Transcription - Le premier ministre Carney annonce un partenariat avec General Dynamics Land Systems-Canada
Le premier ministre Carney annonce un partenariat avec General Dynamics Land Systems-Canada
Merci. Merci beaucoup. Monsieur le Ministre McGinty, cher David, Merci. Dave… Merci, Dave. Merci à tous. À Heather et aux autres. C’est tout. C’est tout pour les Dave. Avant de commencer, je tiens à souligner une chose que nous ressentons tous. Des milliers de Canadiennes et de Canadiens ont perdu la vie ou ont été bouleversés par les feux de forêt partout au pays. Il y a encore des inondations au Manitoba. Au nom de l’ensemble de la population canadienne, de toutes les personnes ici présentes, des Canadiennes et des Canadiens à travers le pays, je tiens à remercier les courageux pompiers, les premiers répondants ainsi que les dirigeants autochtones et locaux qui travaillent sans relâche pour assurer la sécurité de notre population.
Et en présence du ministre et de membres des Forces armées canadiennes, je tiens à saluer leur contribution. L’Aviation royale canadienne met à disposition des avions de recherche et sauvetage, et le Centre interservices des feux de forêt du Canada fournit quant à lui des hélicoptères. Nous collaborons étroitement avec nos homologues provinciaux et municipaux. Nous nous tenons prêts et nous apporterons toute l’aide supplémentaire nécessaire, car les Canadiennes et les Canadiens veillent toujours les uns sur les autres. Nous sommes aujourd’hui à London, au siège social de General Dynamics Land Systems-Canada. Pas seulement le siège social, mais l’usine. Pas seulement l’usine, mais le centre de recherche et développement. De A à Z, tout le processus.
J’ai fait une visite extraordinaire qui n’a fait qu’effleurer la surface de cette formidable entreprise, de cette incroyable installation et de sa main-d’œuvre tout aussi incroyable. Et je tiens à remercier Heather pour cette visite. Merci à toute l’équipe de GDLS-Canada de nous accueillir. Il y a plus de 1700 Canadiennes et Canadiens qui travaillent dans cette usine, où ils conçoivent et construisent les véhicules blindés utilisés partout dans le monde par les Forces armées canadiennes et nos alliés. Et c’est par cela que je veux commencer. J’aimerais commencer par ceci, c’est-à-dire les personnes qui comptent sur ce qui est fabriqué ici. Au cours de la dernière année, le Canada a renforcé sa capacité à assurer la défense de ses frontières, à protéger l’Amérique du Nord, à soutenir ses alliés.
Les Forces armées canadiennes sont déployées actuellement le long d’un seul, très vaste territoire qui s’étend en forme de croissant, depuis l’Arctique canadien, en passant par le Grand Nord européen, puis en descendant vers la mer Baltique, jusqu’en Lettonie. Dans l’Arctique canadien, nous assurons désormais une présence terrestre, maritime, aérienne et spatiale, et ce, 365 jours par année. Nos Forces collaborent avec des partenaires nordiques dans le cadre de l’OTAN afin d’assurer la défense collective dans le Grand Nord, notamment lors d’exercices comme Cold Response. Et en Lettonie, la semaine dernière, le ministre de la Défense nationale et moi-même avons annoncé que nous étendions et élargissions notre rôle de chef de file pour protéger le flanc est de l’OTAN, littéralement sur la ligne de front avec la Russie dans le cadre de l’opération REASSURANCE.
Cette présence, ce dévouement et ce sacrifice des femmes et des hommes de nos forces armées doivent s’accompagner de capacités de premier plan. Car le monde a changé. Les régimes autoritaires s'affirment de plus en plus. Nous faisons face à des menaces croissantes, que l’on pense à l’incursion dans l’Arctique canadien ou aux cyberattaques, ajoutant à ce que la nature de la guerre change rapidement à cause de la prolifération des drones, des systèmes autonomes et des missiles hypersoniques.
Et dans ce monde devenu plus dangereux et divisé, le leadership canadien se définira non seulement par la force de nos valeurs, mais aussi par la valeur de notre force. Cette force doit être modernisée, renforcée et conçue pour durer. C’est pourquoi nous avons annoncé, tout juste la semaine dernière à Halifax, que nous allions acquérir un nombre maximal de 12 sous-marins de la société allemande TKMS – le plus grand projet d’approvisionnement de l’histoire canadienne. C’est aussi pourquoi nous avons pris la décision d’acheter des avions de patrouille P-8 Poseidon, et pourquoi nous avons déployé les premiers de 15 destroyers de la classe Fleuves et rivières, passé un marché pour le radar transhorizon dans l’Arctique, acquis de nouvelles capacités de frappe de précision à longue portée, et établi une constellation pour télécommunications par satellites en orbite terrestre basse sûre et souveraine.
Et c’est pourquoi nous faisons l’annonce d’aujourd’hui. L’Armée canadienne a besoin de nouveaux véhicules parce qu’elle est de plus en plus présente au pays et à l’étranger. Les véhicules qui sont conçus pour durer avec des capacités de prochaines générations qui viennent renforcer notre flotte vieillissante, conçus pour protéger avec un blindage de pointe pour protéger nos soldats au combat, et conçus pour l’avenir avec des technologies pouvant répondre aux contraintes de la guerre moderne.
