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Merci, Don. Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui.

Merci à la Chambre de commerce d’Halifax de m’accueillir et de nous réunir ici.

Avant d'entamer ma conversation avec Seamus, je tiens à parler brièvement du plan du gouvernement visant à bâtir un Canada fort.

Bâtir une Nouvelle-Écosse forte est au cœur de notre mission qui consiste à bâtir un Canada fort.

Il existe en Nouvelle-Écosse un esprit d’entrepreneuriat et un dynamisme qui en font un endroit tout particulier.

Cet esprit a mené à la création d’entreprises comme Mersey Seafoods et Michelin, et d’entreprises sociales comme Hope Blooms.

À l’émergence de champions d’envergure mondiale comme Oxford Frozen Foods et Stanfield's.

C’est cet esprit qui stimule actuellement la mise en place de piliers de la nouvelle économie, comme Volta, COVE, DeNova et Maritime Launch.

Il y a un an, je suis venu en Nouvelle-Écosse où les Néo-Écossaises et Néo-Écossais m’ont exprimé leurs inquiétudes concernant la rapidité avec laquelle le monde se transforme.

Nos anciens atouts, fondés sur nos liens étroits avec les États-Unis, étaient maintenant devenus nos vulnérabilités.

Les gens ressentaient la rupture. J’ai senti la volonté et la détermination des gens de la Nouvelle-Écosse de prendre les choses en main.

De nous voir prendre soin de nous-mêmes pour pouvoir ensuite prendre soin les uns des autres.

Nous avons un mandat clair :

Nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler afin de bâtir un pays plus fort, plus indépendant et plus résilient.

Afin de bâtir un Canada pour tous.

Pour bâtir un Canada fort, il faut d’abord renforcer nos propres forces.

Cela signifie devenir notre meilleur client.

Cela signifie travailler ensemble : le gouvernement fédéral avec les provinces et les territoires, les entreprises, les syndicats et établir un véritable partenariat avec les peuples autochtones.

Cela exige que nous diversifiions nos relations commerciales.

La première mission du gouvernement consiste à assurer la sécurité des Canadiennes et des Canadiens.

À cette fin, nous procédons actuellement au recrutement de 1 000 nouveaux agents de la Gendarmerie royale du Canada et de 1 000 nouveaux agents des services frontaliers.

Nous avons déposé six mesures législatives visant à renforcer nos frontières, à améliorer la sécurité publique, à lutter contre la haine et à mettre en œuvre le plus important resserrement des lois sur la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine depuis une génération.

De plus, nous transformons la défense du Canada afin d’assumer la pleine responsabilité de notre propre sécurité, d’être un partenaire plus fort pour nos Alliés et de développer notre économie.

Au cours des 10 derniers mois, nous avons engagé plus de 60 milliards de dollars dans notre défense et notre sécurité. Cela représente la plus forte augmentation d’une année à l’autre des investissements dans la défense depuis des générations.

Nous avons rationalisé les processus d’achat, allégé les formalités administratives et veillé à ce que nos femmes et hommes en uniforme reçoivent le salaire qu’ils méritent et l’équipement dont ils ont besoin.

Grâce à tout cela, l’OTAN a confirmé hier que le Canada avait atteint son objectif de 2 % de dépenses militaires, avec cinq ans d’avance sur le calendrier initial. Et ce n’est qu’un début.

Les fondements de notre défense et de notre sécurité reposent sur les femmes et les hommes qui servent.

L’une des mesures les plus importantes que nous avons prises a été d’accorder une augmentation salariale à chaque membre des Forces armées canadiennes.

Et maintenant, le recrutement a augmenté de 13 % cette année.

Nous avons lancé la première Stratégie industrielle de défense du Canada, qui contribuera à mobiliser plus de 500 milliards de dollars d’investissements au cours de la prochaine décennie. Ces investissements couvrent tous les domaines, de l’aérospatiale à l’intelligence artificielle et du cyberespace à l’espace extra-atmosphérique en passant par les minéraux critiques et les infrastructures essentielles.

Au cœur de notre stratégie se trouve la volonté de devenir notre meilleur client – d’acheter nos propres produits, de développer nos propres industries et de créer des centaines de milliers d’emplois bien rémunérés.

Nous collaborons avec Irving Shipbuilding pour construire des navires de patrouille et de surveillance extracôtiers dans l’Arctique ainsi que 15 destroyers de classe River, dans le cadre de notre Stratégie nationale de construction navale, dotée d’une enveloppe de plus de 50 milliards de dollars.

Il y a quelques mois, nous avons annoncé que Sydney, en Nouvelle-Écosse, avait été retenue pour l’établissement du port de maintenance des futurs brise-glaces. Ce port en eau profonde permettra d’assurer l’exploitation et la maintenance des plus grands et des plus performants navires adaptés aux conditions de l’Arctique de la Garde côtière canadienne.

