Cet endroit est chargé de souvenirs.
Au XVIIIe siècle, deux armées se sont affrontées ici dans une bataille qui a changé à jamais le cours de l’histoire de ce continent. Lorsque la fumée s’est dissipée, les deux commandants, Wolfe et Montcalm, gisaient mourants, leurs destins liés même dans la mort.
La Nouvelle-France était tombée. L’Amérique du Nord britannique était née.
Il aurait été facile, voire prévisible, d’en rester là.
Le scénario habituel de la conquête : les vaincus sont assimilés, leur langue supprimée, leur foi interdite, leurs lois remplacées. C’est ce que les conquérants ont fait pendant des millénaires.
De la Grande déportation des Acadiens, en passant par le Rapport Durham suite à la Rébellion des Patriotes, certains ont cherché à imposer ce modèle : l’assimilation, la logique habituelle de la conquête.
Mais finalement, ce n’est pas la voie que le Canada a choisie.
Pourquoi?
D’abord, grâce à la résilience des francophones. Une résilience parfois silencieuse, souvent combative, mais toujours déterminée à préserver une langue, une culture, une identité.
Ensuite, par pragmatisme.
Les autorités britanniques ont rapidement compris qu’on ne gouverne pas durablement 70 000 habitants contre leur volonté, surtout avec des colonies américaines instables au sud.
Ainsi, tout au long de l’histoire de notre pays, des décisions ont été prises pour construire quelque chose de différent. Ici. Ensemble.
Cela n’a pas toujours été une ligne droite. Les progrès ont été réalisés à travers des tensions, des compromis et parfois des échecs. Mais à plusieurs reprises, le Canada a choisi une voie différente.
De ce choix, d’abord pratique, voire égoïste, est né quelque chose de remarquable. Pas un mythe. Pas un miracle. Mais un engagement croissant à croire que la coexistence pouvait nous rendre plus forts, que nous pouvions construire une identité qui non seulement respectait nos différences, mais les célébrait aussi.
Un projet audacieux : que deux peuples, récemment ennemis, parlant des langues différentes, pratiquant des religions différentes, vivant sous des traditions juridiques différentes, puissent partager un même pays, et le bâtir ensemble.
Le philosophe canadien Charles Taylor affirme qu’à la base, les êtres humains ne sont pas des pages blanches, mais que notre identité, tant personnelle que nationale, se construit à travers l’histoire. Que le passé s’est sédimenté dans le présent. Que nos choix sont façonnés par ce qui les a précédés.
Notre pays a été bâti par trois peuples : les Autochtones, les Français et les Britanniques.
Bien avant la bataille qui s’est déroulée sur ces Plaines, bien avant que les premiers navires français ne remontent le Saint-Laurent, les peuples autochtones étaient les premiers gardiens de cette terre. Ils ont bâti des Nations, des réseaux commerciaux et des systèmes de gouvernance qui s’étendaient sur tout le continent. Les Haudenosaunee, les Anishinaabe, les Wendat et les Innus ont façonné cette terre et ont été façonnés par elle.
Les Français ont ensuite bâti une nouvelle société adaptée aux réalités de l’Amérique du Nord, façonnée par le fleuve et la forêt, par le commerce avec les Nations autochtones et par la détermination à survivre et à prospérer dans un climat difficile.
Lorsque les Britanniques sont venus, cette civilisation n’est pas disparue. Elle a perduré, et aujourd’hui, elle prospère.
La Confédération est née de cette histoire. L’un de ses pères fondateurs, George-Étienne Cartier, a déclaré à l’époque que les Canadiens et Canadiennes étaient « de races différentes, non pas pour [se] faire la guerre, mais afin de travailler conjointement à [leur] propre bien-être ». Qu’ils vivent « les uns à côté des autres, comme de grandes familles ».
Ce pacte a été renouvelé lorsque Wilfrid Laurier a gouverné un pays qui avait autrefois conquis son peuple.
Il a été renouvelé avec l’avènement du bilinguisme officiel.
Il a été renouvelé lorsque les Québécois ont choisi, à deux reprises, de rester au sein du Canada, estimant que ce partenariat, malgré toutes ses frustrations, méritait non seulement d’être préservé, mais aussi d’être renforcé.