Les Forces armées canadiennes ont besoin d’une nouvelle flotte de véhicules à l’appui de leurs opérations, pas seulement aujourd’hui, mais pour des décennies. Et à cette fin, le ministre McGuinty et moi sommes fiers d’annoncer le lancement d’un nouveau partenariat stratégique avec General Dynamics Land Systems-Canada. Par l’entremise de ce partenariat, notre gouvernement, et c’est un aspect du partenariat, permettez-moi d’être clair. Toutefois, dans le cadre de ce partenariat, notre gouvernement investira près de 2 milliards de dollars sur quatre ans dans la fabrication et la livraison de 190 véhicules blindés de soutien au combat, ce qui fera passer notre flotte à 550 véhicules.
Et comme le savent les gens dans cette salle et les représentants, ces véhicules sont conçus pour garder les soldats protégés, mobiles et prêts pour la mission dans les environnements les plus exigeants. Depuis des décennies, GDLS-Canada fabrique des véhicules qui appuient les Forces armées canadiennes sur des bases militaires partout au pays, en Afghanistan et en Lettonie. De plus, comme nous l’avons annoncé la semaine dernière, 35 véhicules supplémentaires seront fournis à l’Ukraine pour l’aider à se défendre contre la Russie. Merci. Merci.
Et la nouvelle commande pour cette flotte que nous annonçons aujourd’hui perpétue cette tradition : elle sera au service des Canadiennes et des Canadiens en uniforme sur les bases de partout au pays. Chacun de ces véhicules le sera. Chaque véhicule sera conçu ici même, dans l’usine de GDLS-Canada située ici même, à London. Notre nouveau partenariat avec GDLS-Canada permettra de créer ou de préserver plus de 6 000 emplois bien rémunérés partout au Canada chaque année au cours des huit prochaines années. Mais ce n’est pas tout : derrière chaque véhicule se trouve toute une chaîne d’approvisionnement mettant en valeur l’ingéniosité, la compétence et le savoir-faire canadiens. Les techniciens de Ryan Manufacturing à Richmond, en Ontario, fabriquent les assemblages de faisceaux de fils et de câbles de grade militaire qui alimenteront ces véhicules et assureront leur connexion. Les métallurgistes d’InterPro à Regina, en Saskatchewan, produisent les coques blindées qui aident à protéger nos militaires. Les ingénieurs de Thales à Saint-Laurent conçoivent les systèmes d’imagerie thermique permettant à nos soldats de travailler dans les conditions les plus difficiles. Les électriciens d’IMP Aerospace & Defence à Enfield, en Nouvelle-Écosse, fabriquent les composants spécialisés qui assurent la disponibilité opérationnelle de ces véhicules. Et bien d’autres encore.
Toutes ces pièces – conçues et fabriquées avec doigté par des Canadiennes et des Canadiens de la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse – arrivent ici, dans l’usine de London, où des travailleurs, des travailleurs spécialisés les transforment en véhicules blindés de soutien au combat. Et ça fait partie de la principale force de GDLS-Canada, parce que l’entreprise est présente dans toute la chaîne d’approvisionnement. En fait, elle soutient déjà bien plus de 10 000 emplois partout au pays – bien au-delà des 6 000 qui devraient être créés grâce à ce partenariat. Félicitations. Alors, mon message aux travailleurs qui sont ici est le suivant : les femmes et les hommes des Forces armées canadiennes et nos alliés comptent sur vous. De même que des travailleurs et des familles de partout au pays. Vous devriez être très, très fiers de ce que vous accomplissez.
Et dans un monde plus dangereux et plus divisé, le Canada doit redoubler d'efforts pour assurer sa défense, préserver sa souveraineté et soutenir ses alliés. Et il doit le faire en investissant dans les travailleurs canadiens, l'acier canadien et le secteur canadien de la fabrication. C'est comme ça que nous allons bâtir une économie canadienne plus forte, plus indépendante et plus résiliente.
L’annonce d’aujourd’hui est un exemple de notre Stratégie industrielle de défense en action. C’est un plan audacieux pour doter nos Forces armées de ce dont elles ont besoin, quand elles en ont besoin; faire croître les entreprises canadiennes de défense; et mettre des centaines de milliards de dollars nécessaires à notre protection et à la protection de nos alliés. Elle permettra de mettre ces centaines de milliards de dollars au service des secteurs stratégiques de notre économie. Notre cadre est simple : bâtir, travailler en partenariat, acheter. Nous voulons d’abord et avant tout bâtir au Canada et nous approvisionner auprès d’entreprises canadiennes qui possèdent des capacités souveraines. C’est notre plan.
