Transcription - Le premier ministre Carney annonce la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels
Le premier ministre Carney annonce la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels
Merci, Monsieur le Ministre. Merci, François-Philippe. Merci, chers collègues, d’être ici. Dave, Donna-Lee. Merci de nous accueillir ici, dans ce remarquable établissement qui sert les gens de Nepean et d’Ottawa depuis plus de 30, 34 ans maintenant. C’est un plaisir d’être ici en compagnie de mes collègues de la région de la capitale nationale. Anita, encore une fois. Anita, où es-tu? Ah, voilà. Oui. Merci de nous recevoir. Et merci encore à Dave et son équipe de nous accueillir. Vous voyez, nous sommes dans une situation où, et les Canadiennes et les Canadiens le sauront, le monde est en évolution rapide. Et cela nous laisse tous dans un climat d’incertitude et d’inquiétude. Les entreprises canadiennes, les travailleurs canadiens, les familles canadiennes. Notre gouvernement se concentre sur ce qu’il peut contrôler, et cela commence par bâtir une économie canadienne plus forte et plus résiliente, pour que le Canada soit moins dépendant d’un seul partenaire économique et plus résilient face aux chocs mondiaux, à ce qui se passe à l’extérieur de notre pays.
Nous agissons sans tarder et nous voyons des résultats. Nous avons déjà signé douze accords commerciaux et de sécurité sur quatre continents au cours des six derniers mois pour forger des partenariats fiables à l’étranger. Nous avons soumis au Bureau des grands projets onze projets qui représentent des investissements de 116 milliards de dollars au Canada. Le nouveau Fonds pour bâtir des collectivités fortes permettra d’aménager des infrastructures locales dans des quartiers partout au Canada : hôpitaux, routes, ponts et réseaux de transport en commun. Toutes ces mesures font partie de notre stratégie globale qui vise à susciter des investissements de 1 000 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
Nous commençons à transformer fondamentalement notre économie afin de bâtir un Canada plus fort, plus résilient et plus indépendant. Nous voyons déjà les résultats, qu’il s’agisse de la conclusion d’une douzaine de nouveaux partenariats à l’étranger, du lancement de Maisons Canada ou de l’accélération de projets d’intérêt national. Notre économie, l’économie canadienne a créé 190 000 emplois depuis le mois d’août. Dans des termes absolus, nous pourrions dire que c’est plus que les États-Unis durant la même période. Nous avons le bon plan. Le monde frappe à notre porte, et cette dynamique s’accélère. Cependant, comme le ministre des Finances vient de le dire, les retombées les plus importantes prendront du temps à se manifester. Et beaucoup de Canadiennes et de Canadiens ressentent actuellement la pression des dépenses quotidiennes. Ils ont besoin d’un coup de pouce aujourd’hui et d’un pont vers demain. C’est pourquoi le nouveau gouvernement du Canada se concentre sans relâche sur sa tâche de rendre leur vie plus abordable. Dès le premier jour, nous avons aboli la taxe sur le carbone, ce qui a fait baisser le prix de l’essence de 18 cents le litre. Nous avons ensuite réduit les impôts de 22 millions de Canadiennes et de Canadiens de la classe moyenne, ce qui a permis à une famille à deux revenus d’économiser jusqu’à 840 dollars cette année. Nous avons réduit les impôts des acheteurs d’une première propriété, leur permettant d’économiser jusqu’à 50 000 dollars sur leur première maison. Dans l’Est, nous avons réduit les péages pour les véhicules empruntant le pont de la Confédération, les faisant passer de plus de 50 dollars à 20 dollars, et nous avons réduit de moitié les tarifs des traversiers au Canada atlantique. Comme le ministre vient de le mentionner, nous avons instauré le versement automatique de prestations fédérales, qui aidera 5,5 millions de Canadiennes et de Canadiens à faible revenu à recevoir les prestations auxquelles ils ont droit, comme le crédit d’impôt pour personnes handicapées, et bien sûr de profiter des nouvelles mesures que nous annonçons aujourd’hui. Nous avons rendu permanent le Programme national d’alimentation scolaire, qui permet à 400 000 enfants de manger des repas sains, tout en faisant économiser à leurs parents 800 dollars par année sur leur panier d’épicerie. Nous avons aussi toute une série d’initiatives visant à améliorer le coût de la vie par le biais de changements structurels à notre économie, comme la construction de nombreux logements abordables dans le cadre du programme Maisons Canada. De plus, il y a notre nouveau partenariat stratégique avec la Chine depuis la semaine passée, qui permettra la mise en marché de dizaines de milliers de véhicules électriques abordables au Canada.
