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Merci, Monsieur le Ministre Boulet.

Et merci au ministre MacKinnon, à la mairesse Allaire et à tous les collègues qui se joignent à nous ce matin.

C’est un grand jour pour le Québec – et pour le Canada.

Le Canada a toujours été un pays de bâtisseurs.

Nous avons réalisé de grands projets ambitieux, du chemin de fer Canadien Pacifique à la Voie maritime du Saint-Laurent, en passant par la Transcanadienne.

Ces infrastructures ont transformé notre pays, rapproché les Canadiennes et les Canadiens les uns des autres et relié le Canada au reste du monde.

À bien des égards, c’est le port de Montréal qui a lancé cette tradition, et il est aujourd’hui l’une des portes d’entrée du Canada sur le monde.

Plus de 35 millions de tonnes de marchandises transitent par ce port chaque année, transportées par 2 000 navires, 4 000 trains et près d’un million de camions.

Des produits canadiens sont expédiés depuis ce port vers les marchés de 140 pays partout dans le monde, générant près de 100 milliards de dollars pour notre économie chaque année.

Quelque 600 000 personnes ont un emploi grâce à ce port.

Le port de Montréal a été fondé en 1830 sous la forme d’un modeste poste de traite réservé au grain et autres marchandises.

Il s’est ensuite développé au même rythme que le Canada. Les Canadiennes et les Canadiens ont construit plus de navires, ouvert de nouvelles routes maritimes et noué de nouvelles relations commerciales étrangères, notamment avec la Grande-Bretagne.

Lorsque la Confédération a été créée quelques décennies plus tard, plus de cinq cents navires transitaient par ce port chaque année.

Et grâce à des investissements soutenus dans le réseau ferroviaire, l’élargissement des voies navigables et l’agrandissement des infrastructures, le port a contribué à faire de Montréal une plaque tournante du commerce mondial, reliant le Canada aux six continents.

Le port n’a cessé de s’agrandir et de se transformer afin que les habitants du Québec et de tout le Canada puissent saisir les possibilités de l’avenir.

Aujourd’hui, nous perpétuons cet héritage.

Le monde évolue rapidement.

La guerre au Moyen-Orient, l’invasion illégale de l’Ukraine par la Russie et l’avènement de nouveaux régimes commerciaux sont en train de redéfinir l’économie mondiale.

Ces événements ont entraîné des conséquences immédiates et profondes, notamment la fermeture de marchés, la perturbation de chaînes d’approvisionnement et l’interruption des investissements.

Face à cette incertitude, le Canada se concentre sur ce qu’il peut contrôler. Nous bâtissons une économie plus forte, plus indépendante et plus résiliente, fondée sur les bases solides des industries et travailleurs canadiens et soutenue par des échanges commerciaux internationaux avec un éventail de partenaires fiables.

Le nouveau gouvernement du Canada diversifie ses partenariats commerciaux. Nous entamons une nouvelle mission ambitieuse visant à doubler les exportations vers des pays autres que les États-Unis.

Nous agissons rapidement et avons déjà obtenu des résultats.

En moins d’un an, nous avons conclu plus de 20 partenariats économiques et de sécurité sur quatre continents.

Par exemple, nous avons établi un nouvel accord sans précédent avec la Chine, qui aidera à débloquer plus de 7 milliards de dollars sur les marchés d’exportation pour les travailleurs et les entreprises du pays. De plus, nous sommes en train de négocier de nouveaux accords commerciaux avec l’Inde, l’ANASE, la Thaïlande, les Philippines et le Mercosur.

Afin d’exploiter pleinement le potentiel de ces partenariats, le nouveau gouvernement du Canada agit avec rapidité et ambition pour construire de nouvelles mines et autoroutes ainsi que de nouveaux corridors commerciaux et énergétiques.

Ces grands projets d’infrastructure permettront de stimuler la production de minéraux critiques et d’énergie propre, et de renforcer la capacité du Canada à acheminer ses marchandises vers un plus grand nombre de marchés, tant au pays qu’à l’étranger.

Ils créeront également des dizaines de milliers de nouvelles carrières.

Depuis trop longtemps, la construction de grandes infrastructures est freinée par des processus d’approbation complexes et inefficaces.

En juin dernier, nous avons adopté la Loi sur l’unité de l’économie canadienne afin d’accélérer la mise en œuvre de projets d’intérêt national. 

Deux mois plus tard, nous avons créé le Bureau des grands projets, un nouveau guichet unique destiné à cette fin. 

