Je suis très heureux de m’adresser à vous ce matin.
Comme le Canada est un pays fièrement bilingue, je vais d’abord dire quelques mots en français, puis je poursuivrai en anglais.
Le monde a changé. Le Canada a pris conscience très tôt de ce changement et a agi en conséquence.
Nous consolidons notre force au pays et diversifions nos partenariats à l’étranger.
Nous mobilisons mille milliards de dollars d’investissements en vue de bâtir une économie plus résiliente, plus concurrentielle et plus souveraine.
Face à l’incertitude mondiale, le Canada offre la stabilité d’un partenaire de confiance et les possibilités uniques d’un pays en voie de devenir la grande économie ayant le meilleur réseau de relations dans le monde.
Aujourd’hui, nous redoublons d’efforts dans la réalisation de notre plan en faisant de notre système fiscal le plus attrayant des pays développés pour les nouveaux investissements, en accélérant le rythme d’approbation des projets, en améliorant l’unité de l’économie canadienne et en réinvestissant dans notre réseau de transport et dans le réseau à large bande national pour faire du Canada l’économie la mieux connectée au monde.
Je tiens tout d’abord à vous parler des ports.
Les origines du Canada remontent à l’été 1604, lorsque l’explorateur français Samuel de Champlain a traversé l’Atlantique pour rejoindre la côte sud de la Nouvelle-Écosse.
Alors qu’il recherchait un lieu sûr où jeter l’ancre près du cap Sable, une région balayée par les vents, il s’est retrouvé dans la baie de Fundy, où il a découvert ce qu’il a décrit comme « l’un des plus beaux ports » qu’il ait jamais vus.
Port-Royal, qui a d’abord servi de refuge contre les violentes tempêtes de l’Atlantique, est rapidement devenu bien plus que cela : une base idéalement située pour le commerce, l’exploration et la construction de l’une des nations les plus diversifiées et les plus prospères de l’histoire.
Aujourd’hui, quatre cents ans plus tard, je vous accueille au Canada, qui est à la fois un pays sûr et un endroit parfaitement situé pour bâtir au sein du nouvel ordre économique mondial.
Le monde se fait de plus en plus divisé et dangereux.
La souveraineté et l’ouverture sont désormais menacées. L’intégration économique est utilisée contre nous. Les droits de douane servent de levier. Les rouages du système financier, de mesure de coercition. Et les chaînes d’approvisionnement, de points vulnérables à exploiter. Les changements technologiques s’accélèrent et modifient la nature de la guerre, la structure des économies et la capacité des États à gouverner.
Le Canada est l’un des premiers à avoir relevé la fracture qui s’opère, et sa réaction reflète les deux leçons que nous en tirons.
Premièrement, nous devons prendre soin de nous-mêmes, et deuxièmement, nous devons prendre soin les uns des autres.
Prendre soin de nous-mêmes signifie consolider notre force au pays et diversifier nos partenariats à l’étranger.
Nous savons que nous ne pouvons pas contrôler ce que les autres font et que nous pouvons être maîtres chez nous.
C’est notre priorité. C’est ce que le gouvernement, les provinces, le secteur privé et surtout les Canadiennes et les Canadiens eux-mêmes ont entrepris ensemble : une vaste initiative pour bâtir un Canada fort.
En bâtissant une prospérité durable pour les Canadiennes et les Canadiens, nous créons d’immenses occasions pour les investisseurs.
Notre objectif est d’attirer mille milliards de dollars en investissements au Canada au cours des cinq prochaines années dans les secteurs de l’énergie, des transports, des données et de la défense, entre autres.
Pour ce faire, lors de notre première année en tant que gouvernement, nous avons réduit l’impôt sur le revenu, les gains en capital et les nouveaux investissements des entreprises.
Nous avons commencé à unifier l’économie canadienne en éliminant tous les obstacles fédéraux au commerce intérieur. Nous avons également facilité la mobilité des travailleurs canadiens partout au pays.
Et nous accélérons maintenant les mesures que les gouvernements des provinces et territoires prennent pour éliminer leurs obstacles qui divisent l’économie canadienne depuis des générations.
