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Merci au ministre MacKinnon, à la ministre Hajdu, à Marcus Powlowski, à Mathieu Paquette et à Michael Keroullé.

Merci aux travailleurs d’Alstom qui sont présents ici aujourd’hui. Lorsque le Canada veut bâtir, c’est vers vous qu’il se tourne. C’est grâce à votre savoir-faire, à votre dévouement et à votre résilience que nous sommes ici aujourd’hui.

Nous nous trouvons sur le site historique de la Canadian Car and Foundry, mieux connue sous le nom de « Can Car ».

Depuis plus d’un siècle, les travailleurs de cette usine fabriquent ce dont notre pays a besoin pour relier les gens et les aider à se déplacer : des voitures de train, des tramways et des autobus.

Dans les moments les plus sombres de la Deuxième Guerre mondiale, ils ont fabriqué l’appareil sur lequel comptait le monde libre : le Hawker Hurricane. Ce chasseur a contribué à remporter la bataille d’Angleterre. Plus de 1 400 appareils sont sortis des chaînes de production de cette usine. Au plus fort de la production, on en fabriquait 15 par semaine. Ces appareils ont été fabriqués par près de 5 000 Canadiennes et Canadiens, dont près de la moitié étaient des femmes.

C’est la spécialité de Thunder Bay. Quand le pays a besoin de faire construire quelque chose, on vient ici.

Vous incarnez l’histoire de l’industrie canadienne : l’esprit, l’ingéniosité et les personnes qui font avancer ce pays.

Bâtir en grand, bâtir vite et bâtir canadien.

Comme vous et le reste de la population canadienne le savez, cet atout est plus important que jamais.

La résilience du Canada est mise à l’épreuve. Il y a deux semaines, nous avons suspendu nos négociations commerciales avec les États-Unis. C’était la bonne décision. Nous ne pouvions pas accepter ce qu’ils nous proposaient, et nous n’allions pas céder à leurs demandes.

En conséquence, les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane visant à nous nuire et à nous diviser.

Ils se sont trompés, parce que les Canadiennes et les Canadiens vont toujours veiller les uns sur les autres. Parce que nous avons tout ce qu’il faut pour bâtir le pays que nous voulons. Nous avons les ressources et la résilience nécessaires ainsi que le bon plan.

Rien ne peut nous faire dévier de notre objectif de bâtir un Canada fort. Au contraire, chaque défi renforce notre détermination à aller de l’avant. Et ce n’est que le début.

Un élément essentiel de notre plan consiste à bâtir ici, chez nous, ce dont notre pays a besoin, en utilisant des matériaux canadiens, en faisant appel à l’ingéniosité canadienne et en employant des travailleurs canadiens.

Nous avons besoin de plus d’énergie propre et fiable. C’est pourquoi nous avons annoncé un investissement dans l’énergie propre qui permettra de produire suffisamment d’électricité pour alimenter tous les véhicules du Canada.

On doit garder nos voies maritimes ouvertes et continuer à faire rouler notre économie. On a donc lancé le contrat de construction navale le plus important de l’histoire du Québec. Il vise la construction de six brise-glaces de programme, la création de 5 000 bons emplois et l’établissement d’une nouvelle génération de construction navale au Canada.

Quand nous avons besoin d’électricité, nous nous tournons vers le Canada. Quand nous avons besoin de nouveaux brise-glaces, nous nous tournons vers le Canada. Quand nous avons besoin de nouvelles voitures de métro, nous fabriquons de nouvelles voitures pour la ligne 2 de Toronto – et c’est vous qui les construisez ici même, chez Alstom.

Partout au Canada, nous avons besoin de nouveaux ports, de nouvelles mines et de nouveaux corridors énergétiques. En un an seulement, nous avons soumis 27 initiatives d’intérêt national à l’étude du nouveau Bureau des grands projets. Ces projets représentent 500 milliards de dollars de nouveaux investissements privés. Les travaux ont déjà commencé pour le projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington, le terminal à conteneurs de Contrecœur au port de Montréal, la mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite et la route de la vallée du Mackenzie.

