Bonjour à toutes et à tous. Ministre Dabrusin, Élisabeth Brière, Marianne Dandurand, Louis Villeneuve.
C’est un bien beau temps de l’année.
Le temps des pommes. Les couleurs d’automne. Le retour du hockey. On s’attend déjà à une finale entre les Canadiens et les Oilers.
C’est aussi le temps de l’Action de grâce.
Cette fin de semaine, les Canadiennes et les Canadiens vont se réunir en famille et entre amis.
Nous avons beaucoup de raisons d’être reconnaissants : les gens qui partagent notre table. Les communautés qui se serrent les coudes. Et un pays qui sait relever les défis.
Au Québec, aux quatre coins du Canada, nous passons à l’action. Nous choisissons de bâtir ensemble.
Au Québec, nous bâtissons en grand.
À Contrecœur, un port de Montréal avec 60 % de plus de capacité, pour pouvoir expédier davantage de nos produits partout dans le monde.
À Matawinie, la plus grande mine de graphite du G7.
À Lévis, six nouveaux brise-glaces pour la Garde côtière canadienne, construits au Chantier Davie. Le plus important contrat de construction navale de l’histoire du Québec.
Et quand le Canada bâtit, le Québec bâtit aussi.
Les nouvelles voitures de passagers de VIA Rail, ça veut dire de bons emplois à La Pocatière et à Saint-Bruno.
Le nouveau parc de véhicules blindés de General Dynamics Land Systems-Canada (GDLS-Canada), ça veut dire de bons emplois à Saint-Laurent.
Les nouveaux sous-marins de Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS), ça veut dire de bons emplois à Montréal.
Les nouveaux avions de surveillance GlobalEye, ça veut dire de bons emplois à Dorval chez Bombardier.
Et partout au Québec, près de 10 milliards de dollars du gouvernement fédéral vont être investis dans de nouveaux projets de transport collectif, des hôpitaux, des logements et des centres communautaires. C’est l’un des plus importants investissements fédéraux de l’histoire du Québec dans les infrastructures.
Et quand le Canada crée de nouveaux partenariats à l’étranger pour rendre le Canada plus fort, plus indépendant et plus prospère, le Québec en bénéficie.
Le Canada est aujourd’hui l’économie la mieux connectée au monde, avec un accès à un marché de 1,5 milliard de consommateurs, sans droits de douane.
Au cours des six prochains mois, nous entendons doubler ce chiffre grâce à de nouveaux accords commerciaux.
Dans trois semaines, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, seront à Montréal. C’est là que le Canada va lancer une nouvelle alliance transformatrice avec l’Union européenne, une alliance qui va créer des possibilités immenses pour le Québec.
C’est comme ça que nous bâtissons un Québec fort dans un Canada fort : dans un véritable esprit de fédéralisme coopératif.
C’est ça, consolider notre force. C’est ça, l’indépendance. C’est ça, la souveraineté, afin que nous puissions vivre comme nous l’entendons.
Avec nos langues, notre culture, pour notre avenir.
À travers le Canada, il y a un nouvel esprit, une nouvelle confiance. Nous sommes maîtres chez nous.
Mais pour être maîtres chez nous, il faut d’abord être bien au chaud chez nous.
Un Canada fort, ça commence dans un foyer chaleureux.
La facture de chauffage est l’une des plus importantes que les Canadiennes et les Canadiens doivent payer en hiver. Trop souvent, ils ont encore recours aux solutions les plus coûteuses.
Au Canada, plus d’un million de ménages chauffent encore leur logement au mazout, au propane ou au diesel. Ces sources d’énergie sont plus polluantes et moins efficaces, en plus d’être à la merci des marchés mondiaux.
En ce moment, ces marchés frappent durement les familles. Chauffer un logement au mazout coûte 70 % plus cher qu’en 2024, soit au moins 2 500 dollars de plus par foyer, chaque année.
Six millions d’autres ménages se chauffent au moyen de plinthes électriques ou de fournaises électriques désuètes. Les prix ne sont pas aussi volatils, mais ces ménages paient quand même plus que ce qu’ils devraient, en l’occurrence jusqu’à 45 % de plus.