Les Plaines d’Abraham symbolisent un champ de bataille, et aussi le lieu où le Canada a commencé à faire le choix historique de privilégier l’adaptation plutôt que l’assimilation, le partenariat plutôt que la domination, la collaboration plutôt que la division.
Cette fondation était imparfaite. Elle excluait trop de gens. Elle reposait en partie sur la dépossession des peuples autochtones et sur la violation des traités conclus avec eux.
Mais cette fondation reposait sur l’idée fondamentale que l’unité ne passe pas nécessairement par l’uniformité.
Que nous pouvons partager un pays sans nous conformer à une identité unique.
Que nos différences, reconnues honnêtement et gérées dans le respect, sont une source de force.
Ce choix résonne à travers notre histoire.
Il résonne dans les choix faits par les nouveaux arrivants venus des quatre coins du monde pour s’établir au Canada.
Il résonne dans les choix faits par chaque génération déterminée à continuer de bâtir, non pas sur le sang ou la terre, mais sur quelque chose de plus exigeant et de plus durable : un engagement commun à vivre ensemble, à accepter les différences et à rechercher le bien commun.
Et grâce à chacun de ces choix, le Canada est devenu plus riche, plus inclusif et plus équitable.
Qu’est-ce qui fait du Canada l’un des meilleurs pays au monde?
C’est parce que c’est un pays extraordinaire pour tout le monde. C’est le meilleur pays du monde où être un citoyen moyen. Vous n’avez pas besoin d’être né riche, ni de venir d’une famille établie. Vous n’avez pas besoin d’être d’une certaine couleur, ou de croire en un certain dieu.
Les Canadiens et les Canadiennes croient en la valeur de chacun de leurs concitoyens, et en leur potentiel sans borne à faire du Canada un pays encore meilleur.
Nos ancêtres, malgré leurs différences, croyaient en eux-mêmes, et ils croyaient en nous.
Il y a eu de longues périodes de l’histoire où ces valeurs ont pu être embrassées sans être remises en question. La nôtre n’est pas l’une d’entre elles.
Nos valeurs doivent maintenant être défendues. C’est ce que nous faisons, et les Canadiens sont prêts à le faire.
Notre histoire est marquée par une inclusion croissante, passant du biculturalisme au multiculturalisme, du statut de sujets britanniques à celui de citoyens canadiens, de deux peuples fondateurs à de nombreux peuples désireux de vivre en véritable partenariat avec les peuples autochtones.
De la citoyenneté sociale de William Lyon Mackenzie King à l’internationalisme libéral de Louis St-Laurent, de la vision « d’un seul Canada » de John Diefenbaker à la Charte canadienne des droits et libertés de Pierre Elliott Trudeau, de l’environnementalisme de Brian Mulroney au pluralisme et à la réconciliation de Justin Trudeau, chaque génération de Canadiens a bâti un État moderne, progressiste et libéral qui adhère aux valeurs de solidarité et de partage, d’équité et de justice pour tous.
Les institutions constituent le fondement de cet État progressiste; nos valeurs en sont le cœur.
Des institutions du Code civil aux soins de santé publics, en passant par les accords modernes d’autonomie gouvernementale et la reconnaissance, par le Parlement, du peuple québécois comme une nation. Des valeurs d’inclusivité, d’équité, de solidarité, de durabilité et d’ambition.
Le peuple canadien est inclusif. Nous savons que notre pays est plus fort lorsque tout le monde y a sa place. Lorsque les nouveaux arrivants sont accueillis. Lorsque les minorités sont protégées. Lorsque les peuples autochtones sont de véritables partenaires.
Notre engagement à l’égard de l’inclusion a été institutionnalisé dans la Déclaration canadienne des droits et inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’est manifesté par l’adoption du multiculturalisme, d’abord comme une politique, puis comme une loi.
Dans le même esprit, le fait d’inscrire dans la loi la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones témoigne de notre engagement fondamental en faveur de la réconciliation et du respect des peuples autochtones en tant que partenaires égaux dans le pays que nous bâtissons ensemble.
