Merci, tout le monde. Merci beaucoup. Monsieur le Ministre Solomon, chers collègues, je suis très heureux d’être ici, à l’Hôpital général de Toronto, dans le Réseau universitaire de santé.
Être ici, avec un groupe de gens aussi distingué, suscite un sentiment d’humilité, tout en étant très inspirant.
Dr Smith, je me dois aussi de saluer Dean Connor, président du conseil d’administration, le Dr Smith, Kevin, et toute l’équipe du Réseau universitaire de santé. Merci pour votre dévouement et pour les soins que vous fournissez tous les jours à tant de Canadiennes et de Canadiens.
Pour placer les choses en contexte et pour celles et ceux d’entre nous qui ont eu le privilège de visiter les kiosques, ce n’est pas seulement de dévouement qu’il s’agit, mais également d’innovation. Tout ce que j’ai vu n’existait pas il y a cinq ans, mais est porteur de transformations aujourd’hui et pour l’avenir.
Pensez-y : à l’Hôpital général de Toronto, dans l’ensemble de ce réseau, 700 000 personnes par année sont soignées à l’aide d’une précieuse combinaison d’empathie, de compassion, de savoir-faire de calibre mondial et de technologies de pointe.
Tous ces aspects sont présents. La première greffe de poumons simple et double dans le monde a été réalisée ici. Le premier stimulateur cardiaque externe, la première utilisation de l’insuline; tout cela a eu lieu ici même.
Voilà ce qu’il est possible d’accomplir lorsque des personnes bien intentionnées mettent à profit de nouvelles technologies et les déploient à bon escient. Et c’est ce que nous devons faire aujourd’hui à une échelle bien plus grande, mais en conservant la même dimension humaine, parce que l’intelligence artificielle (IA) – la technologie phare de notre époque – est maintenant parmi nous.
Dans sa récente encyclique, le pape Léon (XIV) nous a mis en garde contre l’ampleur et la rapidité avec lesquelles l’IA se développe en déclarant, et je cite : « jamais l’humanité n’avait eu un tel pouvoir sur elle-même. »
Et il nous a lancé le défi de savoir si nous utiliserions ce pouvoir pour le bien commun.
La question n’est pas de savoir si l’IA va transformer nos vies. Elle va le faire. L’IA modifie déjà notre façon de travailler, d’apprendre et d’interagir. La question est de savoir si elle améliorera la vie de l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens ou si elle ne profitera qu’à une minorité.
C’est pourquoi nous devons adopter une approche positive, pragmatique et prudente qui permette la mise en place d’une IA sûre, fiable et souveraine pour les travailleurs, les entreprises, le Canada et nos alliés.
Les Canadiens ont contribué à inventer l’IA moderne, et les idées fondamentales qui constituent les systèmes d’aujourd’hui passent par les chercheurs canadiens Geoffrey Hinton, Yoshua Bengio et Richard Sutton.
Cet héritage se poursuit grâce à des universités de calibre mondial. À trois instituts nationaux d’IA, soit Mila à Montréal, Amii à Edmonton et l’Institut Vecteur à quelques pâtés de maisons ici, ainsi qu’à plus de 3 500 entreprises d’IA partout au pays.
Au Canada, nous comptons 150 000 emplois directement liés à l’IA et plus de 800 000 emplois dans le secteur plus large des technologies numériques. C’est le secteur qui connaît la croissance la plus rapide au Canada.
Au cours de la dernière décennie seulement, l’IA a contribué à hauteur de 140 milliards de dollars à l’économie canadienne.
Aujourd’hui, à l’heure où cette révolution technologique s’accélère, le Canada dispose de nombreux atouts pour en être l’un des chefs de file.
Nous sommes une superpuissance énergétique. Nous nous sommes engagés à doubler notre réseau électrique, en nous appuyant sur l’électricité la moins chère du G7 et la deuxième moins polluante de l’ensemble de l’OCDE.
Nous disposons de la population la plus instruite au monde, notamment d’experts possédant un savoir-faire approfondi en IA, en robotique et en informatique quantique. Nous sommes une société pluraliste qui fonctionne.
Nous sommes un partenaire stable et fiable dans un monde qui ne l’est absolument pas. Mais avant tout, nous devons être honnêtes quant aux risques que l’IA fait peser sur les Canadiennes et les Canadiens et aux défis auxquels le Canada fait face.
