Hier, c’était la fête du Canada. Aujourd’hui, c’est la fête du Canada fort.
Dans un monde devenu plus dangereux et divisé, notre stratégie consiste à nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler, à consolider notre force au pays et à diversifier nos partenariats à l’étranger.
Aujourd’hui, dans le cadre d’une série d’initiatives, nous mobiliserons plus de 150 milliards de dollars de nouveaux investissements tout en faisant progresser notre programme commercial dans l’ensemble de l’Asie. Dans tous les cas, la Colombie-Britannique joue un rôle central : elle est la porte d’entrée vers un Canada plus prospère, plus durable et plus inclusif.
Merci au premier ministre Eby, dont le leadership a rendu cette annonce possible.
Le monde est devenu plus dangereux et divisé.
Le système commercial mondial est en pleine mutation.
Et maintenant, nous sommes confrontés à une crise énergétique à trois niveaux : du coût de la vie, de la sécurité et du climat.
La bonne nouvelle, c’est que le Canada a des solutions.
Le mois dernier, les dirigeants du G7 ont appelé le Canada à fournir l’énergie fiable dont le monde a besoin. Nous le ferons de manière durable et inclusive.
Cette semaine, le premier ministre Eby s’est rendu en Chine, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités aux entreprises de la Colombie-Britannique. Et aujourd’hui, le président Marcos Jr. des Philippines entame une visite officielle visant à renforcer nos liens économiques, sécuritaires et culturels avec son pays et avec les 500 millions de personnes vivant dans les pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE).
Pour saisir ces occasions, le Canada doit changer sa façon de faire.
Nous devons aller plus vite, bâtir plus grand et travailler ensemble. Nous devons faire preuve d’ambition, tout en bâtissant de manière durable et inclusive.
La Colombie-Britannique est la porte d’entrée du Canada vers les marchés qui connaissent la croissance la plus rapide au monde. Le réseau électrique de la Colombie-Britannique produit une électricité qui figure parmi les plus propres, les plus fiables et les plus abordables d’Amérique du Nord. La Colombie-Britannique est en tête de la production d’or, de zinc et de cuivre. Elle compte l’une des populations les plus instruites et les plus qualifiées au monde.
En nous appuyant sur ces atouts exceptionnels, le premier ministre Eby et moi sommes déterminés à bâtir une province et un pays plus forts, plus résilients et plus indépendants.
Déjà, un tiers des initiatives que le Bureau des grands projets fait avancer proviennent de la Colombie-Britannique.
Pour accélérer et accentuer cette dynamique, le premier ministre Eby et moi annonçons la signature d’un accord de prospérité et de collaboration sans précédent entre le Canada et la Colombie-Britannique.
Cet accord est global. Il est ambitieux. Et il contribuera à transformer l’ensemble de l’économie canadienne et à financer les services publics dont dépendent les Canadiennes et les Canadiens.
C’est un plan qui nous aidera à exploiter notre plein potentiel en tant que superpuissance énergétique.
Il favorisera la construction de corridors de transport et l’étendue de ceux qui existent déjà, pour que nous puissions exporter nos ressources vers les marchés mondiaux plus rapidement.
Il mettra à profit la main-d’œuvre hautement qualifiée de la Colombie-Britannique en élargissant la formation, en accélérant le recrutement et en favorisant l’embauche d’un plus grand nombre de travailleurs de métiers spécialisés.
Enfin, il prévoit des mesures de protection environnementale rigoureuses et un partenariat concret avec les Premières Nations à chaque étape.
Tout d’abord, le Canada et la Colombie-Britannique collaboreront pour accélérer la mise en œuvre des projets qui permettront au Canada de réaliser pleinement son potentiel en tant que superpuissance énergétique mondiale, à commencer par le GNL.
D’ici 2040, la demande mondiale de GNL devrait augmenter de 60 %, notamment pour remplacer la production d’électricité à partir du charbon, source d’émissions élevées, et pour équilibrer les réseaux électriques de plus en plus alimentés par les énergies renouvelables.
