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Bonjour à toutes et à tous,

C’est un grand plaisir de vous retrouver. 

J’aimerais d’abord vous remercier, Monsieur le Premier Ministre Lantz, de nous avoir accueillis hier soir et de nous accueillir ici à l’Île-du-Prince-Édouard, ainsi que pour votre leadership solide à la tête de cette province et votre coordination avec le Conseil de la fédération.

Je tiens à souligner, au nom de tous mes collègues, que nous nous réunissons pendant l’une des pires saisons de feux de forêt de l’histoire de notre pays. Les feux de forêt se sont considérablement intensifiés ces dernières semaines, et au nom de tous les premiers ministres provinciaux et territoriaux et de l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens, je tiens à saluer le travail de nos pompiers, des équipes d’intervention d’urgence et des membres des Forces armées canadiennes qui travaillent sans relâche à travers tout le pays pour lutter contre ces feux de forêt et assurer la sécurité de notre population.

Nous nous réunissons aujourd’hui à Charlottetown, berceau de notre Confédération. En 1864, des dirigeants venus de toute l’Amérique du Nord britannique s’étaient rassemblés à quelques pâtés de maisons d’ici.

À cette époque, les obstacles au commerce – les obstacles au commerce intérieur – freinaient la croissance économique. Les grands projets d’infrastructure nécessitaient une coopération entre les différentes administrations, et la menace d’une invasion américaine planait.

Plus ça change. 

À cette époque, lorsque les Pères fondateurs de notre Confédération – et malheureusement, il ne s’agissait alors que d’hommes – avaient ce pressentiment, nous en sommes aujourd’hui profondément convaincus : notre unité est notre plus grande force, et notre destin est entre nos mains.

Comme tout le monde le sait, l’administration américaine a annoncé lundi son intention d’imposer la plus récente d’une série de mesures commerciales unilatérales et injustifiées.

Et nous tenons à être clairs : les gouvernements canadiens autour de cette table feront tout ce qu’il faut pour défendre et soutenir nos familles, nos travailleurs et nos entreprises.

Précisons également que nous sommes dans une position plus favorable qu’au moment où cette guerre commerciale a éclaté, il y a 18 mois.

Nous sommes dans une position plus favorable grâce à la détermination des Canadiennes et des Canadiens eux-mêmes et à l’engagement des premiers ministres réunis autour de cette table.

En réponse à ces mesures et à ces menaces sur la souveraineté canadienne, les provinces, les territoires et les Canadiennes et Canadiens d’un océan à l’autre ont été solidaires et ont pris les mesures nécessaires afin de soutenir notre économie et de défendre nos travailleurs, nos agriculteurs, nos entreprises et nos familles.

Depuis mars 2025, nous nous sommes réunis à 14 reprises, dont cinq fois en personne.

Les premiers ministres se sont également réunis virtuellement mardi pour coordonner une réponse unifiée d’Équipe Canada. Nous poursuivrons ces discussions aujourd’hui, notamment sur la façon dont nous pouvons tirer le meilleur parti de notre réseau commercial en pleine expansion dans le monde.

Parce que le Canada possède ce que le monde veut, y compris être un partenaire fiable dans un monde qui est tout le contraire.

Nous sommes en train de bâtir un réseau commercial qui fait l’envie du monde. Le Canada a déjà un accès préférentiel à 1,5 milliard de consommateurs grâce à 16 accords de libre-échange conclus dans 51 pays, qui représentent environ les deux tiers du PIB mondial.

Nous avons l’intention de doubler cet accès aux marchés d’ici la fin de l’année.

Je tiens à remercier les premiers ministres pour avoir soutenu plus de 50 missions commerciales depuis notre dernière rencontre en janvier, et plus de 130 depuis mars 2025.

Nous travaillons tous à diversifier nos partenariats à l’étranger, en doublant la taille de ces marchés pour atteindre plus de trois milliards d’habitants dans le monde.

Et nous consolidons notre force au pays, en bâtissant une économie unifiée. Le gouvernement fédéral a éliminé tous les obstacles au commerce intérieur.

