Bonsoir. Konbanwa.
Mme la première ministre Takaichi, je vous remercie de votre accueil chaleureux.
C’est un plaisir de revenir à Tokyo et un honneur de revenir en tant que premier ministre.
C’est la première visite bilatérale d’un premier ministre canadien au Japon depuis 10 ans.
Kyo wa, Takaichi Söri Daijin to aete,
ureshiku omoimasu.
Nikka kankei ga masu masu tsuyoku naru
koto o negat-te imasu.
Comme je disais : un accueil chaleureux. Merci, Sanae. Je tiens tout d’abord à vous féliciter pour votre victoire électorale décisive. Un grand chelem digne des Hanshin Tigers.
Au Canada, nous espérons obtenir des résultats similaires avec notre tout nouveau joueur chez les Blue Jays de Toronto, Kazuma Okamoto. J’en prends note.
Après tout, le Canada et le Japon s’inspirent mutuellement, ayant grandi ensemble depuis plus d’un siècle.
Notre relation est vibrante et dynamique.
Les relations entre le Canada et le Japon sont riches et variées. Nous avons des échanges culturels soutenus. Notre relation commerciale est substantielle et prometteuse.
Avec l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, nos entreprises et nos travailleurs bénéficient d’un libre-échange entre nos pays.
Nous sommes des partenaires importants en matière de sécurité.
Le Canada et le Japon sont de proches partenaires au chapitre de l’économie, de la sécurité et au sein du G7. Nos forces armées patrouillent ensemble dans la région Asie-Pacifique. Les échanges commerciaux bilatéraux s’élèvent à plus de 40 milliards de dollars. Le Japon est l’un des principaux investisseurs du Canada : près des trois-quarts des véhicules fabriqués au Canada le sont par des entreprises japonaises et plus de 10 % des aliments importés au Japon viennent du Canada.
Nous en faisons beaucoup, mais nous sommes prêts à en faire encore plus. C’est un thème commun pour nos gouvernements. Mon gouvernement a été élu avec un mandat clair : bâtir avec audace, à un rythme jamais vu depuis des générations. Et nous agissons.
Nous avons réduit l’impôt sur le revenu et sur les gains en capital et les taxes sur le logement. Nous avons mis en place ce que nous appelons une superdéduction, une déduction fiscale générale de 100 % pour tout investissement. Nous avons plusieurs crédits d’impôt à l’investissement dans l’énergie propre qui permettront de générer 1 000 milliards de dollars dans les cinq prochaines années dans les domaines de l’énergie, de l’intelligence artificielle (IA), des ports et de nouveaux corridors commerciaux.
Nous doublons les investissements publics dans la recherche et le développement liés à la défense afin d’acquérir des capacités de nouvelle génération dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la technologie quantique, de la robotique quantique ainsi que des systèmes autonomes. Nous en avons justement parlé pendant notre rencontre.
Notre stratégie de défense industrielle permettra de débloquer plus de 500 milliards de dollars d’investissements au cours de la prochaine décennie.
Comme Mme la première ministre l’a mentionné, notre partenariat comporte six domaines prioritaires. Tout d’abord, et c’est le plus important, le plus fondamental, nous renforçons notre coopération en matière de sécurité et de défense par un échange d’informations, des transferts de technologies, une coopération en matière de sécurité maritime et en établissant un nouveau dialogue stratégique sur le cyberespace pour pouvoir détecter plus rapidement les cyberattaques et les dissuader.
Ensuite, nous renforçons notre sécurité économique grâce à des chaînes d’approvisionnement robustes et à des technologies stratégiques, ce qui va dans le même sens, Mme la première ministre, que ce que propose votre ouvrage, ce que vous dites depuis longtemps au sujet de l’importance des secteurs économiques stratégiques. Nous parlons ici d’un accès fiable à des communications spatiales, à des semi-conducteurs, à des éléments de terres rares, à des petits réacteurs modulaires, à l’énergie de fusion, à la technologie d’énergie propre, à l’IA et à un nuage souverain.
Dans cette optique, nous élargissons notre coopération actuelle au sein de l’Alliance sur la production de minéraux critiques, une initiative du G7. Nous voulons ainsi nous garantir un accès à des réserves fiables et accroître notre capacité de transformation.
Notre troisième priorité consiste à renforcer encore davantage notre relation déjà importante en matière de commerce et d’investissement. Alors, nous collaborons de près afin de jeter un pont entre les zones d’échanges commerciaux du Partenariat transpacifique et de l’Union européenne, ce dont nous discuterons ce soir.
Il s’agit d’envoyer des missions commerciales, comme celle d’Équipe Canada qui viendra ici au cours des prochains mois. Et il s’agit de tenir des discussions, comme celles que j’aurai demain avec des PDG de quelques-unes des plus importantes entreprises japonaises au sujet de nouvelles occasions d’investissement dans nos deux économies.
Ensuite, nous voulons renforcer la sécurité énergétique et alimentaire. La première ministre et moi avons demandé à nos équipes de trouver des possibilités de collaboration dans les secteurs du gaz naturel liquéfié, des technologies nucléaires, de l’hydrogène ainsi que d’autres technologies propres.
Le Canada est bien placé pour doubler ses exportations de gaz naturel liquéfié d’ici la fin de cette décennie et les doubler de nouveau d’ici la fin de la décennie d’ensuite. Nous exportons déjà 6 milliards de dollars de produits agroalimentaires et de la mer vers le Japon, et nous pouvons en faire encore plus.
Ensuite, nous élargissons notre coopération à l’égard de l’Arctique et du climat, nous renforçons notre collaboration scientifique et technologique et nous appuyons l’innovation qui a trait aux procédés industriels carboneutres et à la production d’énergie propre.
Enfin, et avant tout, le nouveau Partenariat stratégique global Canada-Japon permettra d’accroître les échanges entre les peuples, universitaires et culturels, notamment par des bourses, de nouveaux mécanismes de coopération favorisant la mobilité des jeunes et plus encore.
Ces progrès s’appuient sur les liens de longue date entre nos peuples.
Près de 130 000 Canadiennes et Canadiens d’origine japonaise habitent au Canada.
Plus d’un demi-million de Canadiens se rendent au Japon chaque année.
Nous avons beaucoup en commun et nous nous enrichissons mutuellement grâce à nos cultures, à nos perspectives et à notre passé. C’est une base solide sur laquelle nous pouvons bâtir quelque chose d’encore meilleur, de plus prospère, de plus ambitieux.
La communauté internationale est à un moment charnière de l’histoire et, pour cette raison, nous renouvelons notre engagement à collaborer afin de surmonter les grands défis et de défendre nos intérêts stratégiques communs.
Mme la première ministre, comme vous le savez, un proverbe japonais traduit bien l’occasion qui nous est présentée dans ces moments difficiles : Ame futte ji katamaru.
Après la pluie, le sol se raffermit.
L’adversité met notre force à l’épreuve et la consolide. Aujourd’hui, nous faisons nos premiers pas ensemble sur un terrain plus solide.
Soshite asu no
otanjöbi no mae ni, Canada to Nihon no
atarashii kankei o
tomoni sutäto deki, totemo ureshiku omoimasu.
Merci. Arigatou gozaimashita.