Les hypertrucages, les agents conversationnels non sécuritaires et la désinformation générés par l’IA sont de plus en plus répandus. La vie privée des Canadiennes et des Canadiens est menacée.
À l’échelle mondiale, le Canada se classe parmi les derniers pays en matière de formation à l’IA, tant sur le plan des connaissances que de la confiance. À l’heure actuelle, seulement 12 % des entreprises canadiennes utilisent l’IA. Parmi les petites et moyennes entreprises, le taux d’adoption est encore plus faible.
De plus, nous dépendons fortement de fournisseurs étrangers pour les infrastructures sur lesquelles s’appuie l’IA, qu’il s’agisse de la puissance de calcul, de l’infonuagique ou du stockage de données.
Cela engendre de véritables risques de voir des entités étrangères accéder aux données canadiennes, déployer des produits d’IA qui façonnent la vie des Canadiennes et des Canadiens sans refléter nos valeurs, et faire pencher la balance au détriment des entreprises canadiennes, alors que le Canada n’a ni le pouvoir de riposter ni la capacité de contrôler la situation.
Cela crée également le risque que, comme c’est le cas pour d’autres formes d’intégration, qu’il s’agisse des transactions financières ou des chaînes d’approvisionnement, l’IA puisse être utilisée comme une arme contre nous.
Pour faire en sorte que l’IA profite à chaque Canadien, nous avons besoin d’une approche qui rejoint chaque Canadien.
Nous avons besoin d’une stratégie qui aide nos travailleurs et nos entreprises à adopter l’IA et à soutenir la concurrence à l’échelle mondiale.
Une stratégie qui garantit aux Canadiens des choix canadiens dans les outils d’IA qu’ils utilisent et une stratégie qui repose sur des bases de confiance et de sécurité.
Nous avons besoin d’une stratégie qui non seulement aborde ces défis, mais qui s’appuie également sur la manière dont les entreprises canadiennes utilisent l’IA. Je vais vous donner quelques exemples.
À Halifax, le Dr Robert Chen et son équipe chez Kardio Diagnostix utilisent l’IA pour dépister les souffles cardiaques chez les nourrissons, ce qui permet de réduire le nombre d’aiguillages inutiles et de raccourcir les délais d’attente.
À Saskatoon, l’entreprise canadienne Croptimistic utilise l’IA pour transformer la cartographie des sols afin de réduire l’utilisation d’engrais.
À Peterborough, les feux de circulation contrôlés à l’aide de l’IA permettent de réduire les embouteillages, de diminuer de 40 % le temps d’attente des véhicules et de réduire les émissions de 20 %.
À l’ère de l’IA, la prospérité et la souveraineté appartiennent aux pays capables de développer, d’adopter et de régir l’IA selon leurs propres conditions. Aux pays qui encouragent le déploiement de l’IA pour améliorer la vie de leurs citoyennes et citoyens.
À cette fin, Monsieur le Ministre Solomon, chers collègues, nous sommes heureux de lancer L’IA pour tous, la nouvelle stratégie du Canada en matière d’intelligence artificielle.
Cette stratégie vise à mettre en place une IA régie par les valeurs canadiennes, qui rend des comptes aux Canadiennes et aux Canadiens et qui est au service de toute notre population.
Notre stratégie s’articule autour de trois principes directeurs.
Tout d’abord, la confiance.
Nous allons protéger vos données, vos renseignements personnels et vos enfants.
Deuxièmement, les possibilités.
Nous allons donner aux travailleurs, aux entreprises et aux étudiants canadiens les moyens d’améliorer leurs connaissances, leur expertise et leurs perspectives.
Et enfin, la souveraineté.
Nous allons renforcer la souveraineté du Canada afin que les Canadiennes et les Canadiens puissent décider eux-mêmes de la manière dont l’IA est mise au point, régie et utilisée.
Dans le monde virtuel comme dans le monde physique, nous serons maîtres chez nous.
La stratégie L’IA pour tous vise à générer 200 milliards de dollars supplémentaires de croissance économique.
Cela pourrait se traduire par la création de 250 000 emplois liés à l’IA au cours des cinq prochaines années et faire passer le taux d’adoption de l’IA qui est aujourd’hui d’un sur 10 à près des deux tiers d’ici 2034.
Au cœur de cette stratégie, on trouve l’adoption. Pour que les Canadiens bénéficient de l’IA, chacun doit avoir la possibilité d’apprendre à l’utiliser.