Et surtout, à mesure que nous bâtissons, nous rétablissons notre puissance et nos capacités industrielles : nous renforçons les usines et les chaînes d’approvisionnement, et nous développons les compétences qui permettent à un pays d’être autonome. Parce que, pendant trop longtemps, nous avons acheté à l’étranger ce que nous étions tout à fait capables de bâtir chez nous.

Nous ramenons ces travaux ici et les dynamisons.

Le Canada a besoin d’un réseau ferroviaire de voyageurs plus performant et plus fiable. Les voitures de train utilisées sur les liaisons longue distance et éloignées ont plus de 70 ans. Elles ont été construites à une époque où la LNH ne comptait que six équipes, où les gardiens de but ne portaient pas de masque et où les Leafs remportaient la Coupe. Ces vieilles voitures ont bien servi notre pays, mais elles auraient dû être mises hors service depuis longtemps.

Il est temps de fabriquer de nouvelles voitures de train, et de le faire ici, chez nous.

À cet égard, je suis fier d’annoncer que le gouvernement du Canada investit 4,7 milliards de dollars dans la fabrication de voitures voyageurs pour VIA Rail, ici même au Canada, ainsi que dans l’entretien de celles-ci et de son parc ferroviaire affecté aux liaisons longue distance, régionales et éloignées.

Pour la première fois en quatre décennies, les voitures voyageurs de VIA Rail seront fabriquées et assemblées au Canada. Ces voitures, qui étaient auparavant construites aux États-Unis, seront désormais fabriquées ici même, à Thunder Bay, chez Alstom Canada, par les meilleurs travailleurs du monde.

C’est le plus important investissement de l’histoire de VIA Rail et aussi le plus gros investissement dans le transport ferroviaire interurbain de voyageurs en une génération. Et ça ne s’arrête pas là.

Il y a cinq semaines, nous avons annoncé un investissement de près de 2 milliards de dollars pour construire un nouveau parc de trains et aussi de nouvelles installations à Montréal, où les voitures vont être assemblées et entretenues.

Nous nous donnons les moyens de fabriquer chaque composant de ces trains chez nous. Nous ramenons cette industrie chez nous.

Et nous allons agir rapidement : la première voiture de train sera mise en service d’ici 2031, et l’ensemble du parc, quatre ans plus tard.

Ces 313 voitures voyageurs de nouvelle génération vont être produites au Canada. Elles vont être construites à Saint-Bruno-de-Montarville, sur la Rive-Sud de Montréal, et fabriquées et assemblées à Thunder Bay, avec l’appui de l’usine d’Alstom à La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent.

La construction de ce parc permettra de soutenir directement près de 700 bons emplois en Ontario et au Québec.

Conformément à notre politique Achetez canadien, Alstom tirera parti de son vaste réseau de plus de 900 fournisseurs canadiens et le développera afin de livrer ce nouveau parc, tout en optimisant l’utilisation d’acier canadien.

Des électriciens canadiens se chargeront du câblage, des machinistes canadiens fabriqueront les pièces de précision et des soudeurs canadiens construiront les châssis en acier à partir d’acier au carbone canadien. Ces travaux dépasseront largement le périmètre de cette usine pour rayonner dans les communautés de tout le pays.

Au total, ce projet générera plus de 1,6 milliard de dollars de retombées économiques. Des centaines d’emplois de qualité. Des salaires qui restent au Canada.

Ce projet permettra de bâtir quelque chose de plus profondément ancré, car nous savons que les chemins de fer sont bien plus qu’un simple moyen de transport. Ils font partie intégrante de l’histoire de notre pays. C’est un lien qui nous a toujours unis.

