Dans un monde en évolution rapide, le Canada change de cap. Nous consolidons notre force chez nous, diversifions nos relations commerciales à l’étranger et investissons dans les infrastructures qui assureront notre avenir. Des ports et corridors qui facilitent le transport des marchandises canadiennes vers les marchés aux navires qui préservent l’ouverture de nos voies commerciales, nous investissons dans les fondements d’un pays plus fort et plus indépendant.
Les relations commerciales existantes sont mises à l’épreuve. Dans cette situation, le Canada ne reste pas les bras croisés. Nous agissons rapidement, saisissons de nouvelles occasions et réduisons notre dépendance à l’égard d’un seul partenaire.
Dans ce contexte, le premier ministre Mark Carney a annoncé aujourd’hui la signature du contrat de construction navale le plus important de l’histoire du Québec. Le gouvernement du Canada investira plus de 11 milliards de dollars pour construire, en partenariat avec Chantier Davie Canada inc., six nouveaux brise-glaces de programme destinés à la Garde côtière canadienne. Cet investissement de portée historique contribuera au développement de l’industrie canadienne de la construction navale, renforcera notre capacité à maintenir ouvertes les voies commerciales essentielles et consolidera notre autonomie stratégique.
Les six brise-glaces seront construits au Chantier Davie, situé à Lévis, au Québec, ce qui permettra de créer près de 5 000 bons emplois rien que pendant la phase de construction et contribuera au PIB du Canada à hauteur de près de 650 millions de dollars chaque année. Conformément à la politique « Achetez canadien », ces navires seront construits à partir d’acier et d’autres matériaux canadiens, ce qui offrira un maximum de possibilités aux fabricants, aux fournisseurs et aux petites et moyennes entreprises du Canada.
Les brise-glaces de programme remplaceront les brise-glaces lourds et moyens de la Garde côtière canadienne – les navires qui sillonnent les eaux du Canada atlantique et du Saint-Laurent en plein cœur de l’hiver et celles de l’Arctique tout au long de l’été. Ils ouvrent nos voies maritimes les plus vitales, répondent aux appels de navires en détresse et viennent en aide aux bateaux prisonniers des glaces.
Cet investissement permettra de fournir aux femmes et aux hommes de la Garde côtière canadienne – l’organisme de service civil sur lequel comptent les Canadiennes et les Canadiens pour assurer la sécurité de nos eaux – les navires modernes dont ils ont besoin pour répondre à tous les appels, qu’il s’agisse de missions de recherche et de sauvetage ou d’interventions environnementales, et ce, pendant les décennies à venir. Par ailleurs, cet investissement confirme la position du Canada en tant qu’exploitant de la plus grande flotte de brise-glaces au sein de l’OTAN, renforce la sécurité nationale dans le Nord et protège les intérêts canadiens. La construction commencera en 2027. Le premier navire sera prêt dans cinq ans et l’ensemble de la flotte sera en service d’ici 2038.
Le nouveau gouvernement du Canada met tout en œuvre pour bâtir une économie canadienne plus forte, plus indépendante et plus résiliente, afin de favoriser la prospérité de tous. C’est là notre stratégie économique à l’œuvre. Nous agrandissons le port de Montréal à Contrecœur et le port de Québec afin d’acheminer plus de produits canadiens vers les marchés mondiaux. Nous tirons également parti des importants marchés publics fédéraux, qu’il s’agisse de véhicules blindés, de sous-marins ou de brise-glaces, pour renforcer les capacités industrielles canadiennes, consolider les chaînes d’approvisionnement nationales et créer des emplois bien rémunérés ici même au Canada.
Le Canada est un pays axé sur le commerce et doté du plus long littoral du monde. Aujourd’hui, nous renforçons notre capacité à construire des navires chez nous, à maintenir nos voies navigables ouvertes et à acheminer les ressources canadiennes vers de nouveaux marchés mondiaux.