Notre gouvernement a lancé les réformes réglementaires les plus importantes depuis des générations pour accélérer les projets d’infrastructure d’intérêt national. Nous avons déjà soumis à l’étude du nouveau Bureau des grands projets 27 projets d’intérêt national, qui portent sur la création de ports, de mines et de corridors énergétiques dans toutes les régions du pays et qui représentent maintenant des occasions d’investissement privé d’une valeur de 500 milliards de dollars.
Nous réalisons tout notre potentiel en tant que superpuissance dans le secteur de l’énergie.
Nous mettons de l’avant la possibilité d’un oléoduc qui transporterait au moins un million de barils de pétrole albertain à faibles émissions par jour vers les marchés asiatiques et, parallèlement, nous créons une industrie de captage et de stockage du carbone à grande échelle.
Nous doublons nos exportations de gaz naturel liquéfié afin qu’elles atteignent 50 millions de tonnes par année d’ici 2030, puis allons doubler cette quantité de nouveau par la suite.
Nous développons l’énergie nucléaire tout au long de la chaîne de valeur, depuis les petits réacteurs modulaires opérationnels jusqu’aux installations en mesure d’alimenter un réseau public, et augmentons notre production d’uranium de classe mondiale.
Nous doublons la capacité de notre réseau électrique grâce à notre électricité, qui est la moins coûteuse parmi les pays du G7 et la deuxième source d’énergie au sein de l’OCDE pour ce qui est de la faiblesse de ses émissions. Si vous avez besoin d’électricité propre et abordable – et qui pourrait s’en passer? – le Canada est votre solution.
Le mois dernier seulement, Terre-Neuve-et-Labrador, le Québec, le gouvernement fédéral et la Nation innue ont annoncé le plus grand investissement dans le secteur de l’énergie propre de l’histoire de l’Amérique du Nord en vue de la production de 14 GW d’hydroélectricité et d’énergie éolienne ainsi que d’une capacité de stockage. Cette nouvelle capacité, l’équivalent fonctionnel de 18 barrages Hoover, est suffisante pour éclairer, chauffer et climatiser toutes les maisons de Toronto, de Montréal et de Vancouver réunies.
C’est ce que fait une superpuissance dans le secteur de l’énergie lorsqu’elle décide d’agir en conséquence.
Le Canada accroît ses forces partout.
De plus, nous augmentons les dépenses dans le secteur de la défense dans une mesure jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale : nous respectons désormais la cible fixée par l’OTAN, et notre budget prévoit déjà que nos dépenses totales dans ce secteur atteindront la cible de 4 % de notre PIB d’ici 2030.
Nous maximiserons les retombées de ces investissements sur notre sécurité et notre économie. Notre Stratégie industrielle de défense permettra de mobiliser 500 milliards de dollars d’investissements au cours de la prochaine décennie, notamment dans les domaines où le Canada excelle : l’aérospatiale, la construction navale, l’IA, les cybercapacités, l’informatique quantique, la robotique et les systèmes autonomes. Ces applications à double usage stimuleront l’innovation et la productivité dans l’ensemble de l’économie.
Le Canada est désormais l’économie ayant le meilleur réseau de relations dans le monde.
Au cours de la dernière année, nous avons conclu plus de 50 accords sur les minéraux critiques avec plus de quinze pays; ainsi, nous avons mobilisé 20 milliards de dollars d’investissements tout en réduisant notre vulnérabilité aux pressions exercées par les pays étrangers sur les chaînes d’approvisionnement essentielles.
Au cours de la même période, nous avons signé plus de 20 accords commerciaux et de sécurité sur cinq continents. Nous avons conclu notre tout dernier accord, avec les Émirats arabes unis, en un temps record de 47 jours.
Les entreprises canadiennes ont désormais accès, sans droits de douane, à 1,5 milliard de consommateurs.
Au cours des six prochains mois, nous entendons doubler ce chiffre grâce à de nouveaux accords commerciaux, notamment avec l’ANASE et l’Inde.
Nous resserrons également nos liens avec nos partenaires les plus fiables et les plus dignes de confiance.
Nous sommes le seul membre non européen de l’instrument SAFE, l’initiative de l’UE en matière d’achats de défense. Et le mois prochain, nous entamerons des discussions avec l’UE – la deuxième économie mondiale – afin d’établir une alliance économique et de sécurité unique.
Notre objectif principal avec tous ces partenariats est de renforcer notre autonomie stratégique.
Car nous vivons dans un monde où l’intégration a été transformée en arme.
