Bonsoir.
Avant de répondre à vos questions, j’aimerais dire quelques mots concernant ce qui s’est passé ces derniers jours. Ce fut une autre semaine bien remplie. Une semaine fructueuse pour le Canada. Et je vais vous en dire un peu plus long sur ce que nous avons travaillé à bâtir.
Nous bâtissons nos capacités de défense au pays, un climat de confiance et des partenariats avec nos Alliés, et de nouvelles possibilités ici, en Arabie saoudite.
Lundi, à Halifax, nous avons annoncé le plus important projet d’approvisionnement en matière de défense de l’histoire canadienne, et nous entamons maintenant des négociations en vue d’acquérir jusqu’à 12 sous-marins à la fine pointe de la technologie auprès de Thyssenkrupp Marine Systems.
Il s’agit d’une annonce historique, non seulement en raison des nouvelles capacités que nous allons offrir aux sous-mariniers canadiens, mais aussi en considération de la rapidité, de l’ambition, de l’efficacité et de l’impact du processus d’approvisionnement.
Nous avons reçu, examiné et sélectionné les soumissions en moins d’une année, soit cinq ans avant la date prévue initialement, ce qui représente un changement important dans le processus. C’est la Stratégie industrielle de défense mise en œuvre.
Lundi, nous avons choisi de produire à notre façon la capacité souveraine dont nous allons avoir besoin pour défendre nos côtes, notre Arctique et notre population.
En ce moment, les menaces auxquelles nous sommes confrontés sont bien réelles. Le Canada est prêt à défendre ses intérêts, ses citoyens et ses alliés, qui vont les affronter.
Nous augmentons rapidement nos capacités en faisant des investissements historiques dans de nouveaux sous-marins, un nouveau radar transhorizon, des brise-glaces, des avions et des capacités de cyberdéfense.
Grâce aux investissements générationnels que nous faisons dans les Forces armées canadiennes, le Canada s’est présenté mardi, pour la première fois depuis près de 40 ans, au Sommet de l’OTAN sur une trajectoire clairement ascendante pour ce qui est de notre défense, de nos investissements et de nos capacités.
Nous avons déjà atteint la cible de 2 % fixée par l’OTAN, et nous sommes en bonne voie d’atteindre l’objectif de l’OTAN consistant à consacrer 5 % à la défense d’ici 2035.
Nous sommes arrivés à Ankara en tant que membre plus fort et mieux outillé de l’Alliance. Lors du Sommet de l’OTAN, j’ai rencontré le président Erdoğan, et nous avons convenu d’entamer des négociations en vue de conclure un nouvel accord de libre-échange avec la Türkiye – un accord qui pourrait débloquer des milliards de dollars en échanges commerciaux entre nos deux pays.
Nous avons signé de nouveaux contrats de défense qui feront croître notre base industrielle et créeront des emplois au Canada. Nous avons convenu de lancer des négociations en vue d’adhérer au fonds auxiliaire d’innovation de l’OTAN, et nous avons annoncé que le Canada accueillera le Forum de l’industrie de l’OTAN de 2027, ce qui témoigne de notre ambition de créer des emplois et de stimuler la croissance ici, chez nous.
À mesure que nous accroissons notre force au pays, nous la déployons également à l’étranger. À Ankara, nous avons annoncé que le Canada prolongera l’opération REASSURANCE, la brigade dirigée par le Canada en Lettonie, jusqu’en 2031.
Il s’agit de notre plus importante mission à l’étranger, et nous la renforçons en déployant davantage de personnel; au total, environ 2 600 membres des Forces armées seront présents sur le terrain.
Aux soldats canadiens se joignent des membres de 15 autres pays de l’Alliance de l’OTAN. Le Canada agira maintenant en tant que troisième pays-cadre de la Division multinationale Nord, aux côtés de la Lettonie et du Danemark, assumant ainsi davantage de responsabilités dans la protection du flanc oriental de l’OTAN.
Partant du travail que nous avions commencé à Montréal au printemps, nous avons rallié de nouveaux appuis autour de la Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience. Cette institution, dirigée par le Canada et basée au Canada, va mobiliser des capitaux privés pour notre sécurité collective.
