Transcription - Le premier ministre Carney annonce une nouvelle stratégie pour l’industrie automobile canadienne
Le premier ministre Carney annonce une nouvelle stratégie pour l’industrie automobile canadienne
Merci beaucoup, Madame Joly, Madame Dabrusin, collègues du caucus. Je vais commencer. C’est une excellente journée. C’est toujours un plaisir de revenir chez Martinrea. Je vais prendre un moment pour remercier l’équipe, ici : Rob, Bret, toute l’équipe. C’est une extraordinaire histoire de réussite canadienne. C’est une excellente journée parce que nous célébrons quelques anniversaires. Nous célébrons l’anniversaire de (inaudible).
Grâce à Flavio Volpe, nous célébrons l’anniversaire ou le dévoilement du projet Arrow 2.0, qui laisse entrevoir l’avenir de l’automobile au Canada. De plus, nous célébrons l’avenir de la meilleure industrie de l’automobile dans le monde. Nous sommes dans un lieu qui contribue chaque jour à bâtir un Canada fort. Dans cette entreprise, près de 20 000 employés qualifiés travaillent ensemble pour fabriquer les blocs moteurs, les carters de transmission et les bras de suspension qui aident à faire tourner notre industrie automobile et notre économie. Et comme vous venez de l’entendre, mais vous le saviez déjà, comme vous venez de l’entendre de la ministre, c’est un moment crucial pour notre industrie et notre économie. Nous savons que les droits de douane américains ont bouleversé l’accord commercial qui existe depuis que je suis né. Ils ont plongé nos travailleurs, nos entreprises et notre pays dans l’incertitude. Nous savons aussi qu’il existe des innovations. Nous savons que le secteur automobile mondial connaît une transformation radicale en raison de l’adoption rapide de mesures visant à réduire les émissions, d’une plus grande connectivité et de la fabrication de pointe. Alors, les décisions que prendra le Canada aujourd’hui vont façonner nos carrières, nos communautés et notre économie pour les décennies à venir, et nous n’allons pas laisser passer cette occasion.
Un Canada confiant, comme une Martinrea confiante, un Canada confiant prend aujourd’hui des décisions stratégiques et réalise des investissements de portée historique afin de fabriquer les véhicules abordables, agréables à conduire et à faibles émissions de demain. Comme la ministre Joly vient de le dire, le Canada est un pays producteur d’automobiles. L’industrie automobile occupe une place centrale dans l’histoire du Canada. En fait, la première automobile fabriquée ici l’a été l’année de la Confédération, en 1867 à Stanstead, au Québec, lorsque Henry Seth Taylor a fabriqué la première voiture canadienne. La voiture à vapeur d’Henry Seth Taylor était alimentée par une simple chaudière à charbon et montée sur un châssis à roues de charrette. Il s’agissait d’un modèle unique, fabriqué à la main, qui n’était pas destiné à la production en série, mais qui a prouvé qu’il était possible de fabriquer des voitures au Canada. Cent cinquante-huit ans plus tard, l’industrie automobile demeure un pilier central de l’économie canadienne. Plus d’un demi-million de Canadiennes et de Canadiens peuvent se rendre au travail chaque jour pour gagner un salaire parce que nous fabriquons des voitures ici, au pays. Des communautés entières se sont formées autour d’usines de voitures. Dans des villes comme Windsor et Alliston, le secteur automobile est toujours le principal employeur.
Aujourd’hui, l’industrie automobile canadienne est l’une des plus importantes au monde. Une grande partie de ce succès découle de nos relations commerciales étroites avec les États-Unis, établies au fil des décennies de coopération des deux villes automobiles des deux côtés de la frontière.
Il n’y a pas de symbole plus éloquent que l’automobile pour illustrer à quel point les économies du Canada et des États-Unis sont étroitement liées. Une voiture moyenne est fabriquée à partir de pièces qui traversent la frontière canado-américaine jusqu’à huit fois avant que cette voiture ne se retrouve dans une salle d’exposition. En tout, 90 % des véhicules finis et 60 % des pièces automobiles du Canada sont exportés vers les États-Unis. Cependant, la relation commerciale qui était autrefois une grande force est maintenant devenue une grave vulnérabilité. Soyons clairs : le Canada bénéficie encore du meilleur accord parmi tous les partenaires commerciaux des États-Unis dans le monde. Quelque 85 % de nos échanges commerciaux avec les États-Unis sont encore exempts de droits de douane, et nous avons le taux moyen de droits de douane le plus bas de tous les pays. Alors que nous nous préparons à l’examen conjoint de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), qui aura lieu plus tard cette année, le nouveau gouvernement du Canada continue de se concentrer sur la protection de cet avantage unique du Canada. Notre objectif est d’éliminer tous les droits de douane visant le secteur automobile afin de bâtir ensemble le secteur automobile nord-américain le plus solide qui soit. C’est ce que nous bâtirons ensemble.
