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Allocution du premier ministre lors de l’Assemblée générale annuelle de l’Assemblée des Premières Nations

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LA VERSION PRONONCÉE FAIT FOI

Merci, Perry, pour cette présentation et pour m’avoir accueilli de nouveau cette année.

Je veux d’abord souligner que nous sommes en territoire ancestral du peuple algonquin. Nous le reconnaissons comme étant le gardien traditionnel, actuel et futur de ce territoire.

Aux Aînés, aux jeunes, aux vétérans, au Chef national Bellegarde, aux dirigeants de l’Assemblée des Premières Nations et aux Chefs en assemblée : je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de vous parler aujourd’hui.

Je voudrais prendre un moment pour reconnaître le leadership exceptionnel du Chef national Bellegarde et le travail remarquable qu’il a accompli en matière de défense des intérêts au cours des six dernières années. Perry, mon ami, je te remercie de m'avoir donné la chance de collaborer avec toi dans un large éventail de dossiers. Tu as démontré beaucoup de force et de rigueur et tu m'as mis au défi sur un tas de choses. Je suis très heureux d’avoir eu l’occasion d’aborder avec toi encore plus d’enjeux, et j’en ai tiré bien des leçons. J’attache une très grande importance au travail que nous avons effectué ensemble ces cinq dernières années, depuis que je suis premier ministre.

Merci pour tout. Je te souhaite beaucoup de succès dans le travail que tu vas continuer de faire pour servir la communauté et le pays au cours de l'année à venir.   

Kinanaskomitin, mon ami.

Je te soutiens.

Il va sans dire que notre gouvernement va continuer de travailler avec le chef national, et avec vous tous, pour faire avancer les priorités établies par les Premières Nations.

En 2015, je vous ai promis de parcourir avec vous un chemin commun vers la réconciliation.

En 2019, après quatre années de collaboration, alors que nous avons encore beaucoup de pain sur la planche, je vous ai promis que mon engagement à cet égard était plus fort que jamais. Nous cherchons maintenant à déterminer la vitesse à laquelle nous allons entreprendre nos prochaines démarches et non pas la voie à suivre.

Ensuite est arrivée l’année 2020 : une année qui a changé nos vies, notre pays et notre monde.

La pandémie nous a menés à une croisée des chemins. Et ensemble, nous devons choisir le chemin que nous voulons emprunter.

Mais je ne suis pas ici pour vous dire quel chemin nous devons prendre.

Je suis ici pour vous écouter.

La COVID-19 nous a rappelé que nous sommes tous dans le même bateau.

Je pense à ce que font les gens d’un bout à l’autre du pays pour se protéger les uns les autres.

Je pense aux communautés de la Nation dénée, dans les Territoires du Nord-Ouest, qui ont encouragé leurs membres à se déplacer sur le territoire pour protéger leurs aînés.

Et je pense au leadership dont ont fait preuve les gens ici aujourd’hui pour s’assurer de répondre aux besoins uniques de toutes les communautés des Premières Nations. 

À travers le pays, les gens se mettent au travail. Ils nous rappellent que les gestes comptent plus que les mots.

Depuis le premier jour de cette crise, notre gouvernement a redoublé d’efforts. Nous avons aidé les entreprises autochtones particulièrement touchées à obtenir du financement, et nous avons mis en place des mesures fondées sur les distinctions visant à éliminer l’insécurité alimentaire et les lacunes en matière de soins sociaux et de santé.

Comme nous l’avons annoncé dans l’Énoncé économique de l’automne, nous investissons environ 5,4 milliards de dollars pour soutenir les personnes, les communautés et les entreprises autochtones durant cette pandémie et pour faire avancer la réconciliation.

Le travail est loin d’être terminé.

Avec les vaccins qui s’en viennent, nous allons déployer la plus vaste opération d’immunisation de l’histoire du Canada.

On a travaillé sans relâche afin de nous procurer assez de vaccins pour tous ceux qui en voudront. Ces nouveaux vaccins représentent des défis en termes de transport et de distribution. Et c’est pourquoi je peux vous assurer que notre gouvernement travaille en étroite collaboration avec vous et avec tous les partenaires autochtones en vue d'assurer l’accès à un vaccin sécuritaire et efficace. 

Personne et aucune communauté ne seront laissés pour compte. Pas en matière de vaccin ni pour aucune autre mesure d’aide.

Nous avons réalisé des progrès au cours des cinq dernières années.

Nous avons appuyé plus de 5 000 projets d’infrastructure diversifiés, visant notamment les établissements de soins de santé et les écoles. Nous avons levé des avis concernant la qualité de l’eau potable à long terme.

Nous avons déposé des projets de loi pour protéger les langues autochtones et mettre les communautés aux commandes des services à l’enfance et à la famille.

Ensemble, nous avons réalisé des progrès considérables en seulement quelques années. Mais si cette pandémie nous a appris quelque chose, c’est qu’il reste encore beaucoup de travail à faire.

Je suis d’accord avec vous : le statu quo ne suffit pas. Comme l’a dit le Chef national Bellegarde, cette pandémie a eu pour effet d’aggraver la situation déjà précaire dans laquelle se trouvent un trop grand nombre de gens.

Je vous ai entendus. Et je suis d’accord.

Dans le discours du Trône cet automne, nous nous sommes engagés à élaborer conjointement un projet de loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions ainsi qu’une stratégie de santé mentale et de bien-être fondée sur les distinctions.