Nous avons appuyé la décision du CRTC de prolonger l’accès obligatoire au marché de gros dans le secteur des télécommunications pour une seule raison : réduire le coût de l’accès à Internet haute vitesse pour les Canadiens et Canadiennes, pour vous. Dans le Budget 2025, notre gouvernement a protégé les programmes sociaux essentiels qui offrent à chaque Canadien une chance équitable de réussir : les garderies, les soins dentaires et l’assurance-médicaments. Au cours des prochaines années, notre gouvernement travaillera sans relâche à améliorer l’abordabilité pour tous les Canadiens.
Faisons maintenant un portrait d’ensemble. De manière générale, les pressions inflationnistes s’atténuent, l’inflation des prix à la consommation étant revenue dans la fourchette cible de la Banque du Canada, et les salaires moyens augmentant toujours plus rapidement que l’inflation depuis que ce gouvernement est arrivé au pouvoir. Les frais pour la garde d’enfants dans l’ensemble du Canada ont chuté d’environ 35 % au cours de trois dernières années, grâce à notre programme de garde d’enfants. Le prix moyen des services cellulaires a chuté de plus de 40 % depuis 2020. Du moins, si vous pouvez changer de forfait. Le prix de l’essence a chuté de 14 % par rapport à l’année dernière, grâce à l’élimination de la taxe sur le carbone. Ce sont là de bonnes nouvelles et, grâce à la mise en œuvre de notre plan économique, d’autres bonnes nouvelles se profilent à l’horizon. En parallèle, pour un grand nombre de Canadiennes et de Canadiens, le coût du panier d’épicerie et d’autres produits de base est trop élevé depuis trop longtemps. Ils ont besoin d’aide dès maintenant. La pandémie a provoqué une flambée de l’inflation dans le monde entier, faisant grimper le coût du panier d’épicerie et des produits de base, notamment les loyers. Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale causées par les droits de douane, les événements météorologiques liés aux changements climatiques et les bouleversements géopolitiques ont entraîné une hausse du prix des aliments plus rapide que l’inflation globale. Alors, le prix du jus d’orange a augmenté de 12 % par rapport à l’année dernière, celui du bœuf haché de 19 % et celui du café et du thé de 24 %.
Ce problème ne touche pas seulement une minorité de gens très vulnérables. L’an dernier, Banque alimentaire Canada a déclaré que près de 2,2 millions de Canadiens se rendent chaque mois dans une banque alimentaire. Actuellement, 25 % des ménages composent avec l’insécurité alimentaire et 50 % des Canadiens sont à deux doigts de devoir se tourner vers une banque alimentaire.
Alors, la semaine dernière, il y a quelques jours, notre Conseil des ministres s’est réuni à Québec pour discuter de moyens de rendre dès maintenant la vie plus abordable pour les Canadiennes et les Canadiens et de s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité alimentaire au Canada. Ces discussions, notamment une longue conversation avec Kirstin Beardsley, PDG de Banques alimentaires Canada, portaient sur ces problèmes cruciaux et ce que les différents ordres de gouvernement peuvent faire pour y remédier. Vous savez, l’une des plus belles caractéristiques de ce pays, et il y en a plusieurs, c’est que nous prenons soin les uns des autres et que nous croyons que notre économie est plus forte lorsqu’elle est profitable à tout le monde. C’est pourquoi nous agissons aujourd’hui. Le nouveau gouvernement du Canada agit aujourd’hui pour donner un coup de pouce aux familles canadiennes qui en ont le plus besoin, tout en jetant les bases d’une sécurité alimentaire et d’une abordabilité à plus long terme. Tout le monde paie la même TPS sur les articles qu’il achète, quel que soit son revenu. Mais comme le panier d’épicerie et les autres produits de base représentent une part plus importante du budget des Canadiens à faible revenu, la TPS pèse plus lourd sur les moins nantis. Le crédit pour TPS a contribué à rendre notre système fiscal plus équitable en remboursant une partie de la taxe de vente fédérale aux Canadiens à faible revenu, ce qui soulage les personnes qui ressentent plus vivement ce coût supplémentaire à la caisse. En raison de la hausse du coût des aliments, cependant, beaucoup de ces Canadiennes et de ces Canadiens ont besoin d’un soutien accru dès maintenant. C’est pourquoi nous annonçons aujourd’hui que notre gouvernement lance la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins de base. Cette mesure permettra à plus de 12 millions de Canadiennes et de Canadiens de recevoir des centaines de dollars supplémentaires dans leur compte bancaire. À compter de cette année, nous augmenterons de 25 % le montant actuel du crédit pour TPS pendant cinq ans. De plus, nous verserons cette année un paiement unique équivalant à 50 % de ce montant. Comment cela se traduit-il? Eh bien, en ce moment, une famille de quatre personnes reçoit environ 1 100 $ par année grâce au crédit pour TPS en place. Avec