Mais nous sommes conscients qu’il ne s’agit pas là de l’objectif actuel de l’administration américaine. Son approche a changé, c’est son droit. Alors, nous devons nous préparer à toute éventualité. Nous devons prendre soin de nous-mêmes.
Nous ne pouvons pas contrôler ce que pensent les autres; nous pouvons contrôler ce que nous faisons et ce que nous bâtissons. Et nous bâtissons une économie canadienne plus forte, plus résiliente et plus indépendante. Nous avons mis en place de nouvelles mesures stratégiques pour les travailleurs, les entreprises, dans les secteurs plus touchés par les tarifs américains et les bouleversements commerciaux. Ces initiatives aident les travailleurs des secteurs de l’acier, de l’aluminium, de la forestière et d’autres secteurs stratégiques du Canada à acquérir de nouvelles compétences. Ils aideront également les entreprises à s’adapter et à diversifier leurs produits.
Notre gouvernement a déjà mis en œuvre la série de mesures de résilience commerciale la plus exhaustive de l’histoire du Canada. Nous avons agi rapidement. Nous voyons déjà des résultats. Nos mesures ont contribué à créer et à préserver 18 000 emplois dans les secteurs de l’acier, de l’aluminium, du bois d’œuvre et de l’automobile. Elles ont aussi permis d’éviter plus de 20 000 licenciements. Nous avons mobilisé près de 1 milliard de dollars d’investissements privés auprès de petites et moyennes entreprises. Enfin, nous avons fourni un soutien au revenu à plus de 6 000 travailleurs, ce qui devrait profiter à 190 000 personnes au total, dont bon nombre dans le secteur automobile.
Nos travailleurs sont le moteur de notre économie. Alors que nous transformons nos industries face aux mesures commerciales prises par les États-Unis, nous nous assurerons que les travailleurs canadiens pourront avoir les outils nécessaires pour accomplir cette transformation.
L’avenir de l’industrie automobile est de plus en plus électrique et connecté. Pour rester compétitifs et libérer notre plein potentiel, nous devons développer l’ensemble de la chaîne de valeur en fonction des véhicules de nouvelle génération. Nous exploiterons les capacités exceptionnelles du Canada en matière de fabrication automobile, dont notre main-d’œuvre de calibre mondial, nos fournisseurs de pièces reconnus à l’échelle internationale et nos compétences en matière de recherche et développement de pointe. Nous combinerons ces atouts avec de nouvelles chaînes d’approvisionnement en batteries qui vont alimenter l’avenir de la mobilité – tout comme le savoir-faire canadien dans le domaine des technologies de l’information et des technologies de pointe en matière d’intelligence artificielle et de robotique. Ainsi, nous pourrons positionner le Canada comme un chef de file mondial dans le domaine de l’électrification des véhicules et des technologies autonomes et de conduite automatisée.
Au cours des prochaines semaines, notre gouvernement dévoilera une nouvelle stratégie en matière d’électricité visant à doubler – j’ai bien dit doubler – la capacité de notre réseau, à moderniser nos infrastructures et à distribuer une électricité plus fiable, plus efficace et, par-dessus tout, plus abordable pour les Canadiennes et les Canadiens. Ainsi, les gens pourront adopter des technologies à faibles émissions de carbone comme les véhicules électriques, tout en favorisant l’électrification et la croissance de nos industries.
Fort de notre vaste réservoir de talents, de nos atouts en matière de recherche et de notre écosystème d’innovation, nous pouvons peut jouer un rôle de premier plan dans la mise au point des technologies connectées et autonomes qui façonneront l’avenir des transports. Nous donnerons la priorité à la diversification, notamment aux nouvelles possibilités qui découleront de la Stratégie industrielle de défense du Canada, afin de renforcer l’industrie et sa chaîne d’approvisionnement tout en tirant parti des accords commerciaux que nous avons conclus dans le monde.
