Transcription - Le premier ministre Carney annonce le plus vaste investissement de l’histoire de VIA Rail
Le premier ministre Carney annonce le plus vaste investissement de l’histoire de VIA Rail
Merci. Merci beaucoup au ministre MacKinnon, Steve. Merci à la ministre Hajdu, Patty. À Marcus, à Mathieu et à Michael. Merci à tous. Et permettez-moi de remercier d’abord et avant tout Unifor et les travailleurs d’Alstom qui sont présents ici aujourd’hui. Car, comme vous l’avez compris, lorsque le Canada veut bâtir, c’est vers vous qu’il se tourne. C’est grâce à votre savoir-faire, à votre dévouement et à votre résilience que nous sommes ici aujourd’hui. Vous savez, Nous nous trouvons sur le site historique de la Canadian Car and Foundry, mieux connue sous le nom de « Can Car ». Depuis plus d’un siècle, les travailleurs de cette usine fabriquent ce dont notre pays a besoin pour relier les gens et les aider à se déplacer : des voitures de train, des tramways et des autobus. Comme Marcus l’a mentionné, dans les moments les plus sombres de la Deuxième Guerre mondiale, les travailleurs comme ceux ici présents ont fabriqué l’appareil sur lequel comptait le monde libre : le Hawker Hurricane, le chasseur qui a contribué à remporter la bataille d’Angleterre. Plus de 1 400 appareils sont sortis des chaînes de production de cette usine. Au plus fort de la production, ce sont 15 par semaine qui étaient fabriqués par près de 5 000 Canadiennes et Canadiens, dont près de la moitié étaient des femmes. C’est la spécialité de Thunder Bay. Quand le pays a besoin de faire construire quelque chose, on vient ici. Vous incarnez l’histoire de l’industrie canadienne. Oui. Oui. Vous pouvez vous applaudir. Exactement. Vous incarnez l’histoire de l’industrie canadienne : l’esprit, l’ingéniosité et les personnes qui font avancer ce pays. Bâtir en grand, bâtir vite, bâtir canadien. Et Comme vous et le reste de la population canadienne le savez, cet atout est plus important que jamais, parce que la résilience du Canada est mise à l’épreuve. Il y a deux semaines, nous avons suspendu nos négociations commerciales avec les États-Unis. C’était la bonne décision. Nous ne pouvions pas accepter ce qu’ils nous proposaient, et nous n’allions pas céder à leurs demandes. En conséquence, les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane visant à nous nuire et à nous diviser. Cependant, ils se sont trompés, parce que les Canadiennes et les Canadiens vont toujours veiller les uns sur les autres. Et ils se sont trompés parce que nous avons tout ce qu’il faut pour bâtir le pays que nous voulons. Nous avons les ressources et la résilience nécessaires ainsi que le bon plan.
Rien ne peut nous faire dévier de notre objectif de bâtir un Canada fort. Au contraire, chaque défi renforce notre détermination à aller de l’avant. Et ce n’est que le début.
Un élément essentiel de notre plan consiste à bâtir ici, chez nous, ce dont notre pays a besoin, en utilisant des matériaux canadiens, en faisant appel à l’ingéniosité canadienne et en employant des travailleurs canadiens. Alors nous savons que nous avons besoin de plus d’énergie propre et fiable. Nous venons de lancer la plus grande initiative en matière d’énergie propre de l’histoire de l’Amérique du Nord, générant 23 000 emplois pour sa mise en œuvre. Une production d’électricité suffisante pour alimenter tous les véhicules du Canada.
On doit garder nos voies maritimes ouvertes et continuer à faire rouler notre économie. On a donc lancé le contrat de construction navale le plus important de l’histoire du Québec. Il vise la construction de six brise-glaces de programme, la création de 5000 bons jobs et l’établissement de nouvelles générations de construction navale au Canada.