À Ankara, huit de nos Alliés et partenaires ont accepté de soutenir la Banque, ce qui va nous permettre d’accélérer sa mise en place et d’augmenter son influence potentielle.
Ajoutons à cela que notre engagement envers l’Ukraine reste indéfectible. Nous avons fourni de nouveaux fonds pour des munitions, la défense aérienne, des véhicules blindés et de l’équipement essentiel. Cela fait partie du soutien général que nous offrons et qui a fait du Canada l’un des plus importants partenaires de l’Ukraine depuis le début de cette horrible guerre.
J’ai également tenu une série de rencontres bilatérales, notamment avec le secrétaire général de l’OTAN et des dirigeants de plus d’une douzaine de pays. Ainsi, grâce à de nouveaux investissements, à des partenariats industriels plus étroits en matière de défense, à un soutien renforcé à l’Ukraine et à un rôle accru dans le renforcement du flanc oriental de l’OTAN, le Canada tient ses engagements et contribue à bâtir une Alliance de l’OTAN plus forte et plus sûre.
Aujourd’hui, ici à Djedda, nous établissons des partenariats avec l’Arabie saoudite et mettons à profit les ambitions de nos pays afin de favoriser davantage la sécurité, la prospérité et les possibilités pour nos populations.
Des entreprises canadiennes et saoudiennes ont signé 13 nouveaux accords commerciaux dans les domaines de l’éducation, des minéraux critiques et de l’exploitation minière, de l’énergie, des infrastructures, de la sécurité et de l’intelligence artificielle (IA).
En éducation, des accords visent à former des travailleurs dans quelques-unes des industries les plus dynamiques de l’Arabie saoudite, qui acquerra ainsi les compétences nécessaires pour alimenter sa prochaine décennie de croissance.
Dans le secteur des minéraux critiques et de l’exploitation minière, de nouveaux partenariats canadiens en génie promeuvent certains des plus ambitieux projets miniers ici, ce qui permettra de produire des richesses minérales de plus de deux mille milliards de dollars.
Dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, l’expertise canadienne soutient l’aménagement de routes et de voies ferrées et le développement urbain dans toute l’Arabie saoudite, en plus de favoriser les technologies de construction écologique qui aideront à bâtir de façon durable.
En matière de défense et de sécurité, de nouveaux partenariats de formation appuient les efforts du Royaume visant à renforcer les capacités de ses industries nationales de l’aviation et de la défense.
En IA, des partenariats canadiens dans les domaines de l’IA et des technologies de la santé aident à transformer la surveillance des patients, les diagnostics et les soins chirurgicaux.
Nous visons à conclure les négociations avec l’Arabie saoudite en vue d’un Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers d’ici au premier trimestre de l’année prochaine.
Le ministre des Finances du Canada, qui est des nôtres, a l’intention de diriger une délégation de responsables de fonds de pension canadiens – représentant deux mille milliards de dollars de capital – qui se rendra en Arabie Saoudite dans les mois à venir afin de cerner de nouvelles possibilités d’investissement.
Des représentants du Fonds d’investissement public de l’Arabie saoudite visiteront le Canada à l’automne et participeront au Sommet canadien de l’investissement, où nous présenterons certains de nos projets transformateurs.
Le Canada annonce également qu’il participera à l’Expo 2030 ici, en Arabie saoudite, où il présentera son expertise et ses projets et mettra en valeur ce que nous avons de mieux à offrir à l’occasion de ce qui sera un événement marquant.
Je tiens à remercier Son Altesse Royale, le prince héritier et premier ministre de l’Arabie saoudite, pour son hospitalité et pour les discussions enrichissantes que nous avons eues cet après-midi.
Le Canada et l’Arabie saoudite entretiennent une coopération croissante dans des secteurs clés, dont certains que j’ai mentionnés.
Je tiens également à souligner les vastes efforts déployés par l’Arabie Saoudite pour promouvoir la stabilité et la sécurité régionales.
Ainsi, en quatre jours, dans trois pays, nous avons travaillé à accroître notre force, à renforcer la relation de confiance avec nos alliés et à bâtir un nouveau partenariat avec le monde.
En cette période d’incertitude, nous choisissons d’agir. Nous choisissons de bâtir un Canada fort.
Merci.