Bonjour tout le monde. Merci, grande cheffe Polson, de nous accueillir. Et merci à l’aînée Commanda d’avoir ouvert cette réunion comme il se doit.
La combinaison de l’accueil, de la prière et de la reconnaissance du territoire rend hommage aux Premières Nations, en leur qualité de premiers gardiens de ces terres, et nous rappelle notre responsabilité individuelle et collective de confronter le passé du Canada – les injustices commises par le Canada dans le passé – et d’aller de l’avant dans un esprit de partenariat et de respect mutuel, tout en mettant l’accent, en fonction de nos rôles respectifs, sur l’efficacité et les résultats.
Je tiens à souhaiter la bienvenue à la cheffe nationale Woodhouse Nepinak, à la présidente Clayton, aux dirigeants et aux gardiens du savoir des Premières Nations, aux chefs de l’Alberta des Premières Nations signataires des traités nos 6, 7 et 8 et aux chefs de la Confédération des Pieds-Noirs, aux dirigeants des Premières Nations signataires d’un traité moderne ou d’une entente sur l’autonomie gouvernementale, aux aînés, aux jeunes et aux premiers ministres qui se joignent à nous aujourd’hui.
Merci à tous d’être ici.
Le fait qu’il s’agit de la première réunion entre les premiers ministres et les Premières Nations en deux décennies est une leçon qui nous donne à réfléchir. C’est une importante occasion d’échanger des points de vue – d’écouter et d’apprendre – mais, par-dessus tout, de nous engager à agir. Saisissons-la.
Nous portons tous la lourde responsabilité de prendre conscience des défis, de reconnaître les progrès accomplis pour ensuite nous appuyer sur ceux-ci, et d’agir en vue d’obtenir de meilleurs résultats pour nos populations.
À la lumière des commentaires qui seront formulés au cours de cette réunion, le gouvernement du Canada passera à l’action par le biais de nouvelles mesures et de nouveaux investissements dès aujourd’hui, et également dans le cadre du budget fédéral que nous déposerons prochainement, soit le 5 novembre 2026.
Notre rencontre a lieu à un moment décisif et déterminant.
Le monde a changé, et le Canada fait face à des menaces qui pèsent sur son économie, sa sécurité et sa souveraineté. Pour relever ces défis, il faut un pays fort. Et c’est quand nous sommes unis que le Canada est le plus fort.
C’est pourquoi nous travaillons ensemble – premiers ministres, gouvernement fédéral, provinces, territoires et peuples autochtones – en vue de bâtir un Canada plus fort, plus juste et plus inclusif.
La dynamique s’accélère.
En partenariat avec les Premières Nations, nous nous employons à éliminer les écarts en ce qui a trait à l’éducation, au logement, aux infrastructures et aux soins de santé des Premières Nations.
Le gouvernement du Canada investit 3,5 milliards de dollars supplémentaires par année pour veiller à ce que les enfants des Premières Nations qui vivent dans les réserves aient accès à une éducation qui respecte et valorise leur culture.
Nous construisons des logements pour les familles vivant dans les réserves et dans tout le pays. En effet, nous investissons plus de 4 milliards de dollars dans la création de logements sécuritaires et abordables pour les communautés autochtones, et nous travaillons en partenariat avec les Premières Nations pour construire de nouveaux logements locatifs.
Nous améliorons l’accès à l’eau potable, notamment grâce à un nouveau projet de loi visant à réaliser progressivement le droit à l’eau potable, reconnu comme un droit de la personne à l’échelle internationale.
Et nous investissons plus de 4,5 milliards de dollars – l’engagement le plus important jamais pris en faveur de l’approvisionnement en eau des Premières Nations – dans la construction, l’entretien et l’exploitation de systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement des eaux dans les réserves.
Nous prenons des mesures pour améliorer la santé et le bien-être des communautés. Entre autres, nous avons investi près de 6 milliards de dollars pour élargir l’accès aux services de santé mentale, aux soins de première ligne et aux soins de santé adaptés à la culture des Premières Nations.