L’inclusion va au-delà de la protection des droits : elle passe par l’engagement à créer une société dans laquelle chacun peut s’épanouir. C’est pourquoi nous avons présenté la Loi visant à lutter contre la haine, qui préserve la liberté des personnes de pratiquer leur foi et leur culture sans intimidation, harcèlement ou violence.
Les Canadiens et les Canadiennes veillent les uns sur les autres, surtout dans les moments difficiles. Cet esprit de solidarité a inspiré les fondements de l’État-providence moderne au lendemain de la Grande Dépression, notamment l’assurance-chômage, les allocations familiales et la sécurité de la vieillesse.
De nouveaux piliers institutionnels de solidarité ont été ajoutés avec la création du Régime de pensions du Canada et de la Loi canadienne sur la santé.
Je suis fier que nous ayons élargi ces fondements au cours des dernières années avec le régime national de soins dentaires, les services de garde d’enfants, le plan d’assurance-médicaments et le Programme national d’alimentation scolaire.
Au Canada, c’est lorsque nous sommes unis que nous sommes les plus forts – lorsque nous veillons les uns sur les autres et que nous veillons à ce qu’aucun enfant, aucune famille, personne ne soit laissé pour compte. Cet esprit de solidarité et de générosité contribue à définir notre identité en tant que nation.
Les Canadiens et les Canadiennes croient que l’équité passe par l’égalité des chances, afin que chacun ait la chance de mener une vie agréable et épanouie. Cet engagement repose sur l’accès pour tous les Canadiens et Canadiennes à des services publics comparables, en particulier les soins de santé et l’éducation. Cet engagement a été institutionnalisé lorsque le système de péréquation a été mis en place en 1950, puis intégré à la Constitution en 1982.
Et en protégeant des services tels que la garde d’enfants, les soins dentaires et l’assurance-médicaments, nous renforçons le sentiment de sécurité sur lequel les Canadiens et les Canadiennes comptent chaque jour.
Un Canada fort et uni est un pays qui défend les familles et les travailleurs et qui protège les personnes les plus vulnérables, qu’il s’agisse de nouveaux arrivants, de personnes en situation de handicap ou de membres de la communauté 2ELGBTQI+.
L’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) remettra en question l’équité, l’inclusion et la solidarité, tout en créant d’énormes possibilités d’améliorer notre façon de vivre, de travailler et de nous divertir.
Et les tensions ne pourront être atténuées que si l’IA profite à tous. L’IA peut offrir des solutions puissantes – des améliorations dans les domaines de l’éducation, des soins de santé et des services gouvernementaux. Elle peut permettre aux Canadiens et aux Canadiennes d’acquérir de nouvelles compétences pour occuper des emplois plus épanouissants. Mais pour exploiter équitablement son potentiel, il faudra réformer en profondeur notre système d’éducation. La manière dont on gère la formation professionnelle et les systèmes d’aide sociale.
Notre prochaine stratégie visant l’IA pour tous permettra de commencer à relever les défis afin de maximiser le potentiel de l’IA pour tous les Canadiens et Canadiennes.
Le développement durable assure l’équité entre les générations. Les Canadiens sont les gardiens d’un territoire vaste et précieux. Nous avons pris des mesures pour le protéger au moyen de traités internationaux comme le traité de 1991 sur les pluies acides et l’Accord de Paris de 2015, ainsi que par nos progrès constants en matière de conservation de notre patrimoine naturel, conformément à nos engagements pris lors de la COP de Montréal en 2022.
Au cours des prochains mois, notre gouvernement mettra en œuvre de nouveaux plans ambitieux visant à accélérer le développement durable au pays, à réduire les factures liées à l’énergie pour les familles et les entreprises, et à protéger la richesse naturelle du Canada.
Le Canada est ambitieux. Le Canada est une nation ambitieuse de bâtisseurs et d’explorateurs. Nous avions cartographié le continent avant même que les Américains ne quittent Saint-Louis. Nous avons construit un chemin de fer transcontinental en cinq ans et la voie maritime du Saint-Laurent en quatre ans. Nous avons créé un système de santé qui est devenu un modèle pour le monde entier.
Le nouveau gouvernement du Canada partage cette ambition. Nous avons déjà éliminé tous les obstacles fédéraux au commerce interprovincial et nous mobilisons des centaines de milliards de dollars d’investissements dans des projets d’intérêt national.