Les travailleurs et les entreprises du Canada semblent bien placés pour saisir cette occasion. Nous réalisons des investissements générationnels dans les minéraux critiques, incluant ceux qui sont essentiels à la fabrication des batteries, pour garantir notre place dans les chaînes d’approvisionnement les plus importantes au monde. Le Canada sera l’un des seuls pays au monde à disposer de tout ce qui est nécessaire à une chaîne d’approvisionnement complète en batteries pour véhicules électriques. Nous disposons d’un réseau électrique propre à 80 %, des coûts d’électricité résidentielle les plus bas et des coûts d’électricité industrielle qui sont les deuxièmes plus bas du G7.
Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour être un chef de file dans le domaine des véhicules de demain. Nous mettons nos travailleurs et nos entreprises en position de saisir cette occasion. C’est pourquoi aujourd’hui, nous annonçons une série d’investissements stratégiques qui vont définir l’avenir de la mobilité et de la fabrication de pointe au Canada, dans le cadre d’un plan coordonné visant à bâtir un pays plus fort, plus compétitif et plus indépendant. Notre stratégie repose sur cinq piliers : Premièrement, accélérer les investissements dans la fabrication automobile canadienne. Deuxièmement, rationaliser les politiques de réduction des émissions pour se concentrer sur les résultats qui comptent pour les Canadiennes et les Canadiens. Troisièmement, renforcer la demande au pays en rendant les véhicules électriques plus abordables et plus fiables pour l’ensemble de la population canadienne. Quatrièmement, établir un régime commercial complet qui renforce la compétitivité du secteur automobile canadien. Et cinquièmement, protéger les travailleurs du secteur canadien de l’automobile contre les pressions immédiates, tout en les aidant à faire la transition vers l’avenir.
Je vais d’abord vous expliquer un peu ce qu’il en est, puis je vais répondre à vos questions. Tout d’abord, nous accélérons les investissements dans l’ensemble de la chaîne de valeur automobile. Afin de soutenir les investissements stratégiques de nos entreprises, nous leur consacrons 3 milliards de dollars provenant du Fonds de réponse stratégique et 100 millions de dollars provenant de l’Initiative régionale de réponse tarifaire. Ces fonds aideront nos entreprises à s’adapter aux perturbations commerciales, à restructurer leurs activités, à transformer leurs usines pour accroître leur productivité, à investir dans des technologies de fabrication de pointe et à élargir leurs marchés. Conformément à notre politique « Achetez canadien », le gouvernement tirera parti de ces investissements pour optimiser les possibilités offertes aux fournisseurs canadiens et à la production de biens et de services canadiens, notamment ceux du secteur de l’acier et de l’aluminium. Nous mettons également en œuvre des mesures incitatives à l’investissement pour la chaîne de valeur automobile qui sont les plus complètes au monde.
La nouvelle Superdéduction à la productivité permettra de réduire le taux effectif marginal d’imposition du Canada à 13 %, soit plus de quatre points de pourcentage de moins que celui des États-Unis. Cela veut dire…
Et soyons clairs : c’est très vaste. Ces mesures vont permettre aux entreprises de passer en charges immédiates la totalité des investissements qu’elles consacrent à la machinerie de fabrication, à l’équipement et aux immeubles; aux véhicules zéro émission; à l’équipement de production d’énergie propre; à la recherche et au développement scientifiques; ainsi qu’aux actifs améliorant la productivité comme les brevets, l’infrastructure de réseaux de données et les ordinateurs. De plus, afin d’accélérer davantage les investissements dans la chaîne de valeur de la mobilité à faibles émissions de carbone, nous mettons en œuvre le Crédit d’impôt à l’investissement pour l’électricité propre et élargissons le Crédit d’impôt à l’investissement pour la fabrication de technologies propres afin d’y inclure une gamme de minéraux critiques. De plus, nous réduisons le taux d’imposition des fabricants de technologies carboneutres afin qu’ils puissent profiter de la moitié du taux d’imposition normal des entreprises, et ce, avant les déductions. En résumé, nous faisons du Canada le meilleur endroit pour investir, le meilleur endroit pour bâtir et le meilleur endroit pour bâtir de manière propre.
