À la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le premier ministre Mark Carney a annoncé de nouvelles mesures de financement visant à faire progresser des priorités mondiales communes.
Sécurité et stabilité à l’échelle internationale
Nouveau financement pour Gaza et la Cisjordanie
Partenaires : divers, notamment les Nations Unies, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que des ONG
Financement : 100 millions de dollars sur un an
Pays : Palestine
De ce montant, 80 millions de dollars seront utilisés l’année prochaine pour apporter une aide humanitaire adaptée aux besoins des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, où 3 millions de personnes ont un besoin urgent d’aide. Ces fonds permettront notamment de fournir une aide alimentaire et nutritionnelle, des services de santé, une aide au logement, ainsi qu’une aide en ce qui a trait à l’eau, l’assainissement et l’hygiène, et d’assurer la protection des personnes les plus vulnérables. Une somme complémentaire de 20 millions de dollars sera consacrée au soutien des efforts de paix et de stabilisation dans la région. Ce financement s’ajoute à l’annonce faite plus tôt cette année d’une aide de 100 millions de dollars destinée à soutenir les Nations Unies, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ainsi que les ONG partenaires dans la prestation d’aide internationale aux Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, ce qui porte le total des contributions du Canada aux efforts d’aide internationale en Palestine à plus de 600 millions de dollars depuis octobre 2023. Cette nouvelle contribution témoigne des efforts déployés par le Canada pour trouver une solution aux crises qui touchent Gaza et la Cisjordanie.
Améliorer la sécurité sanitaire à l’échelle mondiale par la réduction des menaces biologiques
Partenaires : Organisation mondiale de la Santé, Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies et Fondation Mérieux
Financement : 16,5 millions de dollars sur trois ans
Pays : partout dans le monde, avec une priorité accordée à l’Afrique
Ce financement couvre trois projets distincts, mais complémentaires, qui soutiennent la réduction des menaces biologiques, la biosécurité et les objectifs de sécurité sanitaire. Environ 8,5 millions de dollars seront consacrés au renforcement de la biosécurité dans le monde, à l’atténuation des risques liés à la recherche à double usage préoccupante et à la lutte contre les menaces chimiques et biologiques délibérées. Environ 5 millions de dollars serviront à réduire les vulnérabilités à l’échelle mondiale en matière de biosécurité et à accroître les contre-mesures médicales, notamment par une collaboration avec l’OTAN et d’autres partenaires dans les domaines de la défense et de la sécurité. De plus, 3 millions de dollars serviront à atténuer les menaces que représentent, en Afrique de l’Ouest francophone, le virus Ebola et d’autres maladies infectieuses liées aux armes biologiques et au bioterrorisme. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’engagement du Canada à l’égard du Partenariat mondial contre la prolifération des armes et des matières de destruction massive, dirigé par le G7.
Observation et protection des océans
Engagement à l’égard du Système mondial d’observation des océans
Partenaires : Commission européenne, COI-UNESCO, Organisation météorologique mondiale ainsi que d’autres ONG
Financement : 82 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2027-2028
Ce financement confirme la volonté du Canada de renforcer la sécurité maritime, de promouvoir une économie océanique durable, de lutter contre les changements climatiques et de protéger les écosystèmes marins. Les fonds serviront à doubler le nombre annuel de bouées de mesure océanographiques déployées par le Canada dans le cadre du réseau international Argo, à surveiller les courants dans l’Atlantique Nord et le détroit de Davis, à soutenir l’observation de l’océan Arctique toute l’année grâce à des véhicules sous-marins autonomes, à mettre en place un réseau de bouées de mesure fixes dans l’Arctique qui fourniront des données en temps réel, à soutenir la participation continue à la recherche océanographique en Antarctique et à améliorer l’échange de données entre le Canada et ses partenaires.
Ratification de l’Accord sur la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale
Partenaires : Nations Unies
Financement : 24,4 millions de dollars sur cinq ans, et 1,8 million de dollars par la suite
En tant que pays bordé par trois océans et chef de file de longue date dans les domaines de la gouvernance et de la gestion des océans, le Canada a annoncé avoir ratifié l’Accord des Nations Unies sur la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale. Cet accord met l’accent sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les eaux internationales, qui couvrent près de la moitié de la surface de la Terre, y compris la haute mer et la zone internationale des fonds marins, qui forment ensemble le plus grand habitat de la planète. Dans le cadre de cet accord, le Canada collaborera avec d’autres gouvernements, des organisations internationales, le secteur privé, des scientifiques spécialistes des océans, la société civile, ainsi que les peuples autochtones et les communautés locales partenaires afin de protéger, de préserver et d’utiliser de manière durable les océans, tout en veillant à rétablir leur santé et à accroître leur résilience.