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Bonjour.

Monsieur le premier ministre, je suis heureux de vous retrouver.

Nous travaillons ensemble pour l’Ontario et le Canada.

Nous avons la même conviction. Le Canada est le meilleur pays au monde, et les gens de l’Ontario et du Canada continuent de l’améliorer. 

Ça se passe partout au Canada. 

Nous construisons de petits réacteurs modulaires à Darlington.

De l’énergie propre et abordable pour 300 000 maisons. 

Une nouvelle flotte de véhicules blindés chez General Dynamics Land Systems à London. Deux milliards de dollars en investissements. Plus de 6 000 emplois. C’est là seulement l’un des nombreux contrats en matière de défense en Ontario. Des véhicules conçus par des Canadiens, fabriqués par des Canadiens, avec de l’acier canadien. 

Une nouvelle flotte de voitures voyageurs entièrement fabriquées au Canada par des travailleurs d’Alstom à Thunder Bay. Sept cents emplois, 900 fournisseurs canadiens, et plus de 1,6 milliard de dollars injectés dans notre économie.

De nouveaux projets miniers dans tout le Nord de l’Ontario. La mine Crawford de Canada Nickel près de Timmins, qui garantit qu’on aura le nickel faible en carbone dont on a besoin pour produire des batteries et de l’acier pendant des décennies.

De concert, nous avons réduit l’impôt sur le revenu et les investissements de même que les taxes à l’achat d’une maison – jusqu’à 200 000 $ sur les maisons neuves en Ontario (j’ai vu les annonces!) – tout en protégeant les programmes sociaux essentiels sur lesquels les gens de l’Ontario et du Canada comptent chaque jour.

Ici, en Ontario, et partout au pays, le Canada devient de plus en plus fort.

Les Canadiennes et les Canadiens d’un océan à l’autre sont d’accord. Les résultats du référendum en Alberta témoignent clairement d’une très grande adhésion à un Canada uni qui souhaite avant tout bâtir.

Le Canada fonctionne, et nous ne faisons que commencer.

Il y aura toujours des forces qui échappent à notre contrôle et qui vont chercher à nous diviser et à nous briser.

Elles ne vont pas y arriver. Parce que les Canadiennes et les Canadiens prennent soin les uns des autres. Nous l’avons toujours fait et nous savons que nous sommes plus forts ensemble.

Les États-Unis ont bouleversé un accord commercial en place depuis des dizaines d’années. Ils ont fait augmenter les coûts que les familles américaines doivent payer et ils ont plongé les travailleurs et les entreprises de l’Ontario dans une position désavantageuse et dans l’incertitude.

Nous n’avons aucune emprise sur les gestes des autres, alors nous nous concentrons sur ce que nous pouvons contrôler : nous bâtissons un Canada fort et nous diversifions nos partenariats à l’étranger.

Nous investissons plus de 30 milliards de dollars dans les secteurs de l’acier, de l’aluminium, du bois d’œuvre et de l’automobile.

Nous protégeons près de 35 000 emplois et aidons 1 000 petites et moyennes entreprises à faire la transition vers de meilleures occasions.

Nous offrons des mesures de transition pour garder les bons emplois au pays, pendant que nos entreprises investissent dans l’avenir. 

Et nous faisons du Canada le meilleur endroit où investir dans le monde, notamment grâce à la nouvelle Mégadéduction à la productivité. Grâce à elle, nos entreprises – grandes et petites – peuvent immédiatement déduire l’intégralité du coût de la plupart de leurs nouveaux investissements dans de l’équipement.

Résultat : le taux effectif d’imposition du Canada est de loin le plus bas parmi toutes les grandes économies et est moins de la moitié du taux américain. 

Le monde a peut-être changé. 

Mais pas ce qui fait la force de l’Ontario et du Canada. Nous avons les minéraux. Nous avons l’acier. Nous avons l’ingéniosité. Et nous avons les meilleurs travailleurs de la planète. 

Mais il ne suffit pas de protéger ce que nous avons. Nous devons en faire plus. Pour transformer notre économie. Pour protéger notre avenir. 

Pour ces raisons, le premier ministre Ford et moi sommes fiers d’annoncer un nouveau plan d’action : un partenariat de 9 milliards de dollars qui va permettre de protéger les emplois aujourd’hui et de réaliser des investissements audacieux afin de bâtir un pays plus fort, plus résilient et plus indépendant. 

Un milliard de dollars destinés au Cercle de feu, afin de propulser la chaîne d’approvisionnement des minéraux critiques qui est essentielle à notre autonomie stratégique – l’occasion de créer 70 000 emplois. 

Plus de 5 milliards de dollars pour nos aciéries, pour que les travailleurs de l’acier d’Hamilton et de Sault Ste. Marie puissent fabriquer ce que le Canada – et le reste du monde – veut. Nous protégeons ainsi plus de 100 000 emplois. 

