jour grâce à des peuples qui, de manière imparfaite et au fil des ans, ont concilié leurs différences.
Cela n’a pas toujours été facile, et nous avons parfois manqué à notre devoir.
Nous avons manqué à notre devoir à l’endroit des peuples autochtones, à l’endroit des Acadiens et à l’endroit des colons français. Nous avons aussi manqué à notre devoir à l’endroit des passagers du M.S. St. Louis.
Chacun de ces échecs nous a appris quelque chose au sujet du pays que nous aspirons à devenir.
Cela exige des mesures de protection. Cela exige de proscrire la haine et de lutter contre celle-ci. Cela exige de prévenir la radicalisation et de s’attaquer aux préjugés des institutions.
Cela exige de rétablir la promesse du Canada en faisant en sorte que nous ayons tous l’espace et la confiance nécessaires pour être entièrement nous-mêmes et nous épanouir.
Le Canada promet de permettre aux Canadiennes et Canadiens de confession juive de s’afficher en tant que tel visiblement, sans ambages et avec joie dans la vie publique, soit à l’école, au travail, dans la rue, dans les synagogues, à l’université, dans le milieu des arts ainsi que partout ailleurs où ils ont leur place, car ils ont leur place au Canada.
Le Canada promet de permettre aux peuples autochtones ainsi qu’aux Canadiennes et Canadiens musulmans, noirs, sikhs, chrétiens, queers – autrement dit à l’ensemble des Canadiennes et Canadiens – d’être visiblement eux-mêmes sans crainte.
Le Canada promet de cultiver les différences, et non pas de les contrôler.
D’honorer les différences, et non pas de les supprimer.
De faire cohabiter les différences, et non pas de les marginaliser.
Il s’agit de la promesse que nous renouvelons aujourd’hui. Et que nous devons tous honorer au moyen de nos faits et gestes.
Merci.