En outre, plus tôt ce mois-ci, le ministre McGuinty a annoncé une entente de 200 millions de dollars sur 10 ans visant la location d’une aire de lancement spatiale spécialisée, laquelle formera la base centrale d’un port spatial multiutilisateurs, près de Canso, en Nouvelle-Écosse.

Hier, j’étais à la BFC Halifax, la plus grande base militaire du Canada. J’y ai annoncé un ensemble d’investissements de plus de 2 milliards de dollars dans les infrastructures et les biens immobiliers liés à la défense en Nouvelle-Écosse. Ces investissements visent à moderniser les infrastructures essentielles, à construire de nouvelles installations pour soutenir la prochaine génération de flottes navales et aériennes, ainsi qu’à renforcer les activités de formation et la capacité opérationnelle.

Cela représente des milliers de nouveaux emplois dans les domaines de l’ingénierie, de la fabrication et de la construction – et ce n’est qu’un début.

Pour bâtir une économie plus forte et aider les Canadiennes et les Canadiens à mieux se tirer d’affaire, notre gouvernement a réduit les impôts sur le revenu, le logement, les gains en capital et les investissements des entreprises.

Nous avons mis en place une superdéduction à la productivité – une déduction fiscale généralisée de 100 % applicable à tous les domaines, des biens de fabrication à l’infrastructure du renseignement, en passant par la recherche et le développement, les énergies propres et les véhicules électriques.

De plus, nous avons instauré des crédits d’impôt à l’investissement sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’énergie propre – de l’électricité propre aux minéraux critiques en passant par le stockage.

Ces mesures ramènent notre taux d’imposition effectif marginal sur l’investissement à seulement 13 %. C’est 4,5 points de pourcentage de moins qu’aux États-Unis et la moitié de la moyenne du G7.

Voilà pourquoi il n’est pas étonnant que le Canada soit maintenant considéré comme l’une des destinations les plus attrayantes pour les investissements directs étrangers.

Notre stratégie économique a pour objectif de mobiliser 1 000 milliards de dollars de nouveaux investissements au Canada, notamment dans les grands projets, le logement, les technologies de défense, l’intelligence artificielle et l’informatique quantique, les minéraux critiques et les énergies propres.

En août, nous avons inauguré le Bureau des grands projets, qui sert de guichet unique pour accélérer la réalisation des projets d’intérêt national.

Nous avons déjà soumis à ce bureau des projets d’une valeur de plus de 126 milliards de dollars, allant du nucléaire et du GNL aux minéraux critiques.

Des projets comme la route de la vallée du Mackenzie.

C’est un projet dont j’entends parler depuis mon enfance dans les Territoires du Nord-Ouest. Nous lancerons le chantier cet été.

De concert avec le premier ministre Houston, nous faisons avancer le projet Wind West, qui présente un potentiel éolien extracôtier suffisant pour couvrir un quart des besoins en électricité du Canada.

Au cours des prochaines semaines, nous mettrons l’accent sur le renforcement de la capacité en énergie propre du Canada.

Nous publierons une stratégie en matière d’électricité afin de doubler notre réseau d’ici 2050, tout en bâtissant une économie plus forte et plus durable.

Nous avons lancé l’organisme Maisons Canada afin de stimuler la construction de logements et de donner naissance à un tout nouveau secteur immobilier.

Nous avons recours à de nouvelles technologies de construction en usine, ce qui permet de réduire de 50 % les délais de construction, de diminuer les coûts de 20 % et de réduire les émissions de 20 %.

Près de 9 000 logements sont déjà en cours de construction accélérée avant même que la loi visant à créer Maisons Canada ne soit adoptée, dont des centaines au Parc Shannon, à Dartmouth.

Nous bâtissons de grandes choses avec rapidité et ambition.

C’est pourquoi le monde entier souhaite faire davantage affaire avec nous.

Un an après notre entrée en fonction, les investissements directs étrangers au Canada ont atteint leur plus haut niveau depuis deux décennies.

Ce n'est pas seulement ce que nous bâtissons, c'est aussi la manière dont nous le faisons. Nous construisons de manière inclusive, en partenariat étroit avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Nous bâtissons en solidarité avec les travailleurs, en créant de bonnes carrières syndiquées. De plus, nous construisons de manière durable.

Nous bâtissons à l’aide de ressources canadiennes en devenant notre propre meilleur client.

Dans le cadre de notre nouvelle politique « Achetez canadien », lorsque le gouvernement engage des dépenses, nous sélectionnons par défaut des fournisseurs canadiens plutôt que d’opter pour l’ancienne approche fondée sur les « meilleurs efforts ».