Ces mesures seront essentielles pour assurer la santé et la sécurité des gens de tous âges.

Et nous ne nous arrêterons pas là.

Nous allons continuer de combler les lacunes en matière d’infrastructure pour les communautés. Qu’il s’agisse de l’abandon du diesel ou de créer des logements accessibles, des écoles et des cliniques de santé, nous allons travailler à accélérer notre engagement sur 10 ans tout en tenant compte des distinctions.

Cela inclut le soutien au développement des capacités, en plus d’investissements supplémentaires afin de respecter notre engagement visant l’eau potable dans les communautés des Premières Nations.

Déjà, nous avons levé 98 avis concernant la qualité de l’eau potable à long terme, empêché 171 avis à court terme de devenir des avis à long terme et investi des ressources sans précédent pour mettre fin à cette injustice.

C’est un processus complexe, et on a travaillé afin de progresser le plus rapidement possible. Cela dit, aujourd'hui, il y a encore des gens qui n’ont pas accès à de l’eau potable.

C’est inacceptable. Pour remédier à la situation, il faut plus de mesures d’aide durables et c’est ce que nous allons mettre en place.

La pandémie amène certaines difficultés, mais nous sommes plus déterminés que jamais à respecter notre promesse, celle de lever tous les avis concernant la qualité de l’eau potable à long terme dès que possible.

Comme le ministre Miller l’a annoncé la semaine dernière, notre gouvernement investira 1,5 milliard de dollars de plus pour remplir l’engagement lié aux avis d’ébullition pris devant les Premières Nations.

Aujourd'hui, pendant que nous prévoyons déjà pour l’après de cette pandémie, nous sommes à une croisée des chemins dans notre parcours commun. Les choix que nous faisons aujourd'hui vont déterminer non seulement où nous en serons demain, mais aussi pour de nombreuses années à venir.

La lutte contre les changements climatiques est un formidable exemple de cette réalité. 

Notre gouvernement est déterminé à travailler avec ses partenaires autochtones à l’adaptation et à la préparation aux situations d’urgence ainsi qu’au développement d’une économie verte. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous réussirons à atteindre nos cibles climatiques et à protéger nos terres, nos eaux et notre air pur au profit de nos enfants et d’un avenir meilleur. 

C’est notre occasion de rebâtir un pays meilleur et plus fort pour tout le monde.

Et ce ne sera pas possible si des gens, où qu’ils soient, sont laissés pour compte à cause du racisme ou de la discrimination.

Personne ne devrait se sentir menacé au moment d’exercer son droit de pêche issu d’un traité.

Personne ne devrait subir de violence aux mains des policiers.

Et personne ne devrait craindre ce qui pourrait arriver ou ce qui est arrivé à sa mère, à sa sœur ou à sa fille.

C’est inacceptable.

Comme nous l’avons annoncé dans le discours du Trône, notre gouvernement est déterminé non seulement à aller de l’avant, mais à avancer encore plus vite pour mettre fin aux injustices inacceptables que beaucoup trop de gens vivent.

Nous allons accélérer le travail à l’égard des services de police des Premières Nations, notamment en les inscrivant dans la loi en tant que service essentiel. Nous allons également nous assurer que plus de communautés sont desservies et nous allons soutenir des projets favorisant la sécurité et le bien-être des communautés.

De plus, nous allons accélérer les travaux liés au Plan d’action national qui donne suite à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Nous avons déjà investi dans de nouveaux centres d’hébergement qui étaient devenus plus que nécessaires. Et comme nous l’avons annoncé dans l’Énoncé économique de l’automne, nous allouerons d’autres fonds à la lutte contre la discrimination systémique et la violence.

Tout ce travail doit reposer sur des bases solides. C’est pourquoi nous poursuivrons la mise en œuvre des appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation.

Ensemble, nous avons fait de grands progrès.

Juste au cours des deux dernières semaines, nous avons franchi de grands pas relativement à deux éléments clés : les services à l’enfance et à la famille et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

La semaine dernière, nous avons officiellement déposé le projet de loi C-15 visant à aligner la législation canadienne sur la Déclaration des Nations Unies.

C’est une avancée majeure et un témoignage de votre remarquable leadership. J'espère que tous les parlementaires vont appuyer cette importante mesure législative.

Et la semaine d’avant, nous avons investi un demi-milliard de dollars pour faire en sorte que les communautés autochtones puissent renforcer leur capacité à mettre en place leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille.

Pour les familles réunifiées, pour les enfants qui restent dans leur communauté – les progrès que nous réalisons sont énormes.

Ensemble, nous avançons. Et ensemble, nous devons déterminer la voie à suivre pour continuer.

Notre pays, tout comme le reste du monde, est à la croisée des chemins.

Et bien que nous ne sachions pas exactement ce que nous allons croiser sur notre route, je pense que nous savons quelle destination nous aimerions atteindre.

Un pays où tout le monde habite en lieu sûr et a de l’eau potable.

Un avenir où les enfants vivent dans leur famille et où les langues traditionnelles sont célébrées et transmises.

Un avenir où tout le monde est respecté et a une chance réelle et véritable de réussir.

Cet avenir est à notre portée. Nous ne devons pas le laisser s’échapper. Nous ne le laisserons pas s’échapper.

Miigwetch

Kinanaskomitin.

Mashi cho.

Gilakas’la.

Tshinashkumitinau.

Nakummek.

Merci.