Et pour utiliser l’IA, les Canadiens doivent pouvoir lui faire confiance, avoir confiance que nos enfants seront protégés, que nos concitoyens seront respectés, que notre culture et nos langues seront non seulement préservées, mais renforcées et que notre démocratie sera préservée elle-même.
Les Canadiennes et les Canadiens doivent avoir confiance que l’IA sera régie en fonction de leurs valeurs et qu’ils pourront en partager les avantages.
Et pour que l’IA profite à la population canadienne, elle doit contribuer à créer de nouvelles possibilités et s’appuyer sur des infrastructures que les Canadiennes et les Canadiens peuvent contrôler.
Dans le cadre de notre stratégie, le gouvernement adoptera de nouvelles lois, de nouveaux règlements et de nouvelles normes afin de protéger vos données, votre vie privée et vos enfants.
Nous allons moderniser les lois canadiennes sur la protection de la vie privée et la sécurité en ligne afin de nous assurer qu’elles sont adaptées à un monde axé sur l’intelligence artificielle.
Nous allons renforcer les capacités de l’Institut canadien de la sécurité de l’intelligence artificielle grâce à des recherches de pointe qui permettront d’évaluer les modèles d’IA et de surveiller les risques émergents.
Nous allons présenter un projet de loi sur la protection des renseignements personnels des consommateurs qui garantira que les systèmes d’intelligence artificielle protègent les données des enfants contre toute exploitation et tout préjudice.
Et nous ferons de l’élaboration de normes de sécurité pour les enfants une priorité du Sommet du G7, qui aura lieu le mois prochain à Évian.
Nous allons également consacrer le droit fondamental des Canadiennes et des Canadiens à la vie privée, notamment en mettant en place des mesures de protection contre les pratiques préjudiciables telles que les hypertrucages et la tarification personnalisée, afin que la technologie ne devance pas notre capacité à nous en protéger.
La deuxième chose que nous allons faire, et qui est la plus passionnante – nous en voyons d’ailleurs déjà des exemples au sein du réseau de recherche, c’est d’offrir à l’ensemble de la population canadienne de nouvelles possibilités de participer à des initiatives d’IA et d’en tirer profit.
Nous lançons donc l’Initiative nationale de formation à l’IA, qui offrira de la formation à toute la population canadienne, aux quatre coins du pays, dans les salles de classe, les lieux de travail, les bibliothèques et les centres communautaires.
Cette initiative propose des trousses d’apprentissage sur l’IA gratuites et fiables, y compris des cours et des modules, qui permettront aux Canadiennes et aux Canadiens de mieux comprendre l’IA, de l’utiliser en toute sécurité et en toute confiance, et de la mettre à profit dans leur vie quotidienne.
Cette approche permettra également de repérer les préjugés et les fausses informations, et fournira aux Canadiennes et aux Canadiens les outils d’IA nécessaires pour approfondir leurs connaissances et les aider dans leur carrière.
Une adoption de l’IA à plus grande échelle se traduira par une hausse de la demande en main-d’œuvre canadienne possédant les connaissances et le savoir-faire nécessaires pour l’utiliser efficacement.
Par exemple : un agriculteur qui a besoin d’un responsable spécialisé en IA pour gérer avec précision les quantités à semer, à arroser et à fertiliser.
Ou le propriétaire d’une usine qui a besoin d’un spécialiste en IA pour optimiser les données des machines afin que celles-ci fonctionnent mieux et plus rapidement.
Afin de nous assurer que le Canada est prêt à répondre à cette demande et à former la prochaine génération, nous créerons plus de 90 000 possibilités d’emploi liées à l’IA pour les jeunes Canadiennes et Canadiens, notamment par le truchement du Programme de stages pratiques pour étudiants, du programme Emplois d’été Canada, du Programme Mitacs et du programme Compétences pour réussir.
Nous investirons dans la formation et le perfectionnement des travailleurs à toutes les étapes de leur parcours professionnel, qu’il s’agisse d’étudiants, de professionnels en milieu de carrière ou de travailleurs de première ligne.
Et nous veillerons à ce que chaque étudiant postsecondaire ait accès à des agents d’IA fiables, qu’il fréquente une école d’art ou un laboratoire de sciences informatiques, ou encore qu’il suive une formation d’électricien ou de menuisier, pour que notre prochaine génération dispose d’outils fiables et de classe mondiale sur lesquels elle pourra s’appuyer pour apprendre et se perfectionner.
