« Aujourd’hui, des communautés des quatre coins du Canada soulignent le Jour de l’émancipation. À cette date en 1834, la Loi sur l’abolition de l’esclavage entrait en vigueur dans l’ensemble de l’Empire britannique.
L’esclavage existait ici – en Nouvelle-France, dans les Maritimes, dans les foyers des personnes influentes. Bien que cette loi ait marqué un tournant, la liberté n’a pas été acquise du jour au lendemain. Elle a été conquise, préservée et défendue – par celles et ceux qui se sont enfuis, qui ont obtenu leur liberté et qui sont restés pour bâtir leur avenir, et par les générations qui ont suivi.
Lorsque l’esclavage a pris fin, la ségrégation a perduré. Africville a été rasée. Les Canadiennes et les Canadiens noirs se voyaient refuser l’accès aux services et au logement, et étaient séparés dans les écoles et les églises. Pourtant, malgré ces obstacles, ils se sont bâti une vie et ont ouvert la voie à tant d’autres qui ont pu suivre leurs traces.
Depuis, des Canadiennes et des Canadiens noirs ont occupé des fonctions de maire, de député, de sénateur, de membre du Conseil des ministres et de gouverneur général. Ces portes ne se sont pas ouvertes par hasard, mais grâce à la détermination de personnes qui voulaient que ce pays soit à la hauteur de ce qu’il prétendait être : un pays fondé sur le constat fondamental que l’unité n’est pas synonyme d’uniformité.
Aujourd’hui, nous rendons hommage aux personnes dont le courage a contribué à rendre notre pays plus libre, plus juste et plus fort, et nous nous engageons de nouveau à bâtir un Canada où chacun a la possibilité de s’épanouir. »