Un mois après cela, nous avons soumis la première série de projets à l’examen du Bureau, notamment le projet de terminal à conteneurs de Contrecœur, car nous étions conscients du potentiel de ce projet et de la nécessité de le réaliser rapidement. 

Soyons clairs : le projet d’expansion de ce terminal a été proposé pour la première fois en 1988, il y a près de 40 ans.

Depuis, le projet a connu de nombreux retards en raison de règlements et de processus d’approbation complexes et redondants.

L’automne dernier, notre gouvernement a pris des mesures décisives pour mener à bien ce projet.

Depuis que le projet d’expansion du terminal de Contrecœur a été soumis au Bureau des grands projets, nous avons réuni des partenaires – le secteur privé, le gouvernement du Québec, l’Administration portuaire de Montréal et des partenaires autochtones – pour faire avancer le projet.

Ensemble, nous avons simplifié les processus d’approbation, élaboré une approche de financement efficace et obtenu les permis nécessaires pour que le projet se concrétise rapidement.

Afin d’apporter la certitude qu’il fallait pour la réalisation du projet, notre gouvernement s’est engagé à verser plus d’un milliard de dollars en financement par l’intermédiaire de la Banque de l’infrastructure du Canada.

Et il nous a fallu seulement des mois pour faire tout cela – et non pas des décennies.

Alors, je suis fier d’annoncer que, moins de sept mois plus tard, nous lançons ce projet aujourd’hui.

La première pelletée de terre aura lieu cette année, et le nouveau terminal devrait être en fonction d’ici 2030.

Voilà ce qu’il est possible de faire quand on a un but commun et qu’on travaille avec ambition et détermination pour l’atteindre.

Le projet de terminal à conteneurs de Contrecœur transformera le port de Montréal. Il comprendra un terminal à conteneurs moderne et à haut rendement, doté d’infrastructures ferroviaires, routières et maritimes intégrées, ce qui augmentera la capacité du port de 60 %.

Cette expansion ouvrira la voie à de nouveaux marchés, créant ainsi une multitude de nouveaux débouchés commerciaux pour les entreprises canadiennes.

De plus, le projet générera des retombées concrètes pour les Canadiennes et les Canadiens, notamment pour les gens de Contrecœur et de la région environnante. En effet, il créera environ 4 000 emplois bien rémunérés durant la phase de construction et des milliers d’autres après sa mise en service, injectant ainsi près de 750 millions de dollars par année dans notre économie.

L’expansion du terminal de Contrecœur est le premier projet soumis au Bureau des grands projets que nous mettons en œuvre.

Cette année, on assistera au lancement des travaux de construction de la première partie de la route de la vallée du Mackenzie dans les Territoires du Nord-Ouest – un projet qui est en arrêt depuis un demi-siècle.

Nous avons déjà soumis 21 projets et stratégies au Bureau des grands projets : des autoroutes, des mines et des corridors commerciaux qui s’étendent d’un bout à l’autre du pays, y compris plusieurs projets transformateurs au Québec.

Par exemple, la mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite, une nouvelle mine de graphite à Saint-Michel-des-Saints, fournira des matériaux importants pour la défense et les chaînes d’approvisionnement des batteries.

Le train à grande vitesse ALTO sera le premier train à grande vitesse au Canada; il circulera sur 1 000 kilomètres de Toronto à Québec.

Ces projets vont créer des dizaines de milliers de carrières accompagnées de bons salaires pour les Canadiennes et les Canadiens et relier nosentreprises et leurs marchandises à de nouveaux marchés outre-mer. Tout cela injectera des milliards de dollars dans notre économie chaque année.

Durant trop longtemps, lorsque le gouvernement fédéral examinait un nouveau projet d’infrastructure, la question qu’il se posait immédiatement était : « pourquoi? »

Aujourd’hui, le nouveau gouvernement du Canada se demande d’abord : « comment? »

Comment faire pour lui donner de l’ampleur, pour le réaliser plus rapidement, pour le faire maintenant?

Le projet du terminal à conteneurs de Contrecœur représente bien davantage que l’expansion d’un port.

Il montre l’exemple d’un Canada confiant; d’un pays qui se remet à construire et qui se connecte au monde.

Une mise en chantier et un nouvel accord commercial à la fois, nous bâtissons un pays plus fort, plus indépendant et plus résilient.

Le Canada a toujours été un pays de bâtisseurs.

À ce moment charnière de l’histoire, nous sommes une fois de plus fidèles à cet héritage.

Nous bâtissons un Canada fort.

Et ça ne fait que commencer.

Merci.