Quand nous avons besoin d’électricité, nous nous tournons vers le Canada. Quand nous avons besoin de nouveaux brise-glaces, nous nous tournons vers le Canada. Quand nous avons besoin de nouvelles voitures de métro, nous investissons près d’un milliard de dollars dans de nouvelles voitures pour la ligne 2 de Toronto. Et c’est vous qui les construisez ici même, chez Alstom. Merci. Partout au Canada, aux quatre coins du Canada, nous avons besoin de nouveaux ports, de nouvelles mines et de nouveaux corridors énergétiques. En un an seulement, un an seulement, nous avons soumis 27 initiatives d’intérêt national à l’étude du nouveau Bureau des grands projets. Qu’est-ce que cela signifie concrètement? Ces projets représentent 500 milliards de dollars de nouveaux investissements privés. Et les travaux ont déjà commencé pour le projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington, le terminal à conteneurs de Contrecœur au port de Montréal, la mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite et la route de la vallée du Mackenzie, dans ma région natale, les Territoires du Nord-Ouest. Surtout, à mesure que nous bâtissons, nous rétablissons notre puissance et nos capacités industrielles, nous renforçons les usines, les chaînes d’approvisionnement, et nous développons les compétences qui permettent à notre pays d’être autonome. Vous savez, pendant trop longtemps, nous avons acheté à l’étranger ce que nous étions tout à fait capables de bâtir chez nous. Nous ramenons ces travaux ici et les dynamisons. Le Canada a besoin d’un réseau ferroviaire de voyageurs plus performant et plus fiable. Nos voitures de train utilisées sur les liaisons longue distance et éloignées ont plus de 70 ans. Elles ont été construites à une époque où la LNH ne comptait que six équipes, où les gardiens de but ne portaient pas de masque, où les Leafs remportaient la coupe. C’était il y a longtemps. Ces vieilles voitures – oui, les choses changent même pour les Leafs, même pour les Leafs – ces vieilles voitures ont bien servi notre pays, mais elles auraient dû être mises hors service depuis longtemps. Il est temps de fabriquer de nouvelles voitures de train, et de le faire ici, chez nous. Et à cet égard, je suis fier d’annoncer, de concert avec mes chers collègues, que le gouvernement du Canada investit 4,7 milliards de dollars dans la fabrication et l’entretien… alors nous allons fabriquer ici même, au Canada, 313 voitures voyageurs de VIA Rail pour le parc ferroviaire affecté aux liaisons longues distances, régionales et vers les régions éloignées et procéder à leur entretien. Pour la première fois en quatre décennies, ces voitures voyageurs seront fabriquées, assemblées et entretenues dans notre pays. Ces voitures, qui étaient auparavant construites aux États-Unis, seront désormais fabriquées ici même, à Thunder Bay, chez Alstom Canada, par les meilleurs travailleurs du monde, par les meilleurs travailleurs du monde.
C’est le plus important investissement de l’histoire de VIA Rail et aussi le plus gros investissement dans le transport ferroviaire interurbain de voyageurs en une génération. Et ça, ça ne s’arrête pas là. Il y a cinq semaines, nous avons annoncé un investissement de près de 2 milliards de dollars pour construire un nouveau parc de trains et aussi de nouvelles installations à Montréal, où les voitures vont être assemblées et entretenues. Nous nous donnons le moyen de fabriquer chaque composant de ces trains ici chez nous. Nous ramenons cette industrie chez nous et nous allons agir rapidement. La première voiture de train sera mise en service d’ici 2031 et l’ensemble du parc, quatre ans plus tard. Ces 313 voitures voyageurs de nouvelle génération vont être produites au Canada et elles vont être construites à Saint-Bruno-de-Montarville, sur la rive sud de Montréal et fabriquées et assemblées à Thunder Bay, avec l’appui de l’usine d’Alstom à La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent.