Le deuxième pilier consiste à adapter nos politiques de réduction des émissions pour nous concentrer sur les résultats. Le Canada définira une nouvelle approche souveraine plus ambitieuse pour réduire les émissions des véhicules automobiles. Nous réduirons les émissions en rendant les normes canadiennes relatives aux GES des véhicules plus de deux fois plus strictes d’ici 2035, soit l’équivalent d’une réduction des émissions correspondant à un taux d’adoption des véhicules électriques de 75 %. Et nous ne nous arrêterons pas là. En tirant parti des nouveaux investissements dans la production de véhicules électriques, les mesures incitatives pour les consommateurs et l’infrastructure de recharge, nous viserons un taux d’adoption des véhicules électriques de 90 % d’ici 2040. Ces normes d’émissions plus strictes permettront au gouvernement du Canada d’abroger la Norme sur la disponibilité des véhicules électriques. Nous remplaçons la Norme sur la disponibilité des véhicules électriques par des normes plus rigoureuses sur les émissions des véhicules. Ainsi, nous nous concentrons sur les résultats qui comptent le plus pour la population canadienne, tout en évitant d’ajouter un fardeau indu sur l’industrie automobile canadienne. Grâce à cette approche, les fabricants pourront se tourner vers un vaste éventail de technologies pour répondre aux normes et aux préférences des consommateurs à court terme, tout en stimulant l’adoption des véhicules électriques au fil du temps. La troisième façon dont nous transformerons notre secteur de l’automobile est en devenant notre meilleur client.
Au cours des cinq prochaines années, les ventes de véhicules électriques devraient représenter plus de 40 % de toutes les ventes de voitures dans le monde. Aujourd’hui, près de 80 % des véhicules électriques produits dans le monde proviennent de Chine et des États-Unis. Le Canada ne peut pas se permettre de rester les bras croisés. Les véhicules électriques sont l’avenir, et notre gouvernement est déterminé à faire en sorte que cet avenir soit bâti par des travailleurs canadiens, fabriqué dans des usines canadiennes et propulsé par des voitures canadiennes.
Dans un marché intérieur fort – et c’est ce que nous avons – nous pouvons acheter ce que nous fabriquons.
C’est pourquoi notre nouveau gouvernement lance un programme pour des véhicules électriques abordables, doté d’une enveloppe de 2,3 milliards de dollars. Les Canadiennes et les Canadiens qui achètent ou louent un véhicule électrique à batterie ou à pile à combustible recevront jusqu’à 5 000 $. Dans le cas des véhicules hybrides rechargeables dont le prix ne dépasse pas 50 000 $, ce sera jusqu’à 2 500 $. Afin de soutenir l’industrie automobile canadienne, ce plafond de 50 000 $ ne s’appliquera pas aux véhicules électriques et véhicules hybrides rechargeables fabriqués au Canada. Et ces incitations ne s’appliqueront qu’aux voitures fabriquées par des pays avec lesquels le Canada a conclu un accord de libre-échange.
De plus, nous simplifions la recharge des véhicules électriques pour les conducteurs de tout le pays, car trop de Canadiennes et de Canadiens se demandent s’ils pourront recharger facilement leur véhicule électrique au cours de leurs déplacements, et surtout dans nos communautés rurales et nordiques. Pour répondre à ces inquiétudes, nous élaborons une nouvelle stratégie nationale pour les infrastructures de recharge dotée d’une enveloppe de 1,5 milliard de dollars par l’intermédiaire de la Banque de l’infrastructure du Canada. Alors, où que vous viviez au Canada, il devrait devenir aussi facile de recharger votre véhicule que de faire le plein d’essence.
Le quatrième pilier de notre stratégie consiste à établir un régime commercial complet qui renforce la compétitivité du secteur de l’automobile sur la scène internationale. Encore une fois, soyons clairs : le Canada continue de privilégier des échanges sans droits de douane avec les États-Unis dans le secteur de l’automobile. C’est ainsi que l’industrie nord-américaine sera la plus vigoureuse. Cela dit, si les États-Unis, dans le cadre de l’examen de l’ACEUM, insistent sur les droits de douane dans le secteur de l’automobile, nous veillerons à ce que les entreprises qui vendent des véhicules au Canada soient fortement encouragées à fabriquer ici.