Citations
« Le Canada est désormais l’économie la mieux connectée au monde. Nous bâtissons un accès aux marchés sans pareil parce que nous sommes un partenaire digne de confiance et fiable et que nous avons ce que le monde recherche. Ces six brise-glaces à la pointe de la technologie permettront de maintenir accessibles et sûres les routes commerciales qui acheminent les marchandises canadiennes vers le monde entier. Construits à Lévis par des travailleurs canadiens, ils constituent un investissement durable pour un Canada plus fort et plus autonome. »
Le très hon. Mark Carney, premier ministre du Canada
« La sécurité économique et la souveraineté du Canada dépendent de notre capacité à maintenir nos voies navigables ouvertes, sûres et fluides. Ces six brise-glaces assureront la continuité des échanges commerciaux canadiens, renforceront notre présence dans l’Arctique et fourniront à la Garde côtière canadienne les moyens dont elle aura besoin pendant les décennies à venir. Construits ici, à Lévis, par des travailleurs canadiens et à partir d’acier canadien, ces brise-glaces sont un investissement dans notre souveraineté, dans notre force industrielle et dans notre avenir. »
L’hon. David J. McGuinty, ministre de la Défense nationale
« Alors que nous renforçons notre souveraineté économique dans un monde de plus en plus imprévisible, le Canada continue de s’appuyer sur des partenaires industriels de confiance comme Chantier Davie. Ses travailleurs qualifiés, ici à Lévis, sont des partenaires précieux pour le gouvernement du Canada et se révèlent essentiels au succès de la Stratégie industrielle de défense. Le contrat annoncé aujourd’hui, qui vise la construction de six brise-glaces de programme, s’inscrit dans la continuité de leurs excellents antécédents et créera des emplois bien rémunérés tout au long de la chaîne d’approvisionnement, ce qui se traduira par de réelles retombées économiques au Québec et dans tout le pays. Ces navires permettront quant à eux de préserver nos vastes côtes et voies navigables et contribueront à bâtir un Canada fort et souverain pour de nombreuses années à venir. »
L’hon. Joël Lightbound, ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement et lieutenant du Québec
Faits saillants
- Chantier Davie joue un rôle essentiel dans le soutien des flottes canadiennes, en construisant, en réparant et en entretenant des navires pour la Garde côtière canadienne (GCC) et la Marine royale canadienne, dans le cadre de contrats totalisant plus de 7,74 milliards de dollars depuis 2012.
- Tout comme les brise-glaces de classe polaire 3, les brise-glaces de programme seront conçus comme des navires modernes et polyvalents, capables d’accomplir un large éventail de missions dans des conditions de glace difficiles dans l’ensemble des voies navigables canadiennes. Ils constitueront la prochaine génération de navires adaptés à l’Arctique et permettront de répondre aux besoins opérationnels grandissants dans le Nord, qu’il s’agisse de missions de recherche et de sauvetage, d’intervention environnementale, de ravitaillement des régions nordiques ou de missions scientifiques dans l’Arctique.
- En 2019, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il ferait l’acquisition de six nouveaux brise-glaces de programme dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale pour renouveler la flotte de la GCC.
- En 2024, le gouvernement a attribué à Chantier Davie un contrat de 19,6 millions de dollars pour le lancement des travaux de conception initiaux de six nouveaux brise-glaces de programme pour la GCC.
- En 2025, le gouvernement du Canada a attribué un contrat de 3,25 milliards de dollars (taxes non comprises) à Chantier Davie pour la construction du Polar Max, qui sera l’un des brise-glaces lourds les plus puissants et les plus performants au monde.
- En 2024, le gouvernement du Canada a signé le Pacte de collaboration sur les brise-glaces avec les États-Unis et la Finlande afin de renforcer la collaboration concernant la conception, la construction et l’entretien des brise-glaces arctiques et polaires, notamment grâce à l’échange d’information, au perfectionnement de la main-d’œuvre et aux activités communes de recherche et de développement.