Nous doublons nos dépenses de défense d’ici la fin de la décennie. Nous faisons en sorte que les capacités fondamentales du Canada, notamment dans les domaines de l’IA, de l’informatique quantique, de la cybersécurité et des minéraux critiques, permettent de maximiser pour les Canadiens les retombées économiques des nouveaux impératifs en matière de sécurité.
Maintenant, nous devons passer à l’action. De manière équitable. Et rapide.
Les valeurs canadiennes, telles que l’inclusion, la solidarité, l’équité, la durabilité et l’ambition, ne sont pas des idéaux abstraits, mais des guides pratiques qui font partie intégrante de notre identité.
Notre tâche est de nous en inspirer pour continuer à bâtir en ces temps révolutionnaires.
Dans des moments comme ceux-ci, le Canada doit assumer deux rôles à la fois.
Premièrement, il doit être un bastion de sécurité et de prospérité pour nos citoyens. Nous devons défendre notre souveraineté, sécuriser nos frontières, protéger nos communautés et bâtir une économie qui offre des possibilités à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes.
Nous renforçons le système de justice pénale comme jamais depuis des générations. En investissant dans la défense à une échelle sans précédent depuis une génération. En sécurisant nos frontières grâce à un plus grand nombre d’agents de l’Agence des services frontaliers du Canada et de ressources de surveillance.
Nous bâtissons une seule économie canadienne et lançons des projets d’intérêt national qui relieront et transformeront notre pays. Et nous nous offrirons bien plus que ce que n’importe quel pays étranger ne pourrait jamais nous prendre.
L’un des premiers objectifs de notre gouvernement est de réduire les coûts pour les Canadiens et Canadiennes. Dès le premier jour, nous avons aboli la taxe sur le carbone qui semait la division. Nous avons réduit les impôts sur le revenu pour 22 millions de Canadiens et de Canadiennes. C’est en visant cet objectif que nous avons réduit les taxes pour les acheteurs d’une première propriété. Nous avons diminué les péages sur le pont de la Confédération et les tarifs des traversiers de l’Atlantique, et nous avons lancé le programme Maisons Canada afin de favoriser la construction résidentielle abordable à une vitesse que nous n’avons pas vue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
L’automne dernier, nous avons mis en place des prestations fédérales automatisées pour près de 5,5 millions de Canadiens et de Canadiennes à faible revenu afin de garantir que les plus vulnérables reçoivent l’argent auquel ils ont droit, et nous avons rendu permanent le Programme national d’alimentation scolaire afin que les enfants aient les aliments nutritifs dont ils ont besoin à l’école.
Nous voulons poursuivre avec la même détermination qui nous anime depuis le début, c’est-à-dire nous concentrer sans relâche sur la réduction des coûts afin d’aider les Canadiens et Canadiennes à aller de l’avant.
J’ai dit que nous devions faire deux choses. La première est d’être un bastion.
La seconde est d’être un phare, un exemple pour un monde à la dérive.
À une époque marquée par la montée du populisme et du nationalisme ethnique, le Canada peut montrer que la diversité est une force, et non une faiblesse.
À une époque où la démocratie est en déclin, nous pouvons montrer comment les droits peuvent être protégés et les libertés préservées.
À une époque où des murs se dressent et les frontières se resserrent, nous pouvons montrer comment un pays peut être à la fois ouvert et sécuritaire, accueillant et fort, attaché à ses principes et puissant.
Des milliards de personnes aspirent à ce que nous avons bâti : une société pluraliste qui fonctionne, une sphère publique animée, diversifiée et libre, une économie qui assure une prospérité partagée entre tous, une démocratie qui choisit de protéger les plus vulnérables contre les plus puissants.
Le Canada ne peut pas résoudre tous les problèmes du monde. Mais nous pouvons montrer qu’une autre voie est possible, que le cours de l’histoire n’est pas voué à dériver vers l’autoritarisme et l’exclusion. Il peut encore évoluer vers le progrès et la justice.
Nous ne nous faisons aucune illusion. Le monde est de plus en plus dangereux et divisé. Les anciennes alliances sont en train d’être redéfinies et, dans certains cas, rompues.
