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Bonjour. 

Je viens de m’adresser à une salle remplie d’investisseurs du monde entier, venus de près de 30 pays et responsables de la gestion de plus de 100 000 milliards de dollars d’actifs.

Je leur ai dit ce que les Canadiennes et les Canadiens constatent clairement.

Que nous avons ce que le monde recherche : l’énergie, les ressources, le talent, la technologie et les capitaux.

Que notre plus grand atout est la seule chose qui n’apparaîtra dans aucun bilan : la confiance.

Que, dans un monde en pleine rupture, nous comprenons une vérité simple : nous devons prendre soin de nous-mêmes et veiller les uns sur les autres. Que notre unité est notre avantage concurrentiel. Que notre ambition est maintenant à la hauteur de notre potentiel.

Ce sommet n’est pas une promesse de ce potentiel : il en est la preuve même.

Nous avons réuni le monde entier à Toronto avec un message clair : le Canada bâtit en grand. C’est maintenant l’occasion de bâtir avec nous.

La réponse a été formidable.

Les caisses de retraite, les compagnies d’assurance et les investisseurs institutionnels les plus importants du Canada se sont engagés à investir près de 100 milliards de dollars en nouveaux capitaux dans des actifs canadiens.

Les banques canadiennes, qui sont considérées comme les plus stables du G7, se sont engagées à verser près de 325 milliards de dollars en nouveau financement aux entreprises et aux infrastructures canadiennes.

Nos fonds d’investissement se sont engagés à mobiliser plus de 14 milliards de dollars pour soutenir la croissance des entreprises, des infrastructures et des secteurs stratégiques du Canada.

Parmi ces initiatives, la société Radical Ventures s’est engagée à investir et à mobiliser 4 milliards de dollars pour lancer le fonds Radical Breakouts, le plus important fonds de capital de risque en son genre dans l’histoire du Canada, pour aider les entreprises canadiennes du secteur de l’intelligence artificielle (IA) à se développer et à rester canadiennes.

Bell Canada et le gouvernement de la Saskatchewan ont annoncé l’un des plus importants investissements dans les infrastructures d’IA de l’histoire du Canada : un centre canadien d’infrastructure d’IA d’une capacité de 1,2 gigawatt, construit en Saskatchewan. Cet investissement de plus de 50 milliards de dollars, le plus important de l’histoire de la province, permettra de créer plus de 4 500 emplois.

C’est ainsi que le Canada met en place son infrastructure d’IA – cette capacité de calcul souveraine qui alimentera les découvertes, les industries et les carrières de la prochaine génération, ici même, chez nous.

C’est le Canada qui donne le ton : nous bâtissons notre avenir et nous possédons la technologie qui le façonne.

Ce n’est là qu’un projet parmi d’autres. Dans l’ensemble, ce sommet jette les bases d’énormes nouveaux investissements et de partenariats stratégiques, et accélère les accords déjà en cours, ce qui se traduira par près de 500 milliards de dollars de nouveaux engagements d’investissement au Canada.

Qu’est-ce que ça veut dire pour les Canadiennes et les Canadiens?

Ça veut dire plus d’emplois et de meilleurs emplois, des services de meilleure qualité et un avenir plus radieux.

Ça veut dire des capitaux pour nos entreprises et des dizaines de milliers de bons emplois pour les électriciens et les ingénieurs, pour les gens de métier et les technologues, dans toutes les régions du pays.

Ça veut dire des industries de demain bâties ici et appartenant à des Canadiennes et à des Canadiens dans les secteurs de l’énergie, des minéraux critiques, de l’intelligence artificielle et de la défense – et donc un rendement qui reste au pays.

Ça veut dire des infrastructures bâties pour durer : les réseaux électriques, les ports, les oléoducs, les centres de données, les chemins de fer et les routes que nos enfants et nos petits-enfants vont encore utiliser et dont ils vont être toujours fiers dans plusieurs décennies.

Cette semaine, nous n’avons pas seulement attiré des capitaux. Nous avons tracé une nouvelle voie vers un avenir plus fort, plus prospère et plus souverain.

Pour poursuivre sur cette lancée et libérer encore plus notre potentiel, nous avons annoncé de nouvelles mesures visant à faire du Canada le meilleur endroit au monde, et de loin, pour bâtir en grand.

Ça commence par la Mégadéduction à la productivité. Cette mesure permettra aux entreprises de déduire immédiatement le coût d’un éventail beaucoup plus vaste d’actifs, notamment les câbles à fibre optique, les biens miniers, les oléoducs, les voies ferrées, les aéronefs, les véhicules et l’équipement de fabrication. Nous faisons passer la part des actifs admissibles d’environ 15 % à près des deux tiers. Et nous rendons permanente la passation en charges immédiate pour permettre aux entreprises de récupérer leurs coûts plus rapidement.