Ces nouvelles voitures voyageurs rendront hommage au talent des Canadiennes et des Canadiens et mettront en valeur notre esprit d’innovation, notre savoir-faire et notre capacité industrielle. La construction de ce parc permettra de soutenir directement près de 700 bons emplois en Ontario et au Québec, et conformément à notre politique Achetez canadien, Alstom tirera parti de son vaste réseau de plus de 900 fournisseurs canadiens et le développera afin de livrer ce nouveau parc, tout en optimisant l’utilisation d’acier canadien dans les supports d’assemblage structurels et les composants métalliques usinés. Ce sont des électriciens canadiens qui se chargeront du câblage, des machinistes canadiens qui fabriqueront les pièces de précision et ce sont des soudeurs canadiens qui construiront les châssis en acier à partir d’acier au carbone canadien. Et ces travaux, vous savez, dépasseront largement le périmètre de cette usine pour rayonner dans les communautés de tout le pays. Au total, ce projet générera plus de 1,6 milliard de dollars de retombées économiques, des centaines d’emplois de qualité, des centaines de plus dans la chaîne d’approvisionnement, des salaires qui restent au Canada. Et vous bâtissez quelque chose de plus profondément ancré, car nous savons que les chemins de fer sont bien plus qu’un simple moyen de transport. Ils font partie intégrante de l’histoire de notre pays. C’est un lien qui nous a toujours unis. VIA Rail offre un service emblématique qui relie Toronto à Vancouver en quatre jours et quatre nuits, parcourant plus de 4 000 kilomètres. À ce jour, il a parcouru 150 millions de kilomètres, soit l’équivalent de près de 200 allers-retours vers la Lune. Chaque année, 750 litres de sirop d’érable sont consommés à bord. Et à bord, beaucoup de jeunes Canadiennes et Canadiens traversent ce magnifique pays pour la première fois, pour en découvrir sa beauté, y rencontrer ses habitants. C’est un voyage unique en son genre : on peut s’endormir sous le ciel des prairies et se réveiller au lever du soleil sur les Rocheuses. Comme vous le savez, on l’appelle le Canadien. Lorsque j’étais gouverneur à la Banque du Canada, nous avons mis le Canadien sur le billet de dix dollars parce qu’il représente ce qui nous unit et un grand exploit d’ingénierie de l’histoire canadienne, à savoir le raccordement de l’Est et de l’Ouest du pays au moyen d’une voie ferroviaire. Et maintenant nous sommes réunis ici aujourd’hui parce que le Canadien sera fabriqué au Canada. Ce sera l’un des nombreux services VIA qui seront dotés d’une nouvelle génération de voitures voyageurs, des voitures plus économes en énergie, plus écologiques, plus fiables et plus confortables, conçues pour fonctionner dans les conditions climatiques extrêmes du Canada, afin d’offrir un service sûr et fiable tout au long de l’année, des voitures offrant un confort moderne et une meilleure accessibilité. Et des trains qui conservent tout ce que les voyageurs apprécient : les voitures-lits, les repas servis à table, les vues panoramiques.
Nous modernisons Le Canadien et L’Océan qui relient Montréal à Halifax et qui est le plus ancien train de voyageurs sans interruption en Amérique du Nord. Nous permettons aussi à plus de gens que jamais de prendre le train. Grâce au laissez-passer Un Canada fort, nous avons aidé les Canadiens et Canadiennes à découvrir leur propre pays. Plus de 50 000 réservations ont été faites et 43 millions de kilomètres ont été parcourus, l’équivalent de 9000 traversées du Canada.
Comme le ministre MacKinnon, Steve, l’a mentionné, en plus de ces longs trajets, nous préservons les services régionaux et ceux desservant les zones éloignées, qui constituent une aide vitale pour de nombreuses communautés, notamment pour 165 Premières Nations. Sur certains de ces trajets, le service essentiel le plus proche n’est accessible que par train. C’est grâce au train que les gens peuvent aller chercher leurs médicaments, faire leurs courses et recevoir les soins dont ils ont besoin. Alors nous maintenons en service les trains reliant Winnipeg à Churchill, et Jasper à Prince Rupert, pour que les patients puissent consulter leur médecin, que les étudiants peuvent rentrer chez eux, pour que les familles restent unies. Et préservons un moyen vital pour les communautés qui ne sont pas accessibles par route, afin de maintenir les liens entre les différentes régions du Canada. Aujourd’hui, nous nous trouvons sur un site historique, un endroit où ont été construits les voitures de train qui ont permis de développer notre pays, les avions qui ont contribué à défendre notre liberté. Et maintenant, nous allons construire les trains qui maintiendront les liens entre les régions du pays pour les générations à venir. L’histoire ne se résume pas aux événements du passé. Elle constitue un fondement. Notre histoire nous montre la voie à suivre. Dans quelques années, un jeune Canadien voyagera à bord du Canadien, qui aura été fabriqué ici, dans cette usine, dans de nouvelles voitures voyageurs, entièrement canadiennes, construites ici, chez nous. Les paysages intemporels et magnifiques défileront sous ses yeux. Cette tradition, cette expérience typiquement canadienne, se perpétuera. Et grâce au rétablissement de la tradition de construction de voitures voyageurs à Thunder Bay, nous contribuons à accroître la vitalité d’une ville qui construit ce dont le pays a besoin, au moment où nous en avons le plus besoin.
Et c’est comme ça que nous bâtissons La Pocatière forte et un Saint-Bruno fort.
C’est ainsi que nous bâtissons une Thunder Bay forte et un Canada fort, pour tous et pour toujours.