Parce qu’un pays qui ne peut assurer les besoins alimentaires et énergétiques de sa population, ou encore défendre ses frontières, n’est pas véritablement souverain.
Parce qu’aujourd’hui, l’autonomie stratégique passe par la mise en place de partenariats dans des domaines clés comme l’IA, les solutions de paiement, l’espace, les minéraux critiques et les énergies propres.
Parce que lorsque nous investissons dans ces capacités chez nous et que nous les combinons avec les atouts de partenaires de confiance à l’étranger, nous multiplions leur valeur. Nous offrons aux entreprises canadiennes une meilleure visibilité, renforçons la résilience de notre pays et créons davantage de possibilités pour les investisseurs.
Et à nos amis américains, permettez-moi de dire ceci : nous serons toujours voisins, et le Canada restera le partenaire le plus important des États-Unis dans de nombreux domaines clés.
Après tout, même lors des désaccords qui ont ponctué notre longue histoire, nous avons toujours entretenu des liens profonds.
Ces relations fonctionnent lorsque nous collaborons en tant que véritables partenaires, dans le respect des traditions et de la souveraineté de chacun.
Lorsque ces occasions se présenteront à nouveau, le Canada sera un partenaire encore meilleur – plus fort, plus résilient, plus indépendant – prêt à faire progresser nos intérêts communs dans les domaines de l’économie et de la sécurité.
Le Canada bénéficie d'un accès sans égal aux marchés, parce que nous avons ce que le monde veut.
Et parce que notre réputation, celle d’un partenaire fiable et prévisible, n’a jamais été aussi précieuse que dans un monde où les transactions viennent remplacer les relations, et où la logique du « tout ou rien » l’emporte sur celle du « gagnant-gagnant ».
Le Canada est riche en matières premières et possède de nombreuses autres ressources, mais notre atout le plus précieux est celui de la confiance, que nous avons su établir au fil du temps.
Nous ne faisons que commencer, et les premiers résultats sont déjà encourageants.
Le Canada devrait afficher la deuxième croissance la plus rapide du G7 cette année et l’année prochaine.
Les exportations vers les pays autres que les États-Unis ont fortement augmenté et sont en voie de doubler au cours de la prochaine décennie.
Les investissements étrangers progressent presque deux fois plus vite que ceux de notre plus proche concurrent au sein du G7.
Le Canada est désormais considéré comme le pays le plus attrayant au monde pour les investissements dans les infrastructures. Nos marchés de capitaux regroupent 40 % des sociétés minières du monde. Nos sociétés de gestion de fonds de retraite comptent parmi les investisseurs en infrastructures les plus expérimentés au monde, et nos banques parmi les plus résilientes.
C’est cette combinaison de facteurs – ressources, énergie, technologie, talents et capitaux –, mise à profit à grande échelle, qui rend le Canada unique.
Les navires sont en sécurité au port, mais ils ne sont pas construits pour y rester.
Le Canada comprend que le monde a changé. Nous savons que la nostalgie n’est pas une stratégie.
Et nous savons qu’en temps de crise, la chance sourit toujours aux plus audacieux.
Jamais le Canada n’a compté autant de relations dans le monde et été aussi ambitieux.
Et grâce à notre stratégie, nous sommes prêts à relever tous les défis.
À une époque où les investisseurs exigent d’être pleinement indemnisés pour les risques qu’ils prennent, nous allons mettre pleinement à profit l’avantage financier du Canada, qui est déjà le plus intéressant des pays du G7.
Cela commence par la discipline. Notre gouvernement réduit les effectifs de la fonction publique de 10 % et diminue de 20 % les dépenses consacrées aux consultants.
Globalement, nous ramenons la croissance annuelle des dépenses de fonctionnement de plus de 8 % au cours de la décennie précédente à moins de 2 %.
Il ne s’agit pas ici d’une austérité obsessionnelle. Il s’agit plutôt de notre volonté de faire la distinction entre les dépenses de fonctionnement et les dépenses en capital, afin de pouvoir à la fois préserver nos programmes sociaux essentiels et veiller à ce que notre précieuse capacité budgétaire soit consacrée à la croissance de notre économie.
Je peux annoncer aujourd’hui que nous sommes en voie d’équilibrer le budget de fonctionnement l’année prochaine, avec une année d’avance sur le calendrier prévu, tout en maintenant le déficit global le plus faible du G7.