Résultat : le taux effectif marginal d’imposition du Canada sur les nouveaux investissements sera le plus bas de toutes les grandes économies mondiales et inférieur de plus de moitié à celui des États-Unis.

Dans le cadre d’une plateforme de 6 milliards de dollars de la Banque de développement du Canada, nous investissons 1 milliard de dollars pour aider les entreprises canadiennes qui innovent dans les secteurs de la défense et des minéraux critiques à prendre de l’expansion et à être concurrentielles dans le monde entier.

Dans un monde de plus en plus incertain, nous misons sur nos forces, nous voyons plus grand et nous agissons rapidement.

Nous avons déjà commencé à accélérer considérablement la mise en œuvre de grands projets d’intérêt national par l’intermédiaire du Bureau des grands projets. Nous allons désormais appliquer cette même rigueur et cette même efficacité à plus grande échelle grâce à la nouvelle Loi visant à bâtir le Canada. 

En ce qui concerne les projets et les chaînes d’approvisionnement, notre démarche sera simple : un projet, une évaluation, un an.

Le Canada sera toujours un pays aux normes élevées. Mais des normes élevées ne veulent pas dire que les décisions doivent être lentes. La prévisibilité est un avantage concurrentiel. Quand le Canada décide qu’un projet doit se réaliser, ce projet va se réaliser.

Ensemble, ces mesures changent fondamentalement la façon dont le Canada aborde l’investissement.

Investir à moindre coût. Bâtir plus rapidement. Des actifs publics qui profitent davantage aux Canadiennes et aux Canadiens. Un régime fiscal qui nous rend plus concurrentiels.

Nous avons les ressources. Nous avons les talents. Nous avons les capitaux. Et maintenant, nous y ajoutons la rapidité, l’ambition et la capacité d’exécution.

Nous avons déjà accompli bien des choses. Pourtant, nous commençons à peine à imaginer tout ce qui a été mis en branle.

Nous l’avons déjà vu : une simple conversation mène à un engagement, et cet engagement mène à un investissement.

En août 2025, le ministre Hodgson et moi avons rencontré à Berlin des représentants de l’une des plus grandes entreprises énergétiques d’Allemagne pour discuter du gaz naturel liquéfié (GNL) canadien. Neuf mois plus tard, cette entreprise a signé un accord d’une durée de 20 ans pour l’achat de 2 millions de tonnes de GNL par an issu du projet de GNL Ksi Lisims, qui est situé sur la côte Ouest du Canada.

Il existe d’innombrables autres histoires de ce genre d’un bout à l’autre du pays.

Grâce aux missions commerciales et aux missions d’investissement que notre gouvernement a menées à l’étranger :

  • Une entreprise montréalaise, Marconi, fabrique ici des radios pour les forces armées polonaises.
  • Une entreprise familiale du Nouveau-Brunswick, Covered Bridge, vend ses croustilles au Japon.
  • Suite à la conclusion d’un accord commercial avec la Chine, nos pêcheurs, nos producteurs de petits pois et nos producteurs de canola tirent un meilleur revenu de ce qu’ils cultivent et pêchent. 

Le Canada possède ce que le monde veut.

Cette semaine, le mouvement s’est inversé. Nous n’avons pas traversé l’océan pour faire valoir nos atouts. C’est plutôt le monde qui est venu à nous, pour voir ce que nous avions à offrir. Il a découvert un Canada qui a choisi de bâtir, et il choisit maintenant de bâtir avec nous.

C’est un signal fort. Mais ce n’est pas tout.

Oui, le fait que des représentants du monde entier se soient réunis ici compte.

Mais ce qui compte le plus, c’est ce que nous faisons pour nous-mêmes.

Parce que si nous investissons dans notre propre potentiel en tant que Canadiennes et Canadiens, si nous renforçons notre compétitivité et si nous devenons notre propre meilleur client, nous nous donnons plus que ce que quiconque pourrait nous enlever. Nous préparons ainsi le terrain pour des investissements encore plus importants et une prospérité durable.

Le monde porte aujourd’hui un regard différent sur le Canada.

Nous devrions aussi nous voir différemment.

Il faut se concentrer sur ce que nous sommes, et non sur ce que nous ne sommes pas. Il faut réfléchir à ce que nous avons et à ce que nous pouvons créer, et non à ce que nous avons perdu.

Nous sommes des gens bienveillants, généreux, assidus et ambitieux.

Nous avons gagné la confiance de nos partenaires, renouvelé notre confiance en nous-mêmes et renforcé nos convictions.

C’est notre pays. C’est notre avenir. Nous le bâtirons ensemble.

Voilà l’objectif d’Équipe Canada. C’est ça, un Canada fort.