VIA Rail offre un service emblématique qui relie Toronto à Vancouver en quatre jours et quatre nuits, parcourant plus de 4 000 kilomètres. À ce jour, il a parcouru 150 millions de kilomètres, soit l’équivalent de 195 allers-retours vers la Lune. On y sert 750 litres de sirop d’érable chaque année.

À bord, beaucoup de jeunes Canadiennes et Canadiens traversent le pays pour la première fois. Ils découvrent sa beauté. Ils rencontrent ses habitants. C’est un voyage unique en son genre : on s’endort sous le ciel des prairies et on se réveille au lever du soleil sur les Rocheuses.

On l’appelle le Canadien. Nous avons mis le Canadien sur le billet de dix dollars parce qu’il représente ce qui nous unit et un grand exploit d’ingénierie de l’histoire canadienne, à savoir le raccordement de l’Est et de l’Ouest du pays au moyen d’une voie ferroviaire.

Et maintenant nous sommes réunis ici aujourd’hui parce que le Canadien sera fabriqué au Canada.

Ce sera l’un des nombreux services VIA qui seront dotés d’une nouvelle génération de voitures voyageurs.

Des voitures plus économes en énergie, plus écologiques, plus fiables et plus confortables – conçues pour fonctionner dans les conditions climatiques extrêmes du Canada, afin d’offrir un service sûr et fiable tout au long de l’année.

Des voitures offrant un confort moderne et une meilleure accessibilité.

Et des trains qui conservent tout ce que les voyageurs apprécient : les voitures-lits, les repas servis à table, les vues panoramiques.

Nous modernisons le Canadien et l’Océan – qui relie Montréal à Halifax et qui est le plus ancien train de voyageurs sans interruption en Amérique du Nord.

Nous permettons aussi à plus de gens que jamais de prendre le train. Grâce au laissez-passer Un Canada fort, nous avons aidé les Canadiennes et les Canadiens à découvrir leur propre pays : plus de 50 000 réservations ont été faites et 43 millions de kilomètres ont été parcourus. C’est l’équivalent de 9 000 traversées du Canada.

En plus de ces longs trajets, nous préservons les services régionaux et ceux desservant les zones éloignées, qui constituent une aide vitale pour de nombreuses communautés, notamment pour 165 Premières Nations.

Sur certains de ces trajets, le service essentiel le plus proche n’est accessible que par train. C’est grâce au train que vous pouvez aller chercher vos médicaments, faire vos courses et recevoir les soins dont vous avez besoin.

Nous maintenons en service les trains reliant Winnipeg à Churchill, et Jasper à Prince Rupert. Pour qu’un patient puisse consulter un médecin. Pour qu’un étudiant puisse rentrer chez lui. Pour qu’une famille reste unie.

Nous préservons un moyen vital pour les communautés qui ne sont pas accessibles par route, afin de maintenir les liens entre les différentes régions du Canada.

Aujourd’hui, nous nous trouvons sur un site historique.

C’est ici qu’ont été construites les voitures de train qui ont permis de développer notre pays, les avions qui ont contribué à défendre notre liberté, et c’est ici que seront désormais construits les trains qui maintiendront les liens entre les régions du pays pour les générations à venir.

L’histoire ne se résume pas aux événements du passé. Elle constitue un fondement. Notre histoire nous montre la voie à suivre.

Dans quelques années, un jeune Canadien voyagera à bord du Canadien. Dans de nouvelles voitures voyageurs. Entièrement canadiennes. Construites ici, chez nous. Les paysages intemporels et magnifiques défileront sous ses yeux. Cette tradition, cette expérience typiquement canadienne, se perpétuera.

Grâce au rétablissement de la tradition de construction de voitures voyageurs à Thunder Bay, nous contribuons à accroître la vitalité d’une ville qui construit ce dont le pays a besoin, au moment où nous en avons le plus besoin.

C’est ainsi que nous bâtissons une Thunder Bay forte et un Canada fort. Pour tous et pour toujours.

Merci.