la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, cette famille va recevoir jusqu’à 1 890 $ cette année et environ 1 400 $ par année pendant les quatre prochaines années. Une personne seule reçoit environ 540 $ par année grâce au crédit en place. Avec cette nouvelle allocation, cette personne recevra jusqu’à 950 $ cette année et environ 700 $ par année pendant les quatre prochaines années. En moyenne, ces versements compensent la hausse du prix des aliments que l’on observe depuis la pandémie. Parallèlement, nous nous attaquons aux causes profondes de l’inflation et essayons de trouver des solutions à long terme pour faire baisser le coût du panier d’épicerie au Canada. Nous commençons par améliorer la résilience des chaînes d’approvisionnement, car quand des problèmes arrivent dans les chaînes d’approvisionnement – transport, transformation, distribution – les coûts augmentent à chaque étape, et ces coûts sont refilés sur la facture d’épicerie. Les droits de douane, par exemple, peuvent aussi faire partie de ce problème. En septembre, le gouvernement a lancé le Fonds de réponse stratégique pour aider les secteurs de l’ensemble de l’économie qui sont touchés par les droits de douane à s’adapter, à se diversifier et à croître. Et, aujourd’hui, nous engageons 500 millions de dollars de ce fonds pour réaliser des investissements qui vont aider les entreprises du secteur alimentaire à accroître leur capacité et leur productivité, ce qui va permettre de renforcer notre chaîne d’approvisionnement alimentaire pour l’avenir. De plus, par l’intermédiaire de l’Initiative régionale de réponse tarifaire, nous fournissons 150 millions de dollars pour aider les petites et moyennes entreprises à prendre des mesures semblables. Ainsi, les chaînes d’approvisionnement seront plus résilientes, il y aura plus de serres et d’abattoirs près des clients et, surtout, la population canadienne bénéficiera de prix plus bas et d’une meilleure sécurité alimentaire.
Pour réduire le coût de production des aliments, nous instaurons la passation en charges immédiate et accélérée des serres. Les producteurs peuvent donc déduire le coût total de leur nouvelle serre sans tarder, ce qui leur permet de disposer de capitaux pour acquérir l’équipement moderne et ainsi accroître la production nationale d’aliments et cultiver davantage d’aliments ici, au pays, toute l’année. Les agriculteurs peuvent produire plus d’aliments à coût moindre, ce qui fait augmenter l’offre d’aliments canadiens et atténue les pressions sur les prix à l’épicerie pour les familles.
Afin de remédier aux causes profondes de l’insécurité alimentaire, nous élaborons actuellement une Stratégie nationale de sécurité alimentaire qui vise à accroître la production alimentaire au pays et à améliorer l’accès à des aliments abordables et nutritifs. La Stratégie comprendra des mesures visant à mettre en œuvre l’étiquetage à l’unité afin de faciliter la comparaison des prix en cette période de « réduflation ». Nous allons aussi soutenir le travail du Bureau de la concurrence dans la surveillance et l’application des règles de concurrence sur les marchés, notamment dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire, et instaurer de nouvelles mesures visant à renforcer la sécurité alimentaire dans le Nord, où les enjeux liés à l’insécurité alimentaire et à l’accessibilité financière sont les plus graves. Afin d’alléger la pression exercée sur les banques alimentaires, nous versons un supplément de 20 millions de dollars au Fonds des infrastructures alimentaires locales. Cette mesure permettra de promouvoir les programmes communautaires d’aide alimentaire et, ainsi, de fournir des aliments plus nutritifs aux familles dans le besoin. Les Canadiennes et les Canadiens savent faire preuve de générosité. Nous prenons soin les uns des autres en cas de besoin. Nous savons que nous sommes plus forts ensemble. Et, en cette période de perturbations à l’échelle mondiale, les Canadiens s’unissent pour bâtir un Canada fort, un pays plus indépendant, plus sûr et plus prospère qui fonctionne pour tous. Nous savons que les choses seront parfois difficiles. Et que les progrès ne se feront pas toujours sans heurts. Nous savons également que, dans des moments comme ceux-ci, nous ne devons pas seulement veiller sur nous-mêmes, mais les uns sur les autres. Et cela commence par la possibilité pour chacun de mettre des aliments sains et nutritifs sur la table. C’est la raison pour laquelle notre gouvernement travaille sans relâche afin de rendre la vie plus abordable pour tous. C’est aussi la raison pour laquelle nous agissons aujourd’hui pour aider les personnes qui en ont le plus besoin, car nous ne pouvons pas contrôler ce que font les autres pays, mais nous pouvons contrôler la façon dont nous nous soutenons dans les moments difficiles. Nous pouvons contrôler ce que nous bâtissons afin d’assurer un avenir meilleur. Nous choisissons de bâtir un Canada fort pour l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens.