Bonsoir.
Deborah, John – je vous remercie pour le leadership dont vous avez fait preuve ce soir, pour votre travail acharné et pour les décennies que vous avez tous deux consacrées à la réussite du Canada.
Je suis ravi d’être ici avec vous tous, au Musée royal de l’Ontario.
Un magnifique immeuble. Une institution remarquable.
Une institution, je tiens à le souligner, qui a été fondée par un banquier, un banquier canadien qui est revenu de New York, rien de moins!
Sir Edmund Walker considérait les grands musées comme des « vitrines » à travers lesquelles les Canadiennes et les Canadiens ainsi que les visiteurs au Canada pouvaient saisir le véritable potentiel de cette nation.
Il avait une vision ambitieuse pour cette institution, ainsi qu’une vision ambitieuse pour notre pays.
Et bien qu’il fût un financier très compétent, il comprenait que les grandes réalisations exigent une équipe formidable.
Il s’est donc associé au gouvernement provincial. Il a collaboré avec l’Université de Toronto. Il a persuadé d’autres chefs d’entreprise de se joindre à lui. Il a mobilisé des philanthropes, des scientifiques et des citoyens pour œuvrer vers un objectif commun.
Dire que ces grands Canadiens et Canadiennes ont réussi ne rend pas justice à leur héritage. Leur travail a transformé cette ville, cette province et notre nation.
Si vous cherchez leur monument, vous ne le trouverez qu’autour de vous.
Aujourd’hui, une fois de plus, les Canadiennes et les Canadiens se serrent les coudes. Une fois de plus, notre ambition est à la hauteur de notre potentiel.
Quelque chose a changé, au cours de la dernière année, dans notre pays.
Les Canadiennes et les Canadiens savent de quoi je parle. Nous le ressentons. Partout.
Les Canadiennes et les Canadiens font front commun, achètent des produits canadiens et choisissent avec confiance un avenir canadien.
Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux travaillent de concert pour créer une économie canadienne unifiée en éliminant les obstacles commerciaux internes et en mettant en place rapidement des infrastructures nationales essentielles.
Je tiens à remercier les premiers ministres des provinces et des territoires qui sont ici ce soir, tant pour leur présence que pour ce qu’ils ont accompli au cours des 18 derniers mois.
Le gouvernement fédéral et les provinces et territoires travaillent en étroite collaboration avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis – en tant qu’alliés dans l’élaboration de projets et en tant que partenaires à part entière dans les projets qui façonneront notre avenir.
Nos entreprises et sociétés de gestion de fonds de retraite investissent désormais davantage de capitaux canadiens pour soutenir cet objectif national. Rien que la semaine dernière, plusieurs d’entre elles ont déjà annoncé leur intention d’investir des centaines de milliards de nouveaux capitaux au Canada.
Le gouvernement fédéral, de concert avec les provinces et les territoires, entend faire preuve d’une ambition aussi grande à l’étranger.
Au cours de la dernière année, nous avons signé 20 accords de partenariat en matière de commerce et de sécurité sur quatre continents. Notre dernier accord commercial, conclu avec les Émirats arabes unis, a été finalisé en un temps record de 47 jours.
Comme les personnes présentes ici le savent, il ne s’agit pas seulement d’échanges commerciaux, mais aussi d’investissements. Nous changeons donc notre approche à l’égard des investissements au Canada.
Nous relançons Investir au Canada sous la direction de notre nouveau président-directeur général, Gurinder Grewal, et d’un nouveau conseil d’administration présidé par Dominic Barton. L’organisation Investir au Canada a une mission claire : attirer ici les principaux investisseurs étrangers afin de soutenir les projets, les entreprises et les travailleurs canadiens.
Ce sont ces travailleurs canadiens qui nous permettent de réaliser nos ambitions. Car notre transformation économique se produit sur les chantiers de construction et elle est mise en œuvre par des constructeurs et des travailleurs syndiqués.
Ce sont là tous des gestes de solidarité. Certains sont très grands, d’autres très modestes, mais ils se répètent des millions de fois, preuve qu’ensemble, nous pouvons nous offrir bien plus que ce que personne ne pourra jamais nous enlever.
Et ces gestes de solidarité envoient un message fort au monde entier : celui d’un Canada nouveau, fort, confiant et uni.
Nous sommes maîtres chez nous.
Au Canada, nous savons que c’est en étant unis que nous sommes les plus forts : lorsque nous veillons les uns sur les autres et que nous nous assurons qu’aucun enfant, aucune famille, personne n’est laissé pour compte.
Cet esprit de solidarité et de générosité nous définit en tant que pays.
Tout comme cette conviction fondamentale du Canada : l’unité ne nécessite pas l’uniformité. Nous croyons que nos différences sont des atouts à cultiver, et non des risques à gérer.
Jetez un regard autour de vous.
Nous venons de différentes régions : de la côte est, de la côte ouest, des Prairies, du Québec, du Grand Nord et de l’Ontario. Il y a des représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et autochtones. Des gens issus du monde des affaires et de celui des syndicats. Des Canadiennes et des Canadiens de tous les horizons et de toutes les générations.
Nous ne serons pas toujours d’accord. Nous n’avons pas toujours besoin de l’être.
Mais nous sommes d’accord sur un point fondamental : la direction que nous prenons.
Un nouveau consensus se dégage, d’Iqaluit à Victoria, de Québec à St. John’s : le Canada prend son avenir en main.
Nous bâtirons davantage, nous resserrerons les liens à l’intérieur de nos frontières, nous intensifierons nos échanges commerciaux avec le reste du monde, et nous créerons une prospérité plus durable ici même, chez nous.
Demain, un événement remarquable aura lieu.
Les plus importants investisseurs du monde, qui gèrent plus de 120 000 milliards de dollars d’actifs, viendront voir ce que nous avons à offrir. Car le monde porte désormais un regard différent sur le Canada.
Et je propose que nous nous regardions nous-mêmes d’un œil nouveau.
Il faut voir non pas ce que nous ne sommes pas, mais plutôt ce que nous sommes. Il ne s’agit pas de ce qui a été perdu, mais de ce que nous avons. Et de ce que nous pouvons créer.
Nous sommes un peuple bienveillant, généreux, travaillant et ambitieux.
Nous avons ce que le monde recherche : l’énergie, les ressources, le talent, la technologie et les capitaux.
Et notre plus grande force repose sur un élément qui ne figure dans aucun bilan : la confiance.
Alors, lorsque nous veillons les uns sur les autres, lorsque nous travaillons ensemble, lorsque nous sommes unis, le Canada peut tout accomplir.
C’est notre pays, c’est notre avenir, et nous les bâtissons ensemble.
C’est ça Équipe Canada. C’est ça un Canada fort.
Merci beaucoup.