Au moment où il entame cette période d’investissement, le Canada affiche la posture budgétaire la plus solide et le ratio de la dette nette au PIB le plus faible parmi les grandes économies.
Le Canada est donc en mesure de réaliser des investissements aux côtés d’investisseurs privés, tout en offrant la résilience macroéconomique que recherchent les investisseurs en cette période d’incertitude.
À l’avenir, nous allons optimiser de plus en plus notre bilan, en réaffectant nos actifs afin de dégager des capitaux qui pourront être investis pour bâtir un Canada plus fort.
Notre objectif est simple : faire du Canada le pays le plus attrayant du G7 pour l’investissement.
Nous renforçons notre position de trois façons.
Tout d’abord, nous réduisons les coûts associés aux investissements.
À compter d’aujourd’hui, le Canada autorisera la passation en charges immédiate pour la plupart des nouveaux investissements en capital.
Les deux tiers des actifs seront maintenant admissibles : des machines et équipements de production aux logiciels, brevets et activités de R-D, en passant par la fibre optique, les voies ferrées, les oléoducs et les autres infrastructures nécessaires pour bâtir et relier notre économie.
L’effet est simple : lorsque vous investissez au Canada, vous pouvez déduire immédiatement une part nettement plus importante de cet investissement. Nous l’appelons la Mégadéduction à la productivité, parce que l’avantage qu’elle procure est considérable. La politique canadienne couvrira maintenant plus de quatre fois les immobilisations qui étaient auparavant admissibles à la passation en charges immédiate.
L’annonce faite aujourd’hui fera du Canada, et de loin, l’économie avancée la plus compétitive sur le plan fiscal pour les nouveaux investissements des entreprises, avec le taux effectif marginal d’imposition le plus bas du G7 : moins de la moitié du taux des États-Unis, environ un tiers de la moyenne de l’OCDE et un quart de la moyenne du G7.
En un mot : l’argent que vous investissez sera beaucoup plus profitable au Canada que partout ailleurs dans le monde développé.
Ensuite, nous accélérons le processus de construction.
Nous avons déjà commencé à accélérer la mise en œuvre de grands projets d’intérêt national par l’intermédiaire du Bureau des grands projets. Nous allons désormais appliquer cette même rigueur et cette même efficacité à plus grande échelle grâce à la nouvelle Loi visant à bâtir le Canada.
En ce qui concerne les projets et les chaînes d’approvisionnement, notre démarche sera simple : un projet, une évaluation, un an.
Le Canada continuera d’appliquer des normes élevées, mais des normes élevées ne devraient pas nécessairement ralentir la prise de décisions. La rapidité, la certitude et la prévisibilité constituent en soi des avantages concurrentiels.
Les investisseurs doivent savoir que si le Canada décide de réaliser un projet, il le mènera à bien.
Enfin, nous allons resserrer davantage les liens qu’entretient le Canada à l’intérieur de ses frontières et avec le reste du monde.
J’annonce aujourd’hui que nous chercherons des investissements privés dans le cadre de concessions à long terme pour l’exploitation des quatre plus grands aéroports du Canada.
Conformément aux pratiques exemplaires dans d’autres pays, le gouvernement du Canada demeurera propriétaire des terrains et des actifs, mais il mettra à profit leur valeur réelle en attirant de nouveaux capitaux et une nouvelle expertise pour leurs activités et leur croissance.
Nous réinvestirons les dizaines de milliards de dollars que nous mobiliserons dans les infrastructures dont le Canada aura besoin pour la prochaine génération.
Cela permettra d’investir dans des aéroports régionaux et d’offrir de meilleures liaisons aériennes dans les régions, notamment les régions éloignées, ainsi que des liaisons plus abordables. Et cela améliorera l’expérience des passagers.
Cela permettra également d’investir dans de nouvelles infrastructures de transport locales afin de faciliter et d'accélérer les trajets quotidiens des Canadiennes et des Canadiens.
Enfin, ces investissements permettront de financer de nouveaux projets d’infrastructure d’intérêt national, notamment un réseau souverain de base à large bande reliant les Canadiennes et les Canadiens d’un océan à l’autre, avec des liaisons plus directes et plus sûres vers l'Europe et l'Asie.
