Bonsoir.
Nous avons passé quelques jours très productifs au Sommet de l’ANASE à Kuala Lumpur.
Le ministre du Commerce international du Canada et moi nous sommes concentrés sur l’établissement de nouveaux partenariats et la recherche de nouvelles possibilités économiques pour les entreprises et les travailleurs canadiens.
Nous sommes réunis ici à un moment à la fois crucial et rempli d’opportunités.
Le monde est devenu plus dangereux et plus divisé.
Le système du commerce mondial est en train de changer de manière fondamentale.
L’évolution technologique et la transition énergétique s’accélèrent à un rythme sans précédent.
L’ancien ordre mondial est révolu, et même si le Canada a prospéré dans ce système, nous savons que la nostalgie n’est pas une stratégie.
C’est pourquoi nous traçons une nouvelle voie à suivre pour notre pays.
Le 4 novembre, notre gouvernement déposera son premier budget fédéral. Il s’agira de notre plan pour protéger nos communautés, nos frontières, notre mode de vie; pourbâtir une économie plus forte où chacun a la chance d’avancer; etpour donner aux Canadiens et aux Canadiennes les moyens d’agir grâce à de nouvelles possibilités, à de meilleures carrières et à un coût de la vie plus abordable.
Au cœur de ces missions se trouve notre intention de doubler nos exportations vers des pays autres que les États-Unis au cours de la prochaine décennie.
Cette mesure générera une croissance des échanges commerciaux de l’ordre de 300 milliards de dollars ainsi que de nouvelles commandes pour les ressources, les technologies et l’expertise canadiennes.
J’ai choisi ce sommet pour ma première visite en Asie en tant que premier ministre, car les relations entre le Canada et l’ANASE sont particulièrement prometteuses.
Cette région compte près de 700 millions de consommateurs et représente un marché de plus de 5 000 milliards de dollars.
Elle est déjà le deuxième partenaire commercial du Canada, les échanges bilatéraux de marchandises s’élevant à plus de 260 milliards de dollars.
Pourtant, elle ne représente encore que 10 % de nos exportations.
Pour cette raison, notre nouveau gouvernement travaille à conclure de nouveaux accords commerciaux dans la région indo-pacifique.
Au cours des derniers mois, nous avons signé de nouveaux accords avec les Émirats arabes unis dans le domaine de l’intelligence artificielle, avec l’Union européenne dans les domaines de la défense et du commerce, avec l’Allemagne dans le domaine des minéraux critiques et avec le Mexique dans le domaine de l’agroalimentaire.
Nous avons signé un accord de libre-échange avec l’Équateur qui réduit ou élimine les droits de douane sur la majorité des exportations canadiennes.
Le mois dernier, à Ottawa, nous avons conclu un nouvel accord de libre-échange historique avec l’Indonésie, le premier accord bilatéral de libre-échange du Canada avec un pays de l’ANASE.
Cette semaine, à Kuala Lumpur, nous avons convenu d’accélérer les progrès en vue d’un nouvel accord de libre-échange entre le Canada et l’ANASE, qui devrait être conclu l’année prochaine.
Hier, j’ai rencontré le premier ministre du Laos, le président des Philippines et le premier ministre du Vietnam afin de faire avancer ces négociations.
Cet accord permettrait d’injecter plus de 1,5 milliard de dollars dans notre économie et offrirait aux entreprises et aux travailleurs canadiens un meilleur accès à certains des marchés les plus dynamiques au monde.
Il permettrait également de créer des emplois pour les travailleurs canadiens dans des secteurs comme les minéraux critiques, les technologies propres, l’agroalimentaire, l’aérospatiale et la fabrication de pointe. Et tout cela permettrait de faire baisser les prix pour les consommateurs canadiens sur des produits comme les appareils électroniques et les vêtements.
Le président des Philippines, M. Marcos, et moi avons également convenu d’entamer des négociations sur un nouvel accord de libre-échange entre nos deux pays, avec pour objectif de le conclure l’année prochaine.
Cette semaine, nous avons réalisé des progrès considérables dans le domaine de l’énergie.
Aujourd’hui, le Canada et la Malaisie ont signé une lettre d’intention visant à accroître les investissements dans le gaz naturel liquéfié, le pétrole, l’énergie nucléaire et l’énergie renouvelable.
J’ai rencontré le président et chef de la direction de Petronas, l’une des plus grandes entreprises énergétiques au monde et l’un des principaux investisseurs dans la phase 1 du projet LNG Canada, une installation de gaz naturel liquéfié située à Kitimat, en Colombie-Britannique.
La phase 2 de ce projet permettra de doubler la production, ce qui en fera la deuxième plus grande installation de ce type au monde et créera des dizaines de milliers de nouveaux emplois bien rémunérés au Canada.
Nous avons soumis la phase 2 de ce projet à l’examen de notre Bureau des grands projets, car nous voulons qu’il soit réalisé rapidement et qu’il profite à la population canadienne, y compris à nos partenaires autochtones.
