Merci beaucoup, Votre Excellence, Monsieur le Ministre Fahad ben Abduljalil Al-Saif, pour votre leadership et votre collaboration.
Il est important de nouer ces liens, de les traduire en actions concrètes et de transformer ces actions en un partenariat à part entière. Tel est l’esprit de ce forum.
Son Excellence m’a fait un compte rendu de certaines discussions qui ont eu lieu aujourd’hui. De la qualité et du niveau d’ambition qui se dégagent de ces discussions.
Nous allons découvrir dans un instant, lors de la cérémonie de signature, le fruit du travail accompli.
Cet après-midi, j’ai félicité Son Altesse Royale pour bien des choses : son leadership, sa vision, l’attention qu’il porte à la mise en œuvre et à l’action. Son sang-froid. L’importance qu’il accorde à ce que nous pouvons contrôler dans un monde marqué par de nombreux risques et une grande instabilité.
Cette région le sait. Le Canada le sait. De manière différente, mais la leçon est la même.
Je l’ai également félicité pour la qualité de la fanfare militaire de la maison royale, car elle a interprété un Ô Canada absolument impeccable. Et cela faisait 26 ans qu’elle n’avait pas joué Ô Canada, puisque ce fut lors de la dernière visite d’un premier ministre canadien.
J’espère que maintenant qu’elle l’a appris, elle aura l’occasion de le jouer à de nombreuses reprises, et ce sera le cas.
L’Arabie saoudite est le deuxième partenaire commercial du Canada dans la région du Golfe.
Le secteur privé a permis de maintenir ces relations commerciales, mais nous n’avons encore qu’à peine effleuré le potentiel de ces relations.
Aujourd’hui marque le début de la prochaine étape visant à bâtir.
Vous avez sans doute remarqué une présence de plus en plus marquée du gouvernement canadien ici, en Arabie saoudite.
Quatre de nos ministres sont venus ici ces derniers mois : la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, le ministre de la Défense nationale, David J. McGuinty, et le ministre des Finances et du Revenu national, François-Philippe Champagne.
Vous reverrez le ministre Champagne dans quelques mois, lorsqu’il reviendra accompagné de nos grands fonds de pension, de nos principaux bailleurs de fonds.
L’ampleur des occasions d’investissement, de partenariat, de recyclage d’actifs et de capital-risque ici en Arabie saoudite est immense, tout comme nos occasions au Canada. Et nous serons plus forts en bâtissant ensemble.
Nous gagnerons également en force au fil du temps, en mettant en place des plateformes qui permettront de desservir d’autres régions et le reste du monde, grâce à la mise en commun de nos complémentarités.
L’un des secteurs qui occupent le plus les esprits de nombreux représentants présents dans cette salle est celui de l’exploitation minière.
Il y a environ quatre ans, j’ai assisté au premier Forum sur les minéraux du futur. J’avais été impressionné par l’ampleur des ambitions, mais je pense que, si l’on revient sur ce forum, celles-ci ont déjà été dépassées par le niveau d’activité et d’investissement actuel.
Il existe aujourd’hui ici environ 2 500 milliards de dollars de richesses minérales inexploitées. La combinaison de l’expertise canadienne, des capitaux canadiens, des enseignements tirés de nos études géologiques et de la mise en œuvre de notre savoir-faire en ingénierie permettra de mieux exploiter ce potentiel.
Ce n’est là qu’un aspect de la collaboration en matière d’éducation qui est en cours, car des milliers et des milliers d’emplois seront créés ici dans le secteur minier.
Quarante pour cent des sociétés minières cotées en bourse dans le monde sont situées au Canada; c’est donc ce type d’écosystème financier que nous devons établir entre nos pays.
Bien sûr, cela touche les géants du secteur minier, mais aussi les petites sociétés minières et toutes celles qui prennent des risques et contribuent au développement de ce secteur.
Nous sommes ici des partenaires naturels, face à d’énormes occasions, à un moment où le monde a besoin de nouveaux partenaires dans le secteur minier.
Individuellement et collectivement, nous pouvons apporter une grande partie de ce qui est nécessaire afin de rendre le monde plus stable.