À l’appui de cet objectif, nous allons étudier la possibilité de renforcer le cadre canadien de remise pour l’industrie automobile au moyen d’un système de crédits négociables qui récompenserait les entreprises qui fabriquent et investissent au Canada. En quelques mots, les entreprises qui fabriquent et investissent chez nous recevraient des crédits, tandis que les entreprises qui souhaiteraient vendre des véhicules au Canada sans payer de droits de douane devraient quant à elles acheter ces crédits.
Pour exploiter pleinement le potentiel de ces mesures, le Canada doit tirer parti de ses partenaires internationaux afin d’accéder à de nouveaux marchés mondiaux. Le Canada a déjà conclu des accords de libre-échange avec 51 pays qui représentent 1,5 milliard de consommateurs. Notre gouvernement poursuit dans cette voie et a déjà conclu douze nouveaux partenariats commerciaux et sécuritaires sur quatre continents en seulement six mois.
Dans le cadre de l’entente que nous avons récemment conclue avec la Chine, un nombre limité de véhicules électriques provenant de la Chine pourront entrer dans le marché canadien, soit moins de 50 000 par an dans un marché de 1,8 million de voitures. Ainsi, les Canadiennes et les Canadiens auront plus de choix abordables et écoénergétiques. Parallèlement, nous nous attendons à ce que cette entente attire au Canada de nouveaux investissements de taille en coentreprise avec des partenaires canadiens de confiance. Par le fait même, de nouveaux emplois seront créés dans la fabrication automobile et les nouvelles chaînes d’approvisionnement des véhicules électriques au Canada seront renforcées.
Enfin, pendant que nous transformons le secteur canadien de l’automobile en un chef de file mondial des véhicules électriques, nous protégeons les travailleurs et les entreprises aujourd’hui pour qu’ils puissent faire le pont vers l’économie de demain. Nous offrons aux travailleurs et aux employeurs une aide au revenu supplémentaire par l’intermédiaire d’une nouvelle subvention au travail partagé, ce qui offre aux employeurs la marge de manœuvre nécessaire pour favoriser le maintien en poste des travailleurs et éviter les licenciements. Cette subvention a déjà permis de prévenir plus de 3 700 licenciements seulement dans le secteur de l’automobile.
Nous établissons également une nouvelle alliance entre les partenaires industriels, syndicaux et de formation afin de remédier aux lacunes dans les compétences et aux goulets d’étranglement et de stimuler les investissements privés. Nous lançons également un groupe de travail sur le secteur de l’automobile afin de coordonner les efforts de notre gouvernement et de la Province de l’Ontario dans l’objectif de fabriquer les voitures de demain. Nous éliminons des obstacles et travaillons en collaboration avec les gouvernements, l’industrie et les syndicats – en nous concentrant tous sur l’obtention de résultats.
Ensemble, ces nouvelles mesures forment une nouvelle stratégie qui permettra à notre industrie automobile de faire du Canada un chef de file mondial de la production de véhicules électriques. Nous nous concentrons sur ce que nous pouvons contrôler, et dans le secteur automobile canadien, nous aidons les travailleurs et les communautés à s’adapter, à être compétitifs et à réussir.
Quand Henry Seth Taylor a construit la première voiture du Canada, il n’aurait jamais pu imaginer ce que cette industrie allait devenir. Que les fabricants automobiles canadiens assembleraient la première voiture abordable au monde, la Ford T. Que les fabricants automobiles canadiens augmenteraient rapidement leur production pour devenir le deuxième producteur mondial d’automobiles à la fin de la Première Guerre mondiale. Que pendant la Seconde Guerre mondiale, l’industrie se serait rapidement orientée presque exclusivement vers la production militaire, et qu’elle produirait plus de 800 000 véhicules de transport militaire et 50 000 chars afin de contribuer à la victoire. Ces exploits sont le fruit de la détermination et de l’ingéniosité des Canadiennes et des Canadiens, d’une industrie qui a su s’adapter, se réorienter et, au besoin, se transformer. C’est ce que nous devons faire aujourd’hui pour construire les véhicules de demain : des véhicules électriques autonomes, plus fiables, plus abordables et générant moins d’émissions, pour une économie canadienne plus forte, plus résiliente et plus indépendante, qui crée des emplois de qualité ici, chez nous. C’est ce que nous bâtissons, ensemble. C’est ça, un Canada confiant. C’est ça, un Canada fort. Merci beaucoup. Merci beaucoup.