Avec Petronas, nous étudions d’autres possibilités d’approfondir notre partenariat et de renforcer le rôle du Canada en tant que fournisseur fiable d’énergie.
D’ici 2030, le Canada pourrait produire près de 50 millions de tonnes de GNL par an, ce qui représente cinq fois la consommation de Singapour, et ce chiffre pourrait encore doubler d’ici 2040.
Nous collaborons également dans le domaine du captage du carbone, en mettant nos ressources au service de la transition de l’ANASE vers une économie plus résiliente et à faibles émissions.
En plaçant l’innovation canadienne au service des infrastructures énergétiques de l’ANASE, comme son nouveau réseau électrique, nous ouvrons la voie à des milliards de dollars de nouvelles possibilités pour les entreprises et les travailleurs canadiens
Et nous aidons aussi nos partenaires de l’ANASE à atteindre leurs objectifs en matière de connectivité.
Le Canada crée également de nouvelles possibilités dans le domaine de la technologie.
La société canadienne BlackBerry a établi son Centre d’excellence en cybersécurité ici, en Malaisie.
Nous avons annoncé un investissement visant à transformer ce centre en un carrefour international du renseignement cybernétique et de l’innovation en matière de sécurité.
Aujourd’hui, j’ai visité le centre de formation de la société CAE, avec laquelle Malaysia Airlines vient de signer un contrat pour l’achat d’un simulateur de vol fabriqué au Canada.
J’ai également rencontré le président et chef de la direction d’AirAsia pour discuter d’une éventuelle commande majeure d’avions A220 conçus et construits au Québec.
Voilà le genre de partenariats que nous continuerons à établir, car le Canada possède ce dont le monde a besoin.
Des gens de talent de classe mondiale qui possèdent le savoir-faire dans les domaines des technologies propres, de l’intelligence artificielle, des sciences de la vie et de l’informatique quantique.
Nous sommes la première destination mondiale pour les maîtrises et nous disposons de la main-d’œuvre la plus instruite au monde.
Nous sommes une superpuissance énergétique : nous possédons la troisième réserve de pétrole au monde et sommes le quatrième producteur mondial de gaz naturel.
Notre réseau électrique est propre à 85 %, et nous pouvons encore l’augmenter de 50 % pour soutenir la fabrication propre, l’infrastructure d’intelligence artificielle propre et l’électrification de notre économie pour en assurer la durabilité.
Nous possédons des gisements pour plus de 34 minéraux critiques, et figurons parmi les cinq premiers producteurs des dix minéraux critiques les plus indispensables à la transition énergétique mondiale.
Au cours des cinq prochaines années, nous allons quadrupler nos investissements dans l’industrie de la défense, renforcer notre rôle au regard de la sécurité collective et créer de nouveaux emplois dans l’industrie de la défense.
La fin de semaine prochaine, le ministre de la Défense nationale du Canada se rendra aux Philippines pour approfondir notre coopération avec l’Asie du Sud-Est – afin de promouvoir la participation des Forces armées canadiennes aux entraînements et aux opérations conjointes aux Philippines et de réaffirmer notre volonté commune de maintenir la stabilité de la région.
Ces atouts économiques se conjuguent à notre stratégie budgétaire, qui consiste à dépenser moins pour que les Canadiens et les Canadiennes puissent investir davantage. Cette stratégie donnera aux investisseurs la confiance nécessaire pour bâtir au Canada. Elle offrira aux innovateurs la stabilité dont ils ont besoin pour prendre des risques au pays. Et elle confirmera les raisons pour lesquelles le monde entier fait confiance aux Canadiens et aux Canadiennes à titre de partenaires fiables.
Le Canada a ce que le monde veut.
Le Canada a ce dont le monde a besoin.
C’est à nous de vendre au monde ce que le Canada a à offrir.
La promotion de nos produits dans le monde entier relève des efforts déployés par Équipe Canada.
Les ministres fédéraux travaillent sans relâche, concluent des accords et nouent des relations avec les pays d’Asie.
Les premiers ministres de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Île-du-Prince-Édouard dirigent des missions commerciales dans la région.
Demain, je me rendrai à Singapour pour rencontrer le premier ministre Lawrence Wong ainsi que de grands investisseurs pour renforcer la coopération dans les domaines du commerce, de l’énergie et de la technologie.
Et plus tard cette semaine, je vais participer à la Réunion des dirigeants économiques de l’APEC, en Corée du Sud, pour poursuivre ces progrès et resserrer nos liens dans les domaines de l’agriculture, de la défense et des minéraux critiques.
Pour citer notre hôte, le premier ministre Anwar Ibrahim : « L’ancien ordre mondial est en voie de disparition et un nouvel ordre n’a pas encore vu le jour ».
Le moment est venu de faire preuve d’audace.
La façon dont nous réagissons déterminera la destinée du Canada pour les décennies à venir.
C’est en réalisant des investissements de portée historique chez nous et en établissant des partenariats étroits avec les autres pays que nous allons bâtir un Canada fort.