Merci, Melissa. Merci, Julie!
Votre Excellence.
Chers Canadiennes et Canadiens.
Quelle vue!
Le fait de voir cette foule joyeuse de concitoyens canadiens me remplit de fierté. Le point de vue est impressionnant d’ici, d’en haut.
Dans un instant, vous allez entendre le témoignage d’une personne qui a eu un point de vue vraiment unique depuis une hauteur bien plus grande encore : le colonel Jeremy Hansen.
Jeremy, je tiens à vous remercier au nom de toute la population canadienne. Pour la force de caractère et l’intégrité avec lesquelles vous avez représenté notre pays. Pour avoir montré au monde qui nous sommes.
Pour nous avoir montré ce dont nous sommes capables.
Au cours de sa participation à la mission épique Artemis II autour de la Lune, le colonel Hansen a contemplé notre planète depuis plus de 400 000 kilomètres.
Il s’est rendu plus loin de la Terre que quiconque ne l’avait jamais fait.
C’est l’équivalent de traverser 50 fois ce pays en automobile, de Victoria à St. John’s.
Depuis ces hauteurs vertigineuses, le colonel Hansen nous a rapporté une perspective sur les valeurs qui font de nous ce que nous sommes, et qui peuvent nous pousser à accomplir des choses extraordinaires.
Le courage, les connexions et la conviction.
Le courage face à la possibilité de ne pas revenir, le courage de prendre un risque calculé pour réaliser ce qui n’avait jamais été fait auparavant.
Les connexions. La façon dont cette mission n’a été rendue possible que grâce à la collaboration de tous, au sein d’une famille, d’une équipe, d’une communauté.
La conviction. Quant à ce dont nous sommes capables en tant que pays. Quant à la nécessité de prendre des risques pour accomplir de grandes choses.
Du courage. Des connexions. De la conviction.
Ce sont ces qualités qui permettent d’atteindre la face cachée de la Lune. Et ce sont ces qualités qui permettent de rendre le pays le plus formidable du monde encore meilleur.
Au cours de cette dernière année, les Canadiennes et les Canadiens ont affiché ces trois qualités.
Le courage, ce n’est pas l’absence de peur. C’est la capacité d’agir malgré la peur.
C’est le courage qui anime nos Forces armées. D’Halifax à Trenton, en passant par Yellowknife et Nanoose Bay. De l’opération REASSURANCE en Lettonie à l’exercice Cold Response en Norvège. Nous nous tenons aux côtés de nos alliés pour que d’autres puissent vivre libres.
Que ce soit ici ou ailleurs dans le monde, quand les gens voient la feuille d’érable sur nos manches, ils y voient de l’espoir. Ils reçoivent de l’aide.
C’est aussi le courage de nos policiers et de nos policières qui nous protègent. Tout juste cette année, cinq agents ont donné leur vie dans l’exercice de leurs fonctions.
Mohamed Lamine Benredouane, Marc Pinizzotto, Tarun Bali, Anaïs Fortin-Cozzens et Brandon Malcolm.
Nous pleurons leur perte. Nous leur rendons hommage. Nous sommes solidaires de leurs familles, de leurs amis et de leurs collègues.
Le courage des pompiers qui se précipitent vers des feux de forêt dévastateurs, comme c’est le cas en ce moment même à Fort Simpson.
Et le courage dont ont fait preuve les Canadiens face à un monde plus dangereux et divisé. Sans jamais reculer, en restant toujours forts. En travaillant ensemble, avec détermination, pour bâtir notre avenir. Parce qu’en temps de crise, la chance sourit aux audacieux.
Si le courage est la manière dont nous devons affronter le monde, c’est grâce aux connexions que nous parvenons à accomplir ce qui peut sembler impossible.
Jeremy Hansen a fait remarquer que si les gens se sentent parfois impuissants face aux défis mondiaux, la véritable force de l’humanité réside dans notre capacité à collaborer. Voilà comment l’équipe d’Artemis II a accompli ce qui n’avait jamais été fait auparavant.
C’est ce qu’un Canada uni rend possible.
Nous sommes un pays d’une extraordinaire diversité, avec une multitude d’origines, de langues et de façons de voir le monde.
L’idée fondatrice du Canada est simple : l’unité ne nécessite pas l’uniformité. Notre nation a été forgée grâce à des accommodements et non par l’assimilation, grâce à des partenariats et non par la domination.
Ce n’est ni un mythe ni un miracle, mais une série de choix, imparfaits, faits génération après génération.
Et ces choix comptent plus que jamais dans un monde qui, trop souvent, nous divise.
Dans un monde où les alliances traditionnelles s’effritent, le Canada a choisi de tendre la main et bâtir de nouveaux partenariats.
Des partenariats dans les domaines de la sécurité, du commerce et de la culture.
Le Canada est déjà le troisième exportateur mondial de musique. Et nous sommes sur le point de prendre encore plus d’importance. J’ai le plaisir d’annoncer que le Canada participera au prochain Concours Eurovision de la chanson.