Il en va de même dans le secteur de l’énergie. Chacun d’entre nous apporte son point de vue et son expertise, que ce soit dans le domaine du nucléaire, de l’ingénierie, du co-investissement ou des infrastructures supplémentaires qui seront construites ici pour diversifier le secteur et contribuer à renforcer la stabilité et à créer des occasions au Canada dans le domaine du GNL et au-delà.
Pour en revenir à l’exploitation minière, nous avons mis en œuvre une stratégie que l’Arabie Saoudite s’apprête à adopter, qui consiste à exploiter les métaux et minéraux critiques en s’appuyant notamment sur le rôle stabilisateur de l’État grâce à des accords d’exploitation et à la constitution de stocks.
C’est une stratégie que les États-Unis appliquent également : elle est dans l’intérêt du monde entier et favorise les premières phases de développement.
Dans ce contexte, au cours des 12 derniers mois, nous avons signé 69 partenariats portant sur des minéraux stratégiques, représentant 20 milliards de dollars d’accords d’exploitation et de constitution de stocks. Il s’agit là d’une activité à grande échelle, qui peut ensuite être multipliée.
Je vais dire quelques mots sur le Canada et sur la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Nous nous inspirons, à bien des égards, de l’ambition de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite : l’ampleur de l’ambition, une économie florissante, une nation ambitieuse.
Nous nous efforçons d’être une nation ambitieuse qui se développe à un rythme sans précédent depuis une génération. Notre objectif est de devenir l’économie du G7 qui se développe le plus rapidement – non pas pendant une année, ni pendant un trimestre, mais de manière constante.
Nous comptons mobiliser 1 000 milliards de dollars d’investissements d’ici la fin de cette décennie. Nous nous lançons dans un programme de développement de l’industrie de la défense d’un montant de 500 milliards de dollars. Nous visons à doubler nos exportations vers les pays autres que les États-Unis et sommes sur la bonne voie pour y parvenir. Nous créons des emplois à un rythme deux fois supérieur à celui des États-Unis.
Au Canada, nous enregistrons le plus haut niveau d’investissements directs étrangers depuis 20 ans, soit un rythme deux fois supérieur à celui de notre plus proche concurrent du G7, compte tenu de la taille de l’économie.
Nous sommes désormais classés comme la destination la plus attrayante au monde en matière d’infrastructures d’investissement. Il nous reste encore beaucoup à faire, mais nous sommes sur la bonne voie. Nous prenons de l’élan.
Vous connaissez la marche à suivre : fixer des objectifs ambitieux, suivre leur progression, ajuster le tir et continuer d’avancer.
Si vous commencez à atteindre ces objectifs ambitieux, comme le sait le ministre des Finances, vous vous fixez alors des objectifs encore plus ambitieux.
Et lorsque le monde vous plongera dans une crise, ce qui arrivera inévitablement, lorsqu’il vous confrontera à un problème économique ou à un défi géopolitique, vous resterez concentré sur votre plan à long terme.
Certes, vous ferez ce que vous pouvez pour apporter votre aide en temps de crise, mais vous resterez concentré sur votre objectif, car c’est bâtir un pays fort qui est nécessaire.
Je terminerai simplement en exprimant ma gratitude et mon admiration pour cette société dynamique qui est en train de voir le jour ici. La transformation qui est en cours.
Je dis cela en tant que personne qui est venue pour la première fois au Royaume en 1994, et j’ai donc pu constater certains changements concrets qui se sont produits.
Mais j’ai également constaté, tout comme le reste du monde, que ce pilier d’une société dynamique fait du Royaume un carrefour du commerce, de la culture et de la créativité à l’échelle mondiale : des sociétés de jeux vidéo de premier plan, la Coupe du monde du jeu vidéo qui se tiendra prochainement en ligne, la Coupe du Monde de la FIFA prévue en 2034, des festivals internationaux de cinéma, ainsi que le circuit de Formule 1 le plus rapide au monde.
Je terminerai simplement en disant à quel point nous sommes ravis d’être ici, à quel point nous sommes ravis de ressentir l’énergie qui règne dans cette salle.
Tout ce qui se cache derrière les accords que nous allons voir signés dans un instant, et à quel point nous sommes enthousiastes à l’idée de tout ce qui va suivre.
Nous entendrons donc, je l’espère, encore souvent Ô Canada, et nous entendrons encore beaucoup parler du Royaume au Canada.
Merci beaucoup.