C’est ce que nous faisons ici aujourd’hui avec GDLS-Canada. Il y aura bien des situations où nous n’aurons pas toutes ces capacités ici au Canada. Nous cherchons donc à établir des partenariats avec des alliés de confiance. Et c’est ce que nous faisons avec une annonce que nous avons faite en mai, lorsque nous avons entamé des négociations pour acquérir l’avion de surveillance GlobalEye de Saab. C’est un système d’alerte précoce et de contrôle destiné à détecter et à dissuader les menaces dans l’Arctique canadien et au-delà. Ce contrat prévoit la garantie de 3 000 emplois au Canada et l’engagement de fabriquer au Canada un tiers de la flotte prévue, soit la flotte mondiale de GlobalEye, et pas seulement la commande du Canada.
Le plan a déjà pris de l’ampleur avec l’annonce par l’OTAN que l’alliance utilisera le GlobalEye comme avion de prédilection. Maintenant, lorsque ce n’est pas faisable, et ces situations se produiront également. Si bâtir et établir des partenariats n’est pas possible, le Canada achètera du matériel auprès de ses alliés, mais en posant des conditions claires qui favorisent le réinvestissement dans notre base industrielle de défense. C’est la stratégie qui a été adoptée pour l’acquisition des sous-marins. Par exemple, l’une des conditions de ce contrat stipule que 100 % de la valeur de notre investissement doit être réinvesti ici, au Canada. Étant donné sa conception, cette stratégie aura, de loin, les retombées économiques les plus importantes ici, au Canada.
Je tiens également à dire quelques mots sur un autre aspect de l’annonce d’aujourd’hui, soit le Cadre de partenariat stratégique, parce que c’est un autre moyen de renforcer l’industrie canadienne de la défense. Le Cadre de partenariat stratégique nous aidera à consolider la base industrielle de défense du Canada grâce à des partenariats à long terme prévisibles avec les meilleurs acteurs de l’industrie canadienne. Grâce à ce cadre, les entreprises canadiennes peuvent collaborer plus étroitement avec le gouvernement dans le but de renforcer les capacités souveraines, soit les véhicules blindés, les drones et les brise-glaces dont nos Forces armées ont besoin. Les entreprises sélectionnées en tant que partenaires stratégiques s’engagent à investir dans la recherche et le développement au Canada, le genre de projets de recherche et développement qui sont réalisés ici; à étendre les chaînes d’approvisionnement nationales, comme celles de GDLS-Canada, et à embaucher de la main-d’œuvre canadienne et, dans la mesure du possible, de la main-d’œuvre syndiquée. Je tiens à remercier UNIFOR de sa contribution.
En contrepartie, le gouvernement fédéral jouera le rôle de client de référence, accélérera les procédures d’approbation et ouvrira la voie à de nouveaux marchés d’exportation. C’est clair et simple : lorsque les entreprises canadiennes bâtiront dans l’intérêt du Canada, le Canada les accompagnera. Nous avons lancé ce cadre à CANSEC il y a moins de deux mois. Et aujourd’hui, nous annonçons, comme vous le savez, que GDLS-Canada sera notre premier partenaire stratégique. C’est le genre de mesure décisive et rapide à laquelle s’attendent les Canadiennes et les Canadiens dans la situation actuelle. Il y a près de 50 ans, ici même à London, GDLS-Canada a commencé à fabriquer des véhicules et à faire la force du Canada à travers le monde. Des véhicules qui ont transformé l’acier et l’ingéniosité canadiens en sécurité canadienne. Aujourd’hui, nous renouvelons cette force. Nous veillons à ce qu’elle soit bâtie au Canada, par des Canadiennes et des Canadiens.
Nous allons réinvestir pour rebâtir et réarmer les Forces canadiennes. Nous accordons aux membres de nos forces armées la plus importante augmentation salariale depuis une génération, car leur rémunération doit être à la hauteur de leurs responsabilités. Nous avons déjà atteint l’objectif de 2 % fixé par l’OTAN en matière de dépenses militaires pour la première fois depuis la chute du mur de Berlin. Et cet objectif ne constitue pas un plafond pour les investissements du Canada dans le domaine de la défense, mais plutôt une référence. Notre cadre budgétaire prévoit déjà des mesures visant à consacrer 4 % de notre PIB à la défense d’ici la fin de cette décennie. Nous avons également lancé la toute première Stratégie industrielle de défense du Canada et mis sur pied l’Agence de l’investissement pour la défense afin de réduire les délais, de renforcer les partenariats et de répondre aux besoins de nos forces armées et de notre économie.
Le Canada prend des mesures pour se protéger et protéger ses alliés. Et si nous voulons dissuader l’agression russe dans les pays baltes et dans toute l’Europe, assurer une paix juste et durable en Ukraine, affirmer notre pleine souveraineté dans l’Arctique ainsi que défendre et promouvoir nos valeurs de liberté, de démocratie, de paix, nous devons le faire en position de force. Si nous voulons un monde plus fort, et si nous voulons un monde plus sûr, nous avons besoin d’un Canada plus fort. Je terminerai sur cette note : chaque jour, c’est le service des femmes et des hommes des Forces armées canadiennes qui fait la force du Canada. Ils méritent d’avoir le meilleur équipement que ce pays peut fabriquer, et cela se trouve juste ici, chez GDLS-Canada. Merci pour ce que vous faites. C’est avec plaisir que je répondrai à vos questions.