Nous utiliserons le programme LIFT de la Banque de développement du Canada pour aider les PME canadiennes à obtenir du financement leur permettant d’adopter des outils d’IA dans le cadre de leurs activités.
Nous investissons 500 millions de dollars dans le cadre de l’Initiative régionale en matière d’IA afin de favoriser l’adoption, la mise en marché et l’utilisation de l’IA partout au pays.
Et nous élargirons l’accès à des infrastructures de puissance de calcul souveraines et abordables pour les petites et moyennes entreprises canadiennes grâce à un financement supplémentaire de 700 millions de dollars dans le Fonds d’accès à une capacité de calcul pour l’IA. Ainsi, l’adoption de l’IA au Canada se fera de manière prudente, pragmatique et dans l’intérêt des travailleurs.
Il est essentiel que l’IA reflète l’identité, les valeurs et la culture canadiennes et cela signifie qu’il faut renforcer la présence du français dans les systèmes de l’IA et veiller à ce que les outils maîtrisent les deux langues officielles.
Cela signifie de soutenir les initiatives sur l’IA dirigées par des Autochtones, de protéger les langues et les connaissances autochtones et de permettre aux Autochtones de déterminer la manière dont l’IA sera développée et utilisée.
Le troisième volet de notre stratégie consiste à faire en sorte que le Canada garde le contrôle de sa souveraineté en matière d’IA.
Dans le cadre de notre Stratégie industrielle de défense, nous suivrons un modèle visant à bâtir, à établir des partenariats et à acheter.
D’abord, nous bâtirons au Canada et donnerons la priorité aux entreprises canadiennes en ce qui concerne les marchés publics liés aux capacités souveraines.
Dans les situations où il n’est pas possible de bâtir, nous établirons des partenariats avec des alliés aux vues similaires afin d’attirer des investissements et d’intégrer les chaînes d’approvisionnement.
Ce n’est qu’après avoir épuisé ces options que nous achèterons à l’étranger.
Alors, si l’on se concentre d’abord sur le secteur de la construction au Canada, on constate que le Canada est l’un des quatre seuls pays au monde à disposer d’un grand modèle de langage.
Cela signifie, entre autres, que les données que les Canadiennes et les Canadiens diffusent par l’intermédiaire de leurs entreprises et de leurs services publics peuvent être traitées et gérées au Canada, conformément aux lois et aux normes canadiennes, ce qui protège notre souveraineté numérique et notre sécurité nationale.
En s’appuyant sur ces bases, le Canada développera un superordinateur à IA de calibre mondial, offrant ainsi aux chercheurs et aux entreprises un accès à une puissance de calcul sûre et de haute performance pour leurs innovations les plus ambitieuses.
Nous allons également mettre sur pied un Fonds canadien de croissance technologique de 500 millions de dollars afin de prendre des participations dans des entreprises d’IA à fort potentiel, afin d’aider les entreprises canadiennes à réussir sur la scène internationale tout en conservant fièrement leur identité canadienne. Nous allons aussi développer nos infrastructures informatiques et infonuagiques souveraines afin de réduire notre dépendance par rapport aux fournisseurs étrangers.
Mais soyons clairs : aujourd’hui, la plupart des données que nous utilisons pour l’IA sont transférées hors de nos frontières ou sont régies par les régimes de protection des renseignements personnels d’autres pays.
C’est l’une des raisons pour lesquelles nous allons soutenir les talents canadiens dans le domaine de l’IA en consacrant près de 350 millions de dollars au renforcement des capacités de nos instituts à Montréal, ici à Toronto et à Edmonton, afin d’intensifier la recherche en IA et de recruter les meilleurs talents dans divers domaines, notamment l’ingénierie, les mathématiques, la santé et l’agriculture.
Tout comme dans le monde physique, ce n’est pas seulement ce que nous construisons qui compte, mais aussi la manière dont nous le construisons. Nous allons bâtir de manière durable, en veillant à ce que la mise en place de nouveaux centres de données aille de pair avec le développement d’énergies propres et se fasse dans le respect de normes environnementales rigoureuses.
Nous allons bâtir de manière inclusive, dans le cadre d’un véritable partenariat avec les peuples autochtones.