Oui, la célébration musicale la plus extraordinaire de la planète. Des dizaines de pays, des centaines de millions de téléspectateurs, un spectacle inoubliable.
Et ça va devenir encore plus fou parce que le monde a besoin de plus de Canada.
Et c’est vous qui déciderez quel artiste canadien sera le premier à monter sur la scène de l’Eurovision.
Et nous avons aussi décidé d’amener le monde au Canada pour célébrer la vitalité, la richesse et la résilience de la langue française dans ce pays et partout dans le monde.
Oui, le Canada accueillera le Sommet de la Francophonie en 2028, ici même, dans la région de la capitale nationale.
Que la fête commence.
Si le courage est la manière dont nous faisons face au monde, et si la connexion est ce qui nous permet d’atteindre de nouveaux sommets et la conviction, la certitude que le mieux est toujours possible est ce qui nous fait avancer.
Il y a 159 ans, le Canada voyait le jour. Il n’était pas parfait. Mais il offrait une fondation, un point de départ, porté par une conviction profonde : celle que nous pouvions toujours faire mieux.
Chaque génération de Canadiens hérite de quelque chose que la génération précédente a bâti. Un chemin de fer. Une voie maritime. Une Charte des droits. Un pays plus prospère, plus juste et plus inclusif que celui dont leurs parents ont hérité.
Aucun d’entre nous ne bâtit sur un terrain vierge. Nous bâtissons sur des plateformes que ceux et celles qui nous ont précédés ont érigées. Notre devoir est de les élever encore plus haut, pour ceux qui viendront après nous.
C’est cela, bâtir véritablement un pays – ne jamais considérer le travail comme achevé, parce qu’un pays est toujours en devenir. C’est toujours chercher à le rendre meilleur.
C’est le choix auquel chaque génération est confrontée. Et c’est le choix qui s’offre à nous aujourd’hui.
C’est pourquoi je suis si fier de voir autant de Canadiennes et de Canadiens choisir de poursuivre l’œuvre de celles et ceux qui les ont précédés, d’agir selon leurs convictions et de bâtir un Canada fort.
Bâtir de manière durable, du projet hydroélectrique Nukkiksautiit à Iqaluit, au Nunavut, au projet énergétique extracôtier Wind West en Nouvelle-Écosse.
Bâtir en partenariat avec les peuples autochtones, comme le projet de GNL Ksi Lisims de la Nation Nisga’a en Colombie-Britannique et le Projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington en Ontario où, il y a à peine deux semaines, nous avons assisté à l’un des plus importants investissements autochtones de l’histoire du Canada.
Bâtir dans un esprit de solidarité, en créant de bons emplois syndiqués et bien rémunérés et en recrutant 100 000 nouveaux apprentis dans les métiers spécialisés pour aider à les pourvoir.
Bâtir dans un esprit de fédéralisme coopératif afin de créer une seule économie canadienne. Pour bâtir un Canada fort. Des logements neufs et des infrastructures communautaires aux projets d’intérêt national dans les domaines de la défense, des transports ou de l’énergie, dans chaque province et territoire.
Et nous bâtissons canadien, en ayant recours aux travailleurs canadiens, à l’acier canadien et au savoir-faire canadien.
Ce travail découle de la conviction que le Canada mérite qu’on se batte pour lui. Que le Canada appartient à toute la population canadienne. Que les meilleurs jours du Canada sont encore à venir.
Des convictions forgées au fil des générations et renouvelées par la nôtre.
Courage. Connexion. Conviction. Le Canada.
Notre Canada. Un Canada authentique. Un Canada fort. Un Canada libre.
Un Canada pour tous, tout le temps.
Lorsque j’ai discuté avec le colonel Hansen après son récent périple, il m’a rappelé une remarque que son commandant de mission, Reid Wiseman, avait faite avant leur départ.
Le commandant Wiseman espérait qu’un jour leur mission serait tombée dans l’oubli. Parce que ça voudrait dire qu’Artemis II aurait été couronnée de succès et que d’autres seraient allés plus loin. Parce que le flambeau aurait été transmis et porté plus loin.
C’est la bonne façon d’envisager la manière de bâtir un pays encore meilleur.
Car la véritable mesure de ce que nous bâtissons ne réside pas dans le fait qu’on se souvienne de nous.
Elle réside dans la capacité de ceux qui nous succèdent de s’appuyer sur la plateforme que nous leur laissons pour aller plus haut que nous n’avons jamais pu le faire.
En ce moment même, les Canadiens visent également la Lune à la Coupe du monde.
Chers concitoyens canadiens, le courage, la solidarité et la conviction sont bien là.
Présents chez ceux qu’il a emmenés avec lui, mètre après mètre.
Je vous prie de m’aider à réserver à un véritable héros canadien l’accueil qu’il mérite : le colonel Jeremy Hansen.
Merci.