Dans cette nouvelle ère, le leadership du Canada se définira non seulement par la force de nos valeurs, mais aussi par la valeur de notre force. Nous procédons au plus important renforcement de nos capacités militaires et de sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale. Nous disposons des ressources dont le monde a besoin. Nous avons les talents nécessaires pour transformer ce potentiel en croissance. Et nous avons l’ambition de relever les défis de cette nouvelle ère.
Nous consolidons notre force à l’intérieur de nos frontières et renforçons notre résilience en diversifiant nos partenariats à l’étranger grâce à une approche polyvalente qui défend nos valeurs et fait progresser nos intérêts.
Permettez-moi de revenir là où j’ai commencé : aux origines du Canada.
Il y a 267 ans, cette terre était imprégnée de sang. Deux empires se sont affrontés. L’un a prévalu. Que s’est-il passé ensuite?
La conclusion qui s’est peu à peu imposée, sans être parfaite et non sans difficultés, mais de manière indéniable, était la coopération. Le partenariat. Un avenir commun.
Cette conclusion n’était pas inévitable. Cette conclusion a été choisie.
Choisie par les administrateurs britanniques qui ont fini par comprendre la sagesse de la coopération.
Choisie par les Canadiens français qui se sont éventuellement engagés à bâtir leur avenir dans cette nouvelle réalité.
Choisie par les fondateurs de la Confédération qui croyaient que deux peuples pouvaient devenir partenaires dans un seul pays. Choisie par chaque génération suivante qui a pu bâtir en s’appuyant sur ces fondations.
Les traces de notre passé sont ancrées dans notre présent : dans nos deux langues officielles, dans nos deux traditions juridiques, dans notre système fédéral, dans notre compréhension grandissante de la notion d’appartenance.
Nous sommes désormais les gardiens de cet héritage. Et il est de notre responsabilité de le faire fructifier puisque nous avons la chance de le faire.
En cette période cruciale, on choisit de travailler ensemble en vue de bâtir une économie canadienne unifiée. On a accompli d’énormes progrès en ce sens au cours de la dernière année, mais on doit maintenant redoubler d’efforts avec les provinces et les territoires.
On choisit de trouver de nouveaux marchés et d’établir de nouveaux partenariats. Au cours des six derniers mois, nous avons annoncé une douzaine de nouveaux partenariats économiques et de sécurité sur quatre continents. D’autres suivront. Tous vont se développer.
On choisit de bâtir en solidarité avec les travailleurs canadiens, en créant des centaines de milliers de bons emplois syndiqués bien rémunérés et en investissant dans l’apprentissage et la formation professionnelle pour que les jeunes Canadiens et Canadiennes puissent profiter des carrières de demain.
On choisit de bâtir avec des ressources canadiennes, à l’aide de travailleurs, de technologies et de matériaux canadiens. Nous serons nos meilleurs clients.
De bâtir de manière durable, parce que nous savons que lutter contre les changements climatiques est à la fois un devoir moral et un impératif économique.
On choisit de bâtir de manière inclusive, en partenariat avec les peuples autochtones. De manière inclusive afin que l’IA profite à l’ensemble de la population canadienne.
De respecter la diversité, d’accepter les autres et de combattre la haine, pour permettre à chaque Canadien et à chaque Canadienne d’être soi-même et de réussir dans le plus formidable pays du monde.
Lorsque nous incarnons nos valeurs dans nos vies, nous grandissons en tant que personnes et nous bâtissons en tant que peuple.
Lorsque nous faisons preuve de solidarité, la solidarité grandit.
Lorsque nous sommes unis, notre sentiment d’appartenance grandit.
Lorsque nous sommes Canadiens et Canadiennes – inclusifs, équitables et ambitieux – le Canada grandit.
Le Canada et les États-Unis ont établi un partenariat remarquable dans les domaines de l’économie, de la sécurité et par le biais d’échanges culturels enrichissants.
Mais le Canada n’existe pas « grâce aux États-Unis ».
Le Canada est prospère parce que nous sommes Canadiens.
Nous sommes maîtres chez nous.
C’est notre pays. C’est notre avenir. Le choix nous appartient.
Nous choisissons un avenir radieux, digne de la terre sur laquelle nous vivons.
Nous choisissons le Canada.