Le Canada peut devenir le fournisseur de prédilection.
Le gouvernement fédéral collaborera avec des promoteurs du secteur privé, les communautés et les Premières Nations afin d’accélérer la délivrance de permis, le financement et la réalisation de grands projets de GNL en Colombie-Britannique, dont LNG Canada, Ksi Lisims, le gazoduc de Prince Rupert, Cedar et Woodfibre.
Ces projets permettront de multiplier par plus de trois la production de GNL du Canada au cours de la prochaine décennie et d’atteindre de nouveaux marchés en Asie et en Europe. Tous ces projets seront à faibles émissions et seront réalisés en proche partenariat avec les Premières Nations.
Deuxièmement, nous soutiendrons le développement des infrastructures énergétiques, minières et commerciales nécessaires pour libérer tout le potentiel économique du nord de la Colombie-Britannique, dans le respect de l’environnement.
En matière d’énergie, le gouvernement fédéral consacrera 3,9 milliards de dollars aux phases 1 et 2 de la ligne de transport d’électricité de la côte nord afin de fournir une électricité propre, fiable et abordable aux communautés et aux chantiers de la région.
Dans le secteur minier, nous investirons 500 millions de dollars pour agrandir la mine Red Chris, ce qui augmentera la production annuelle de cuivre du Canada de plus de 15 %, renforçant ainsi la position du pays en tant que fournisseur de minéraux critiques fiable et de choix, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de plus de 70 %.
En matière de développement durable et de conservation, nous créerons une nouvelle aire protégée de la taille de la Grèce, conformément à l’engagement du Canada de préserver 30 % de nos terres d’ici 2030. Et nous investirons dans de nouvelles énergies propres dans toute la province, en mettant particulièrement l’accent sur le développement du secteur de la fabrication d’éoliennes en Colombie-Britannique.
Nous améliorons les réseaux de transport d’énergie et nous réalisons de nouveaux projets d’énergie éolienne pour libérer tout notre potentiel en tant que superpuissance énergétique mondiale. Nous bâtissons également les infrastructures commerciales nécessaires pour acheminer nos ressources vers de nouveaux marchés à travers le monde.
Le port de Vancouver traite chaque jour 1 milliard de dollars d’échanges commerciaux avec 170 pays, et achemine plus de marchandises que les cinq autres plus grands ports canadiens réunis.
Mais cette réussite met maintenant ses capacités à rude épreuve et les engorgements s’aggravent. Les navires attendent pour charger leurs marchandises. Il faut trop de temps pour acheminer les produits importés jusqu’aux consommateurs canadiens. Cela ralentit nos échanges commerciaux, nous fait perdre de nouvelles occasions d’affaires au profit des États-Unis, fait grimper les prix chez nous et freine notre économie.
Nous sommes déterminés à changer cela dans le cadre de la mission que le Canada s’est donnée : doubler ses exportations vers des marchés autres que les États-Unis au cours de la prochaine décennie. Le gouvernement du Canada soutiendra des travaux de modernisation des infrastructures d’une valeur de 10 milliards de dollars afin d’accroître la capacité du terminal Roberts Bank. Cela permettra de dégager plus de 100 milliards de dollars de nouvelle capacité commerciale et d’apporter environ 3 milliards de dollars supplémentaires à l’économie canadienne chaque année.
Le potentiel de cette expansion pour l’économie canadienne rivalisera avec la contribution de la Voie maritime du Saint-Laurent.
Tout en facilitant les échanges commerciaux, nous simplifierons les déplacements courants. En partenariat avec la Colombie-Britannique, le gouvernement fédéral consacrera jusqu’à 3 milliards de dollars au projet de remplacement du tunnel George Massey. Ce projet permettra de remplacer l’actuel tunnel de transport à quatre voies situé le long de l’autoroute 99, qui commence à montrer des signes de vieillissement, par un tunnel moderne à huit voies. Le Canada pourra ainsi exporter davantage de ses produits, plus rapidement, tout en reliant l’ensemble de l’économie du Lower Mainland.
