Merci, Monsieur le Ministre. Chef Flamand, j’apprécie profondément vos paroles et votre sagesse.
Et merci au maire Venne et à M. Desaulniers pour les contributions que vous avez apportées en vue de faire de ce projet une réalité.
Les gens de partout ressentent les effets d’un monde en mutation: à l’épicerie, à la pompe, dans les usines, dans un contexte marqué par la hausse des coûts et l’incertitude qui pèse lourdement.
La bonne nouvelle, c’est que, contrairement à bon nombre de pays, nous pouvons prendre notre avenir en main, pourvu que nous saisissions cette occasion.
Le Canada est concentré sur notre avenir, sur ce que nous pouvons contrôler.
Nous mobilisons 1 000 milliards de dollars de nouveaux investissements au Canada, de l’aérospatiale à l’intelligence artificielle.
La semaine dernière, nous avons annoncé notre nouvelle Stratégie nationale d’électrification, qui doublera la capacité de notre réseau électrique en vue de fournir de l’énergie propre, abordable, fiable et durable à tout le monde.
Au cours de la dernière année, nous avons conclu plus de 20 partenariats économiques et de sécurité sur cinq continents.
Nous avons soumis 22 projets et stratégies au Bureau des grands projets, allant des nouveaux ports au train à grande vitesse.
Parce que c’est l’heure de bâtir.
Le mois dernier, nous avons donné le coup d’envoi du projet d’expansion du terminal de Contrecœur, au port de Montréal. Un projet dont les gens ont débattu durant plus de quatre décennies et qui est enfin en construction.
Cet été, les travaux commenceront sur le projet de la route de la vallée du Mackenzie dans les Territoires du Nord-Ouest – un projet dont j’entends parler depuis mon enfance.
Plus tard aujourd’hui, le ministre Hodgson annoncera un autre grand projet énergétique.
Les premiers résultats de cette stratégie sont encourageants : nos exportations vers des pays autres que les États-Unis sont en forte hausse, et nous sommes en voie de les doubler au cours de la prochaine décennie.
L’investissement étranger au Canada est à un niveau jamais atteint depuis deux décennies, et il représente plus de deux fois celui de tous les autres pays du G7.
Des pays du monde entier investissent au Canada. AirAsia vient d’annoncer la plus importante commande jamais passée pour des avions de conception canadienne.
La semaine dernière, la Global Infrastructure Investor Association a classé le Canada au premier rang des marchés les plus attrayants du monde pour les investissements dans les infrastructures – et nous ne faisons que commencer.
En bref, le Canada se remet à construire.
Pour les travailleurs touchés par les droits de douane.
Pour permettre aux entreprises de diversifier leurs produits et d’accéder à de nouveaux marchés.
Pour bâtir une économie canadienne plus forte, plus indépendante et plus résiliente, au profit de l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens.
C’est cette mission qui m’amène aujourd’hui à Saint-Michel-des-Saints.
Nous portons maintenant cette tradition à un niveau supérieur.
Le nouveau gouvernement du Canada fait passer nos ressources de la mine au marché à un rythme sans précédent.
En une année, nous avons signé 56 accords sur les minéraux critiques avec plus de 10 pays, parce que nous savons qu’ils ont besoin de partenaires fiables dans un monde dangereux, et nous savons que nos entrepreneurs ont besoin d’un contexte prévisible en cette époque d’incertitude.
Ces accords vont contribuer à débloquer plus de 18 milliards de dollars pour la réalisation de projets liés aux minéraux critiques au Canada.
Ces initiatives vont créer de bonnes carrières pour les travailleurs et les bâtisseurs du Canada, que ce soit dans la transformation du lithium ou la recherche de solutions pour les secteurs de l’aérospatiale et de la défense.
Voilà pourquoi nous sommes ici aujourd’hui.
En novembre, pour accélérer les choses, nous avons soumis la mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite au Bureau des grands projets.
En l’espace de cinq mois, ce bureau a mobilisé quatre ministères du gouvernement fédéral, conclu des ententes d’écoulement pour l’entreprise, attiré de nouvelles sources de financement et aidé l’entreprise à prendre une décision finale concernant son investissement.
Aujourd’hui, seulement six mois après avoir soumis le projet de la mine Matawinie au Bureau des grands projets, nous lançons les travaux.
Une fois achevée, cette mine sera la plus grande mine de graphite d’Amérique du Nord et de l’ensemble du G7.
On s’attend à ce que cette mine injecte près de 2 milliards de dollars dans l’économie et crée 1 000 emplois, que ce soit dans les métiers spécialisés ou dans l’ingénierie.
Elle augmentera rapidement sa production annuelle pour atteindre 106 000 tonnes de concentré de graphite naturel sur une période de 25 ans – plus de huit fois la production actuelle du Canada.
Elle rendra le Canada plus fort et nos partenaires internationaux plus résilients.
Et le projet sera mené en partenariat étroit avec les peuples autochtones, notamment les Atikamekw de Manawan.
Il y a deux semaines, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, a déclaré que la conjoncture actuelle constituait une « occasion inédite pour le Canada », parce que nous sommes un partenaire stable et fiable dans un monde qui est loin de l’être.
Nous pouvons fournir des minerais et de l’énergie aux pays qui s’inquiètent pour leurs chaînes d’approvisionnement.
Cette occasion est de courte durée. C’est pourquoi nous la saisissons dès maintenant.
Le Canada a toujours été un pays de bâtisseurs.
À ce moment charnière de l’histoire, nous sommes une fois de plus fidèles à cet héritage.
Nous sommes maîtres chez nous.
Nous bâtirons Saint-Michel-des-Saints fort pour bâtir un Canada fort pour tous, et ça ne fait que commencer.
Merci.