Deux milliards et demi de dollars destinés aux chaînes de montage, pour que les travailleurs d’usine en Ontario puissent fabriquer les véhicules de demain. Cette mesure va permettre de protéger plus de 120 000 emplois directs dans le secteur de l’automobile.

De la mine à l’usine, et jusqu’à la chaîne de montage, les minéraux critiques dans le sol, l’acier dans les châssis, les véhicules sur la route. Fabriqués en Ontario. Fabriqués au Canada. Fabriqués pour l’avenir.

Commençons par le premier maillon de la chaîne : les minéraux qu’on trouve dans notre sous-sol.

L’Ontario regorge de nickel, de lithium, de platine, de cobalt et d’autres matières premières essentielles aux véhicules électriques, aux industries de l’avenir et à la défense. Nous investissons des sommes sans précédent dans les minéraux critiques pour protéger la souveraineté de notre chaîne d’approvisionnement, renforcer notre autonomie stratégique et créer de nouveaux emplois bien rémunérés, chez nous.

Le Cercle de feu pourrait nous permettre d’injecter plus de 22 milliards de dollars dans notre produit intérieur brut. Nous pouvons établir une chaîne d’approvisionnement souveraine et faire du Canada un chef de file des minéraux critiques. 

Pour établir des mines, nous avons besoin de routes. 

Aujourd’hui, le Canada donne une contribution équivalente à l’investissement ontarien de 1 milliard de dollars afin d’aménager des infrastructures routières jusqu’au Cercle de feu, une région riche en minéraux critiques située à plus de 500 kilomètres au nord de Thunder Bay.

Pour établir des mines, nous devons agir ensemble. Le Canada et l’Ontario mettent donc en place un groupe de travail pour susciter la participation des communautés autochtones locales. Ensemble, nous trouverons des occasions de développement économique et nous nous pencherons sur la conservation et les aires protégées autochtones. 

Pour saisir les occasions que nous offre un monde en pleine mutation, nous devons agir rapidement. 

Par le passé, ça prenait plus de 15 ans pour ouvrir une mine en Ontario. Les choses vont se faire d’une autre façon. 

Le Canada aura toujours des normes élevées, mais ça ne veut pas dire que les décisions doivent être prises lentement. 

Le projet de loi C-39, la Loi visant à bâtir un Canada fort, permettra d’améliorer l’efficacité des décisions du gouvernement fédéral. 

Un projet. Une évaluation. Un an. Les promoteurs ne nous donneront leurs renseignements qu’une seule fois. Il y aura de la coordination entre les gouvernements. Et de vastes consultations exhaustives et ciblées auprès des peuples autochtones pour bâtir en véritable partenariat et créer de véritables occasions. 

Pour ce qui est de l’exploitation minière, le Canada et l’Ontario établissent un processus concerté pour l’octroi des permis provinciaux et fédéraux. De cette façon, nous éliminerons les dédoublements, nous simplifierons le système et nous réduirons le temps d’attente. 

L’acier, maintenant. Des générations de travailleurs de ce secteur ont bâti notre pays. Plus de 100 000 personnes travaillent dans cette industrie de nos jours, notamment à Hamilton et Sault Ste. Marie. 

Pour aider l’industrie à effectuer sa transition et à mieux soutenir la concurrence, nous lançons le Fonds d’action conjoint pour l’acier de plus de 5 milliards de dollars.

Nous avons les meilleurs métallurgistes au monde et d’abondantes ressources naturelles. Pourtant, nous importons plus de 6,5 millions de tonnes d’acier par année. C’est souvent parce que nous ne produisons pas l’acier dont les entreprises canadiennes ont besoin. Le moment est venu d’être notre meilleur client. 

L’investissement annoncé aujourd’hui donnera la chance aux usines de mettre leurs machines à niveau, de fabriquer en plus grand nombre les produits dont le Canada a besoin et de répondre à la demande dans les marchés extérieurs aux États-Unis.

Parallèlement à cela, nous favorisons une application plus rigoureuse des dispositions applicables par l’Agence des services frontaliers du Canada pour éviter le dumping d’acier étranger.

Lorsqu’il faudra de l’acier spécialisé pour des projets réalisés au Canada, nous pourrons de plus en plus compter sur des usines canadiennes et des travailleurs canadiens de l’acier pour le fournir.  

Le Canada et l’Ontario vont mettre sur pied un groupe de travail conjoint pour mettre en œuvre ces mesures. Sa première priorité sera de recommander des moyens de réduire les coûts de transport de l’acier canadien et d’ouvrir de nouveaux débouchés, ici au pays et partout dans le monde.

Enfin, la chaîne de montage. 

Plus de 120 000 personnes se lèvent le matin et vont au travail parce que nous fabriquons des voitures et des camions au pays, ici même en Ontario. 