Notre gouvernement met tout en œuvre pour offrir aux Canadiennes et aux Canadiens des options qui vont leur permettre de réduire leurs dépenses. C’est pourquoi nous avons réduit les impôts de 22 millions de Canadiennes et de Canadiens de la classe moyenne et instauré l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels dont bénéficient 12 millions de personnes. Des économies de milliers de dollars au moment où vous en avez le plus besoin.
Pour beaucoup de Canadiennes et de Canadiens, lorsqu’il s’agit d’économiser sur le chauffage domestique, la thermopompe constitue la meilleure option.
Les thermopompes sont plus écologiques et plus sécuritaires que les fournaises alimentées au mazout ou à l’électricité. Elles sont deux à trois fois plus efficaces. Elles produisent la même chaleur pour une fraction de l’énergie consommée, en plus d’être beaucoup moins polluantes.
Les thermopompes permettent aux Canadiennes et aux Canadiens d’économiser. En effet, le passage à cette technologie permet aux familles qui chauffent leur foyer au mazout de réaliser des économies d’environ 2 000 dollars par année et à celles qui ont recours aux plinthes électriques d’économiser 1 400 dollars par année, en moyenne.
Sans compter que les thermopompes fonctionnent toute l’année. En été, elles fonctionnent en sens inverse pour rafraîchir votre maison. Ainsi, les familles obtiennent à la fois une fournaise et un climatiseur.
Les thermopompes ont fait leurs preuves. Il y a 20 ans, cette technologie n’était pas efficace par grand froid. Les modèles d’aujourd’hui sont conçus pour les rudes hivers canadiens. Même à -30 degrés, ici à Sherbrooke, les thermopompes gardent les familles bien au chaud.
Des factures moins élevées. Un air plus propre. Au chaud l’hiver, au frais l’été. C’est – de loin – la meilleure façon d’alimenter une maison canadienne.
Les gens hésitent à passer à une thermopompe pour deux raisons : le prix et la nécessité d’agir vite.
Nous avons la solution pour les deux.
Aujourd’hui, je suis fier d’annoncer que notre gouvernement investit plus de 2 milliards de dollars pour aider près d’un million de ménages à se procurer une thermopompe.
Voici comment nous allons y parvenir.
D’abord, pour réduire le prix d’une thermopompe, nous lançons un nouveau programme national de remise qui va aider plus de 800 000 ménages. Pourquoi ça compte? Parce qu’une thermopompe coûte plus cher à l’achat qu’une nouvelle fournaise. Mais elle coûte beaucoup moins cher à utiliser, alors avec le temps, elle finit par se rentabiliser.
Prenons l’exemple d’une famille d’ici, au Québec, qui remplace une fournaise électrique. Une nouvelle fournaise électrique coûte environ 6 000 $. Une thermopompe coûte environ 15 000 $, soit 9 000 $ de plus. Avec une thermopompe, cette famille peut économiser environ 1 400 $ par année. Sans aide financière, il lui faut plus de six ans pour récupérer la différence de prix.
Nous allons réduire ce délai. Grâce à notre nouveau programme, les ménages vont recevoir une remise de 2 000 $, ce qui va ramener la période à cinq ans. Ajoutez à ça la subvention d’Hydro-Québec d’environ 3 000 $ et on tombe à seulement trois ans.
Pour les ménages qui ont un revenu inférieur au revenu médian, nous allons offrir jusqu’à 10 000 $. En combinant notre remise aux programmes provinciaux, ces familles vont rentabiliser leur investissement dès le premier jour.
Nous avons aussi simplifié le processus : vous faites une demande sur un portail en ligne qui sera accessible dès janvier, sans avoir besoin d’une évaluation énergétique, ni avant ni après.
Deuxièmement, nous agissons vite avec ce programme pour que les Canadiennes et les Canadiens puissent en profiter au moment où ils en ont le plus besoin.
Chaque année, environ un million de ménages canadiens remplacent leur système de chauffage. Dans plus de 80 % des cas, c’est parce que leur ancien système a cessé de fonctionner soudainement.