Comme je l’ai mentionné, nous allons soutenir la recherche en IA dirigée par les Autochtones, mettre à contribution des programmes de Patrimoine canadien, du Conseil national de recherches et de partenaires de l’industrie comme Mila, et bâtir en solidarité avec les travailleurs, les syndicats et les établissements postsecondaires du pays.
Dans les cas où nous ne pouvons pas bâtir seulement par nous-mêmes ici, au Canada, nous travaillerons en partenariat avec des alliés aux vues similaires.
En un an, le Canada a noué 20 partenariats économiques et de sécurité, dont 12 dans le secteur de l’IA.
L’une de ces initiatives de premier plan est l’Alliance pour la souveraineté technologique, qui nous permettra de renforcer notre collaboration avec des alliés de confiance, à commencer par l’Allemagne, afin de partager l’IA, la recherche, les talents, les investissements et les infrastructures.
Nous nous servirons de nos forces complémentaires pour constituer un étroit réseau de partenariats avec des parties prenantes de l’Europe, de l’Asie, de l’Australie et du Moyen-Orient.
Ce n’est qu’après avoir épuisé ces options que nous envisagerons d’acheter à l’étranger.
Et, même dans ce cas, nous veillerons à ce que des retombées maximales reviennent au Canada tout au long de la chaîne de valeur, notamment en tirant parti de la politique « Achetez canadien » pour soutenir l’essor des entreprises ici.
L’objectif crucial de notre stratégie est de veiller à ce que l’IA soit profitable aux Canadiennes et aux Canadiens. C’est pourquoi nous lançons le Programme de missions en IA, qui sortira l’IA canadienne des laboratoires pour résoudre des problèmes concrets.
De vrais problèmes comme ceux que nous venons de voir se régler ici même, au Réseau universitaire de santé.
Nous réunirons des entreprises, des réseaux de la santé, des gouvernements et des partenaires des communautés pour mettre plus rapidement des idées ambitieuses en pratique.
Et notre première mission – la raison de notre présence ici – est de fournir 200 millions de dollars pour améliorer les soins de santé au moyen de projets propulsés par le secteur de la santé. Ces projets pourraient par exemple permettre de réduire le temps d’attente à l’urgence, d’accroître l’accès aux soins primaires, de réduire le fardeau administratif des médecins et autres personnes soignantes et d’améliorer les méthodes chirurgicales.
Près des trois quarts des pays de l’Union européenne se servent déjà des diagnostics assistés par l’IA pour l’imagerie médicale et la détection de maladies.
Nous mettons à profit une technologie transformatrice pour améliorer la vie des Canadiens.
Nous élargissons VITAL, une plateforme canadienne de données de santé qui utilise l’IA pour relier des centaines de milliers de points de données hospitaliers, de l’imagerie aux dossiers médicaux et signes vitaux, aux patients afin de favoriser des percées dans la manière dont nous réalisons, prévenons et traitons les maladies.
Et bientôt, nous nous tournerons vers des projets similaires dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et du transport.
Permettez-moi de conclure en reconnaissant, comme le ministre Solomon l’a fait, que trop souvent, quand les gens parlent de l’IA, notamment ceux qui la développent et mettent sur pied l’infrastructure dont elle a besoin, on a l’impression que l’IA est une fin en soi.
Elle n’est que rarement connectée aux gens et développée pour eux. Notre stratégie L’IA pour tous, inspirée notamment du Réseau universitaire de santé, est conçue de manière à redonner le pouvoir aux Canadiennes et aux Canadiens, à stimuler la confiance, à fournir des occasions et, surtout, à exploiter l’IA pour améliorer le quotidien des gens et, effectivement, sauver des vies.
Dans les salles d’opération juste au bout du couloir, des chirurgiens se servent d’une imagerie assistée par l’IA pour identifier des structures artérielles pendant des procédures complexes – vésicules biliaires, poumons et plus encore.
Dans l’un des milieux de travail les plus exigeants au monde, qui réunit des spécialistes parmi les plus compétents, l’IA rend ces gens encore meilleurs, plus précis, plus confiants, et tout cela grâce à un outil qui n’existait pas il y a cinq ans.
Notre nouvelle stratégie aidera à mieux circonscrire l’emploi de l’IA pour que, au Canada, l’IA soit profitable à tout le monde, tout le temps.
Pour bâtir un pays qui n’est pas juste fort et intelligent, mais bon.
Sur ce, je vais répondre à vos questions avec plaisir. Merci beaucoup!