Un élément essentiel de notre stratégie consiste à réaliser les grands projets rapidement et de manière responsable. Neuf provinces sur dix ont conclu des accords selon le principe « un projet, une évaluation ». Je suis convaincu que nous en serons tous là bientôt.

Le gouvernement fédéral a déjà soumis au Bureau des grands projets 26 projets d’intérêt national, provenant de toutes les régions du pays, qui représentent un investissement de 200 milliards de dollars et qui aideront le Canada à bâtir plus, à avancer plus rapidement, à exporter davantage et à intensifier ses échanges commerciaux avec le reste du monde.

En matière de commerce intérieur, nous avons mis notre unité au service d’actions concrètes, afin de permettre aux Canadiennes et aux Canadiens de s’approvisionner, de vendre et de collaborer plus facilement entre eux.

Je salue l’accord conclu mardi visant à permettre aux brasseurs, vignerons et distilleries du Canada de vendre directement aux consommateurs en dehors de leur province d’origine, ce qui permet de donner la priorité aux produits canadiens dans les rayons des magasins canadiens.

En janvier, nous avons convenu de mettre en place un système de vérification numérique pour les commerçants d’ici le printemps prochain. Ces négociations sont en cours, et je sais que nous avons tous l’intention de les faire avancer; nous allons également discuter d’autres mesures ambitieuses visant à alléger la réglementation dans l’ensemble de notre économie.

Nous travaillons tous à libérer tout le potentiel du Canada en tant que superpuissance énergétique, notamment en mettant en œuvre notre plan visant à doubler la capacité du réseau électrique canadien d’ici 2050 afin d’alimenter une économie en pleine croissance. Cela exigera la mobilisation totale d’un Canada uni, travaillant main dans la main, ainsi que des connexions plus solides entre nos réseaux provinciaux et territoriaux.

Cela nécessitera des investissements de portée historique dans la production, le transport, la distribution, le stockage et la modernisation du réseau électrique.

Ces nouvelles consultations nous permettront d’étudier ensemble les façons les plus efficaces de financer les travaux, afin d’étaler les coûts dans le temps pour les harmoniser avec les retombées.

Notre gouvernement s’est également engagé à modifier le Règlement sur l’électricité propre pour assurer la fiabilité et l’accessibilité de l’approvisionnement énergétique à court terme, tout en poursuivant la transition vers une énergie plus propre.

Il est essentiel de noter que tous ces éléments sont étroitement liés : les interconnexions, les mesures incitatives et les modifications proposées à la réglementation sur l’électricité propre, qui relèvent de la compétence du gouvernement fédéral. Cela nous permettra de développer notre réseau électrique de manière abordable, tout en favorisant la transition énergétique.

Ce matin, nous avons franchi des étapes importantes : notre gouvernement a participé à une annonce notable concernant l’agrandissement d’une ligne de transport d’électricité entre l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick. Les premiers ministres Holt, Houston et Lantz ont également signé un accord visant à planifier et à exploiter conjointement les réseaux électriques de leurs provinces respectives, un accord que notre gouvernement soutient.

Je tiens également à souligner le rôle de premier plan joué par le premier ministre Eby dans de nombreux domaines, notamment celui de la ligne de transport d’électricité de la côte nord de la Colombie-Britannique. L’énergie propre favorise le développement économique d’une vaste partie de la Colombie-Britannique, mais permet également de mettre en place ces interconnexions avec l’Alberta et le Yukon afin d’y fournir de l’énergie propre.

Nous allons donc aborder aujourd’hui les moyens d’aller de l’avant dans le domaine de l’électricité, ainsi que la possibilité de développer et d’élargir nos marchés du carbone à l’échelle nationale.

Je termine en soulignant que nous sommes confrontés, à certains égards, à des défis similaires à ceux auxquels ont dû faire face les Pères de la Confédération il y a 162 ans, mais que nous disposons aujourd’hui de bien plus d’atouts. Tout d’abord, nous sommes plus diversifiés et mieux représentés. Nous sommes plus prospères, plus déterminés, et l’histoire nous a appris que lorsque l’Équipe Canada est unie, rien n’est impossible.

Mettons-nous au travail.

Je vais maintenant céder la parole au président du Conseil de la fédération, le premier ministre Lantz. 

Merci beaucoup.