Ça vous est peut-être déjà arrivé, à vous, à vos voisins ou à vos amis : on est en janvier. Il fait un froid glacial. Il faut rétablir le chauffage, et vite!
Les anciens programmes ne permettaient pas d’agir assez rapidement quand une fournaise tombait en panne, parce qu’ils étaient conçus pour des travaux planifiés. Notre nouveau programme remédie à la situation. Les demandes vont être approuvées en 24 heures. Et votre thermopompe va pouvoir être installée aussi vite qu’une nouvelle fournaise.
En plus, quel que soit votre chez-vous, notre programme est fait pour vous.
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) aideront les propriétaires d’immeubles à logement à réaliser les travaux qui font la plus grande différence dans les grands immeubles : des thermopompes, une meilleure isolation, de nouvelles fenêtres et des systèmes de chauffage et de ventilation plus efficaces.
Au total, près de 300 000 logements vont être mieux chauffés et vont consommer moins d’énergie.
Et parce que les rénovations majeures sont complexes, nous investissons plus de 100 millions de dollars de plus dans des équipes locales qui aident les propriétaires d’immeubles à mener leurs projets à bien.
Permettez-moi d’aller droit au but : aujourd’hui, nous annonçons plus de 2 milliards de dollars en vue de rénover un million de logements, de réduire les coûts énergétiques et de générer des économies d’énergie supplémentaires pour les immeubles collectifs.
Une fois pleinement réalisées, ces améliorations vont permettre aux familles canadiennes d’économiser plus d’un milliard de dollars par année sur leurs factures d’énergie.
C’est un excellent retour sur l’investissement.
Il y a un autre grand avantage avec les mesures que nous annonçons aujourd’hui, et c’est la réduction des émissions.
Au cours des prochaines années, les installations de thermopompes et les travaux de rénovation que nous soutenons aujourd’hui vont permettre de réduire les émissions de plus de 25 mégatonnes. C’est l’équivalent de plus de 8 millions de voitures retirées de la circulation pendant une année complète.
C’est possible parce que 80 % de l’électricité produite au Canada est déjà propre et que nos tarifs d’électricité sont parmi les plus bas du G7.
Et c’est possible parce que nous avons un plan pour que ça continue : doubler notre production d’électricité.
Grâce à notre Stratégie nationale d’électrification, nous allons produire davantage d’électricité propre et mieux relier nos réseaux d’est en ouest et vers le Nord.
Un bon exemple : en août, nous avons soutenu un partenariat entre Hydro-Québec et Newfoundland and Labrador Hydro pour lancer le plus grand projet d’énergie propre de l’histoire de l’Amérique du Nord, à Churchill Falls et à Gull Island.
On parle de 14 gigawatts d’énergie propre, l’équivalent d’une deuxième Baie-James. Assez pour éclairer, chauffer et climatiser tous les logements de Toronto, Montréal, Vancouver et Sherbrooke réunis.
C’est un projet qui va marquer toute une génération et qui va contribuer à faire du Canada une superpuissance de l’énergie propre.
C’est ça, le fédéralisme coopératif en action. C’est ça, un Canada qui fonctionne.
À la grandeur du pays, dans les prochaines semaines, les Canadiennes et les Canadiens vont remettre leur système de chauffage en marche. Et, tout comme Noël suit inévitablement l’Action de grâce, des dizaines de milliers de vieilles fournaises vont inévitablement cesser de fonctionner cet hiver. Dorénavant, ces familles pourront profiter d’une meilleure option et d’une aide pour la financer, au moment précis où elles en ont besoin.
Parce qu’un Canada fort commence dans un foyer chaleureux.
Un seul changement. Un double avantage. Une maison bien au chaud à un coût abordable, grâce à une énergie propre produite ici, chez nous.
Chauffer une maison, c’est l’affaire d’un après-midi. Doubler la capacité de notre réseau électrique, c’est le travail de toute une génération.
Nous faisons les deux.
Parce que pour être maîtres chez nous, il faut d’abord être bien au chaud chez nous.
Merci et bonne Action de grâce.