L’Ontario produit plus d’un million de véhicules par année. Et nous sommes parmi les meilleurs : l’usine de Toyota Canada est maintenant l’usine d’automobiles la plus décorée dans le monde. 

La voiture moyenne est fabriquée de pièces qui traversent la frontière canado-américaine jusqu’à huit fois.

Les exportations d’automobiles du Canada vers les États-Unis ont chuté de plus de 10 %.

Les exportations américaines vers le Canada ont diminué de plus de 20 %, même si le Canada demeure le plus important client des États-Unis dans son secteur de l’automobile. 

Personne n’en ressort gagnant. Les droits de douane affaiblissent nos industries et réduisent les choix offerts aux familles. C’est pour cette raison que le Canada sera prêt à négocier un accord équitable quand les États-Unis seront prêts à discuter de bonne foi.

Quand le secteur nord-américain de l’automobile est intégré, il est plus fort, plus compétitif et il offre de meilleurs emplois à nos travailleurs. 

Nous comprenons cependant que ce ne sont pas là les objectifs de l’administration américaine actuelle. Son approche a changé, alors la nôtre aussi. 

Il est encore plus important qu’auparavant d’investir en raison de la transformation radicale du secteur mondial de l’automobile, qui effectue un virage rapide vers la réduction des émissions, accroît la connectivité et mise sur une fabrication encore plus évoluée. 

À titre d’exemple, dans cinq ans, les véhicules électriques devraient représenter plus de 40 % de toutes les ventes de voitures dans le monde. 

Les Canadiennes et les Canadiens savent que nous devons filer en direction de la rondelle. 

En février dernier, nous avons lancé une nouvelle stratégie canadienne pour le secteur de l’automobile afin de positionner le Canada comme un chef de file mondial dans la production de véhicules électriques. 

L’annonce d’aujourd’hui représente une autre grande étape. En effet, nous investissons 2,5 milliards de dollars pour que l’industrie puisse opérer sa transition et mieux soutenir la concurrence. De cette façon, les Ontariennes et les Ontariens pourront fabriquer les véhicules connectés et électriques de demain.

D’Alliston à Oakville, jusqu’à Oshawa, des technologies de pointe dans les usines. Nous avons besoin de chaînes de production optimisées. Nous devons investir dans l’innovation. 

Nous faisons progresser notre économie tout en protégeant l’environnement. Plus tôtcette année, le Canada a choisi sa propre voie, plus ambitieuse, pour réduire les émissions des véhicules automobiles. D’ici 2035, nous allons rendre les normes canadiennes sur les émissions de gaz à effet de serre des véhicules plus strictes. 

Ça va permettre de réduire les émissions autant que si 75 % des véhicules étaient électriques.

Pour atténuer les répercussions des droits de douane injustifiés, les normes fédérales de rendement applicables aux parcs de véhicules vont être maintenues au même niveau de 2027 à 2029. Les constructeurs automobiles auront ainsi une plus grande marge de manœuvre à court terme, tout en permettant au Canada d’atteindre son objectif de réduction des émissions à long terme.

Nous mettons aussi sur pied un nouveau groupe de travail Canada-Ontario sur l’automobile, qui va mettre en œuvre ces nouvelles mesures, développer notre marché intérieur et accroître notre compétitivité sur la scène internationale.

De la mine à l’usine, jusqu’à la chaîne de montage, nous relions tous les maillons de la chaîne de valeur, dans le cadre de notre vaste plan. 

Notre Stratégie industrielle de défense permettra de mobiliser 500 milliards de dollars en investissements au cours de la prochaine décennie. D’énormes occasions seront créées dans le secteur des minéraux critiques du Cercle de feu, de l’acier du sud de l’Ontario et de la fabrication d’automobiles dans tout l’Ontario. De plus, cette stratégie misera sur les forces de l’Ontario et du Canada dans les secteurs de l’aérospatiale, de la construction navale, de l’intelligence artificielle, des cybertechnologies, des technologies quantiques, de la robotique et des systèmes autonomes.  

Nos grands projets, des ports à l’électricité, vont créer l’énergie et les matériaux nécessaires à cette fabrication. 

Plus d’emplois. Plus d’occasions. Plus de prospérité. 

Une plus grande souveraineté. Pour que nous puissions vivre comme on l’entend. 

C’est ça, un Canada qui fonctionne. Un Canada qui sait saisir les occasions et travailler en collaboration.

Notre force et notre indépendance s’accroissent. 

Nos exportations vers des marchés autres que les États-Unis sont en voie de doubler au cours des 10 prochaines années. Notre croissance économique s’accélère. Nous créons des emplois deux fois plus vite que les États-Unis. 

Nous nous offrons déjà bien plus que ce que les autres ne pourraient jamais nous enlever. 

Et nous ne faisons que commencer. 

Nous bâtissons un Ontario fort. Nous bâtissons un Canada fort. Pour tous.