Parallèlement, nous travaillerons avec les autorités portuaires et les Premières Nations afin d’exploiter pleinement le potentiel des ports de Prince Rupert et de Stewart. Ces ports serviront de corridors commerciaux essentiels pour les minéraux critiques et autres ressources du Canada, offrant ainsi une capacité indispensable à l’économie en pleine croissance de la Colombie-Britannique.
Les citoyens de la Colombie-Britannique et du Canada ont toujours compris qu’il ne s’agit pas seulement de ce que nous bâtissons, mais aussi de la manière dont nous le bâtissons.
C’est pourquoi nous allons bâtir de façon durable, en instaurant un nouveau cadre national de crédits carbone afin de créer des marchés du carbone efficaces et en étendant le réseau électrique propre de la Colombie-Britannique là où il aura le plus d’impact.
Par le biais d’un investissement de 250 millions de dollars dans l’initiative de protection des baleines, nous renforcerons les mesures de protection des baleines du Canada, notamment celles concernant l’habitat des épaulards résidents du Sud le long de la côte de la Colombie-Britannique.
Nous renforcerons également la protection des écosystèmes côtiers en prévenant les déversements de pétrole et en renforçant la conservation du milieu marin grâce au Plan de protection des océans.
De plus, les conditions relatives à l’expansion du terminal 2 de Roberts Bank comprendront des mesures détaillées visant à protéger les habitats des épaulards.
Nous tenons également à affirmer clairement que l’accord conclu aujourd’hui entre le Canada et la Colombie-Britannique prévoit l’engagement à maintenir l’interdiction fédérale des pétroliers sur la côte Nord, conformément au tracé proposé pour un nouveau pipeline interprovincial dans le cadre de l’accord bilatéral entre le Canada et l’Alberta.
Nous allons bâtir de manière inclusive, en véritable partenariat avec les Premières Nations, y compris celles qui vivent ici, au bord de la mer des Salish. Cela se traduira par une participation autochtone afin de donner aux communautés un intérêt direct dans le projet et de leur apporter des retombées économiques durables. L’ampleur de ces possibilités est sans précédent, et nous sommes déterminés à faire de notre accord un modèle pour l’avenir.
Nous allons bâtir en solidarité avec les travailleurs de la Colombie-Britannique. Dans le cadre de l’initiative Une Équipe Canada forte, nous allons créer jusqu’à 100 000 occasions de stage dans les métiers spécialisés. Dans le cadre du présent accord, nous allons également investir plus de 630 millions de dollars dans les services de garde abordables en Colombie-Britannique, pour qu’un plus grand nombre de citoyennes et citoyens de la Colombie-Britannique puisse participer à la croissance économique du Canada.
Et nous allons bâtir canadien en privilégiant les matériaux canadiens, notamment le bois d’œuvre, l’acier et les minéraux critiques de la Colombie-Britannique.
Dans cette province, la construction s’inscrit dans une longue et fière tradition. Cela a apporté une grande prospérité, mais avec le recul, cela n’a pas toujours été fait de la meilleure des façons.
Permettez-moi de vous donner un exemple personnel : dans les années 1930 et 1940, mon grand-père a travaillé à la mine de cuivre Anaconda de Britannia Beach, qui, à son apogée, fournissait près du cinquième du cuivre dans le monde.
Elle a généré une grande prospérité, mais elle était détenue par des intérêts étrangers. Les travailleurs de cette mine n’étaient pas toujours traités équitablement, les membres des Premières Nations en étaient exclus et l’impact environnemental était largement négligé.
Cette fois-ci, nous bâtissons de la bonne manière.
En solidarité avec les travailleurs, en plein partenariat avec les Premières Nations et de manière durable, afin de protéger nos terres et nos eaux pour les générations à venir.
L’accord historique conclu aujourd’hui vise à bâtir un Canada au service de tous.
C’est ça, un Canada fort.
Merci.