Le leadership et le savoir-faire autochtones sont au cœur des efforts de conservation du Canada. C’est donc en partenariat avec les communautés autochtones que nous établissons trois nouvelles zones de protection marine dans l’Arctique et le long de la côte Ouest.
Nous bâtissons un Canada plus fort, plus équitable et plus juste.
Un Canada où nous unissons nos forces pour donner à la prochaine génération une vie meilleure et riche en possibilités.
Tous ces investissements ne représentent qu’une partie des mesures prises par le gouvernement du Canada. Les dépenses annuelles de Services aux Autochtones Canada ont augmenté en moyenne de 15 % par an depuis 2018 – année de la création du ministère – pour atteindre 26 milliards de dollars l’année dernière.
Les investissements dans les infrastructures réalisés au cours des 10 dernières années totalisent 33 milliards de dollars.
Ce sont là des engagements bienvenus et nécessaires. Ce que cette table et les autres tables que nous mettons en place doivent permettre, c’est de veiller à ce que ces investissements de portée historique soient réalisés de la manière la plus efficace possible. Et qu’ils profitent directement et pleinement aux personnes auxquelles ils sont destinés.
Tout cela repose sur notre capacité à travailler ensemble – le gouvernement fédéral, les provinces, les territoires et, surtout, les dirigeants des Premières Nations – avec une détermination, une concentration et une coopération renouvelées.
L’ordre du jour de notre rencontre d’aujourd’hui est ambitieux.
D’abord, nous allons discuter des priorités des Premières Nations en ce qui touche leurs droits, leurs traités et leurs compétences. Cela permettra de garantir que les consultations et notre travail soient plus pertinents, ciblés et efficaces.
Ensuite, nous allons cerner de nouvelles possibilités susceptibles de permettre aux Premières Nations de développer, d’exploiter et de partager la richesse générée par les projets du Canada.
Nous avons déjà d’excellents exemples sur lesquels nous appuyer, notamment celui de Ksi Lisims en Colombie-Britannique, en collaboration avec la Nation Nisga’a. La présidente Clayton est présente aujourd’hui et elle en parlera dans un instant.
Dans les Territoires du Nord-Ouest, le premier ministre Simpson a aidé les gouvernements territorial et autochtones à faire avancer le projet concernant la route de la vallée du Mackenzie, longue de plus de 800 kilomètres. On en parle depuis toujours, et aujourd’hui, ce projet avance enfin.
Au Québec, Nouveau Monde Graphite a signé un accord avec la Première Nation Atikamekw de Manawan pour créer des occasions d’affaires et des possibilités d’emploi.
Cela dit, la question qui se pose est la suivante : comment tirer des leçons de ces occasions? Comment partager ces réussites et y donner suite?
Notre dernier grand thème d’aujourd’hui consistera à discuter de la manière dont tous les ordres de gouvernement et les Premières Nations peuvent collaborer pour cibler le financement et obtenir des résultats concrets relativement aux principales priorités des communautés – du logement et des infrastructures à la gestion des urgences, en passant par les services de police, la santé et le bien-être.
Chers collègues, notre tâche est double.
Premièrement, travailler ensemble pour créer des possibilités pour tous nos concitoyens et concitoyennes, tout en consolidant notre pays afin qu’il soit plus fort, plus souverain et plus indépendant.
Pourquoi? Pour que nous puissions tous mener la vie que nous choisissons, y compris – ce qui est propre au Canada – en respectant pleinement les droits des peuples autochtones.
Deuxièmement, incarner nos valeurs d’un Canada juste et inclusif qui répare les injustices historiques. Nous devons réparer ces injustices, mais nous devons aller plus loin. Nous devons également assurer un véritable partage des chances grâce à l’éducation, à la santé, aux infrastructures essentielles et à la sécurité des communautés.
Je vous remercie tous de votre présence et de votre adhésion à ces objectifs.
J’ai maintenant le plaisir de céder la parole à la cheffe nationale.