Notre politique « Achetez canadien » s’applique également aux dépenses fédérales en matière d’infrastructure, de manière à ce que la plus grande part possible des 70 milliards de dollars que nous prévoyons investir dans les routes, les ponts et les centres communautaires dont dépend la population canadienne provienne de fournisseurs canadiens.

Nous avons le bon plan, et la dynamique s’accélère.

Mais pour atteindre certains des résultats les plus importants, il faudra du temps.

Un grand nombre de Canadiennes et de Canadiens ressentent en ce moment même le poids des dépenses quotidiennes.

C’est pourquoi, dès le début, le nouveau gouvernement du Canada s’est employé à rendre la vie plus abordable pour la population canadienne.

Dès mon premier jour en fonction, j’ai tenu la promesse que j’avais faite ici à Halifax d’abolir la taxe sur le carbone, qui semait la division.

Nous avons ensuite réduit les impôts sur le revenu de 22 millions de Canadiennes et de Canadiens de la classe moyenne permettant ainsi aux ménages à deux revenus d’économiser jusqu’à 840 dollars cette année.

Nous avons réduit les taxes pour les acheteurs d’une première propriété, ce qui permet à ces derniers d’économiser jusqu’à 50 000 dollars sur l’achat de leur première maison.

Nous avons diminué les péages pour les véhicules qui empruntent le pont de la Confédération, les faisant passer de plus de 50 dollars à 20 dollars, et réduit de 50 % les tarifs des traversiers ici, au Canada atlantique.

Nous avons instauré la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, qui permettra de verser plusieurs centaines de dollars supplémentaires dans le compte bancaire de plus de 12 millions de Canadiennes et de Canadiens.

Nous pouvons contrôler comment nous nous soutenons les uns les autres durant ces moments difficiles. Nous pouvons contrôler ce que nous bâtissons pour nous offrir un meilleur avenir.

Alors que nous consolidons notre force économique au pays, nous diversifions nos partenariats commerciaux à l’étranger afin de ne plus dépendre d’un seul partenaire commercial.

Notre mission est de doubler nos exportations vers des pays autres que les États-Unis et, ainsi, générer 300 milliards de dollars supplémentaires en échanges commerciaux.

En moins d’un an, nous avons établi plus de 20 partenariats commerciaux et de sécurité sur quatre continents.

Nous avons notamment conclu un nouvel accord historique avec la Chine, qui permettra d’ouvrir des marchés d’exportation représentant plus de 7 milliards de dollars pour les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs de homard et les travailleurs du secteur agroalimentaire de tout le pays.

Plus tard aujourd’hui, je me rendrai dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse pour rencontrer des pêcheurs de homards, qui contribuent à nourrir notre pays et le monde entier et qui bénéficieront directement des progrès que nous avons réalisés.

Nous obtenons des résultats pour les Canadiennes et les Canadiens, y compris ceux de l’Atlantique. Et nous ne faisons que commencer.

Nous négocions actuellement de nouveaux accords commerciaux avec l’Inde, l’ANASE, la Thaïlande, les Philippines et le Mercosur.

Si nous voulons bâtir une économie solide, nous devons d’abord mettre de l’ordre dans nos propres affaires.

Nous ramenons donc les niveaux d’immigration à des niveaux durables.

Au cours des 12 derniers mois, la population du Canada a diminué de plus de 100 000 habitants après des années de croissance record, en raison d’une forte baisse du nombre de résidents non permanents, notamment les titulaires de permis de travail ou d’études temporaires.

De plus, nous réduisons nos dépenses pour que les Canadiennes et les Canadiens puissent investir plus.

Pour ce faire, nous avons lancé un examen exhaustif des dépenses, qui permettra aux contribuables d’économiser au total 60 milliards de dollars.

En même temps, nous nous assurons de protéger les services essentiels qui permettent aux Canadiennes et aux Canadiens de mener une vie abordable, notamment les services de garde d’enfants, les soins dentaires et l’assurance-médicaments.

Ce que nous avons accompli en moins d’un an n’est que la base de notre mandat ambitieux, que nous continuons de mettre en œuvre à un rythme accéléré.

Le Canada voit le monde tel qu’il est, et nous sommes tout aussi déterminés à y tracer une nouvelle voie.

Au cours de la dernière année, nous avons agi avec rapidité, ambition et détermination au service de la population de la Nouvelle-Écosse et du reste du Canada.

Nous allons poursuivre sur cette lancée.

Nous sommes une nation confiante, ambitieuse et unie.

C’est notre pays. C’est votre avenir.

Nous contrôlons notre propre destin. Nous sommes maîtres chez nous.

Nous bâtissons une Nouvelle-Écosse forte. Et nous bâtissons un Canada fort.

Merci.