Les fonds de pension canadiens investissent déjà avec succès dans de nombreux aéroports partout dans le monde. Il est temps de mettre cette expertise au service de notre pays afin qu’elle profite plus directement à l’ensemble de la population canadienne.
Et grâce à notre nouveau fonds d’investissement souverain, à savoir le Fonds pour un Canada fort, les Canadiennes et les Canadiens pourront conserver un intérêt dans la valeur que nous créons.
Ensemble, ces mesures marquent un changement fondamental dans l’approche du Canada en matière d’investissement.
Elles contribueront à réduire le coût du capital, à raccourcir le délai entre la prise de décision et la construction, à mobiliser les actifs publics qui permettront de bâtir les infrastructures de demain et à faire en sorte que l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens en tirent directement profit.
Nous disposons des ressources, des compétences et de la capacité financière nécessaires ainsi que d’un accès aux plus importantes sources de capitaux au monde.
Aujourd’hui, nous ajoutons à ces atouts fondamentaux la rapidité, le niveau d’ambition et la capacité d’exécution nécessaires pour bâtir.
Les Canadiennes et les Canadiens savent que ce n’est pas seulement ce que nous bâtissons qui compte. C’est aussi la manière dont nous le faisons.
Nous allons bâtir de manière durable : en protégeant nos terres et nos eaux, et en misant sur notre atout en matière d’énergies propres pour réduire les émissions et renforcer notre compétitivité.
Nous allons bâtir de manière inclusive : dans le cadre d’un véritable partenariat avec les peuples autochtones (dont les dirigeants sont parmi nous aujourd’hui), notamment en veillant à ce que leurs communautés aient un intérêt direct dans la prospérité que nous créons ensemble.
Et nous allons bâtir en solidarité avec les travailleurs canadiens : en créant les compétences, les emplois et les possibilités qui permettront à chacun de bénéficier pleinement des avantages de cette transformation.
Grâce au Fonds pour un Canada fort, nous allons investir aux côtés de fournisseurs de capitaux privés dans des projets d’intérêt national, afin que l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens aient un intérêt direct dans l’avenir du Canada.
Les Canadiennes et les Canadiens veillent les uns sur les autres. Nous croyons en l’égalité d’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux services sociaux. Nous mettons en place des services universels de garde d’enfants et des logements abordables à grande échelle.
Ces mêmes principes guident notre approche en matière d’intelligence artificielle : L’IA pour tous.
Les Canadiennes et les Canadiens ont contribué au développement de l’IA. Nous avons désormais l’intention d’exploiter pleinement son potentiel dans l’ensemble de l’infrastructure de l’IA : l’énergie propre qui l’alimente, la puissance de calcul et le nuage qui la font fonctionner, ainsi que les technologies de pointe en matière d’IA, d’informatique quantique et de robotique qui transformeront notre économie.
Notre stratégie L’IA pour tous se distingue par l’attention particulière qu’elle accorde au renforcement de l’autonomie des gens. Nous allons développer la culture de l’IA à l’échelle nationale, permettre à chaque étudiant de niveau postsecondaire d’accéder à un agent d’IA fiable, et aider les travailleurs et les entreprises à adopter l’IA afin d’améliorer leur productivité.
Permettez-moi de conclure en revenant sur les ports, ou plus précisément sur les ports maritimes.
Le Canada se remet à bâtir ses ports. Des ports en eaux profondes sur l’Atlantique, la baie d’Hudson et le Pacifique. De nouvelles portes d’entrée vers l’Europe et l’Asie. Et, pour la première fois, de nouveaux ports et corridors commerciaux qui ouvrent notre Arctique au monde.
Nous n’utiliserons pas ces ports pour nous mettre à l’abri d’un monde agité. Nous allons plutôt agrandir nos ports pour saisir les occasions qu’offre ce monde.
Voilà ce qu’est le Canada d’aujourd’hui : un pays qui bâtit, fait du commerce et investit avec une ambition et une rapidité sans précédent depuis des générations.
Un pays prévisible, fiable et attaché à ses principes, dans un monde qui ne l’est absolument pas.
Un pays qui libère avec audace son immense potentiel.
Ce n’est qu’un début. Nous envisageons avec enthousiasme l’aventure que nous allons vivre ensemble.
Merci.