Transcription - Allocution du premier ministre Mark Carney sur l'évolution de la situation au Moyen-Orient
Allocution du premier ministre Mark Carney sur l'évolution de la situation au Moyen-Orient
Bonjour, tout le monde. Je serai heureux de répondre à vos questions dans un instant, mais avant cela, j’aimerais aborder trois points en particulier : l’évolution de la situation au Moyen-Orient, les réunions que nous avons tenues en Inde, et le travail qui nous attend au cours des 48 prochaines heures ici, en Australie. Je tiens tout d’abord à remercier le premier ministre Albanese et le peuple australien pour leur accueil chaleureux et pour le temps qu’ils nous ont accordé pour nos importantes discussions. Bon, passons à la situation au Moyen-Orient, et je vais commencer en français.
Le Canada considère depuis longtemps l’Iran comme la source principale d’instabilité et de terreur au Moyen-Orient. Le régime et ses mandataires ont assassiné plusieurs civils canadiens, et ont causé d’immenses souffrances à des millions de personnes au Moyen-Orient et ailleurs. Après plus de vingt ans de négociations et d’efforts diplomatiques, l’Iran n’a toujours pas démantelé son programme nucléaire ni mis fin à ses activités d’enrichissement. Le Canada soutient depuis longtemps la nécessité impérative de neutraliser cette grave menace pour le monde. Le Canada est solidaire de la population iranienne dans sa longue et courageuse lutte contre ce régime oppressif. C’est pourquoi nous appuyons les efforts visant à empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires et à empêcher son régime de continuer à menacer la paix et la sécurité internationales. Parce que le Canada s’engage activement dans le monde tel qu’il est, sans attendre passivement l’avènement d’un monde tel que nous le souhaitons. Nous adoptons cette position à contrecœur, parce que le conflit actuel est un autre exemple de l’échec de l’ordre international. Malgré des décennies de résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, le travail infatigable de l’Agence internationale de l’énergie atomique et une succession de sanctions et de résolutions diplomatiques, la menace nucléaire iranienne demeure. Et maintenant, les États-Unis et Israël ont agi sans impliquer les Nations Unies ni consulter leurs alliés, y compris le Canada.
Dans les circonstances, où en sommes-nous maintenant? Face à un conflit qui s’étend rapidement et à des menaces qui s’aggravent pour la vie des civils, le Canada réaffirme que tous les belligérants sont liés par le droit international. Nous condamnons les frappes menées par l’Iran contre les civils et les infrastructures civiles à travers le Moyen-Orient. Nous implorons toutes les parties, y compris les États-Unis et Israël, de respecter les règles de l’engagement international. Le Canada appelle à une désescalade rapide des hostilités et est prêt à contribuer à la réalisation de cet objectif. La résolution de cette crise nécessite un engagement en faveur d’une solution politique globale. Le dialogue diplomatique est essentiel pour éviter que le conflit s’étende et s’aggrave. Les civils innocents doivent être protégés, et toutes les parties doivent s’engager à trouver des accords durables pour mettre fin à la prolifération nucléaire et à l’extrémisme terroriste. Le Canada continuera de privilégier cette approche avec les pays qui partagent ces vues et les parties au conflit.
Le Canada considère depuis longtemps l’Iran comme la source principale d’instabilité et de terreur au Moyen-Orient. Le régime iranien et ses mandataires ont assassiné des centaines de personnes, y compris des civils canadiens, et ont causé d’immenses souffrances à des millions de personnes au Moyen-Orient et ailleurs. Après plus de vingt ans de négociations et d’efforts diplomatiques, l’Iran n’a toujours pas démantelé son programme nucléaire ni mis fin à ses activités d’enrichissement. Le Canada soutient depuis longtemps la nécessité impérative de neutraliser cette grave menace pour le monde. Le Canada est solidaire de la population iranienne dans sa longue et courageuse lutte contre ce régime oppressif. C’est pourquoi nous appuyons les efforts visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et à empêcher son régime de continuer à menacer la paix et la sécurité internationales. Parce que le Canada s’engage activement dans le monde tel qu’il est, sans attendre passivement l’avènement d’un monde tel que nous le souhaitons. Nous adoptons toutefois cette position à regret, parce que le conflit actuel est un autre exemple de l’échec de l’ordre international. Malgré des décennies de résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, le travail infatigable de l’Agence internationale de l’énergie atomique et une succession de sanctions et de résolutions diplomatiques, la menace nucléaire iranienne demeure.
Et maintenant, les États-Unis et Israël ont agi sans impliquer les Nations Unies ni consulter leurs alliés, y compris le Canada. Et maintenant, que faire? Face à un conflit qui s’étend rapidement et à des menaces qui s’aggravent pour la vie des civils, le Canada réaffirme que tous les belligérants sont liés par le droit international. Nous condamnons les frappes menées par l’Iran contre les civils et les infrastructures civiles à travers le Moyen-Orient. Nous implorons toutes les parties, y compris les États-Unis et Israël, de respecter les règles de l’engagement international. Le Canada appelle à une désescalade rapide des hostilités et est prêt à contribuer à la réalisation de cet objectif. La résolution de cette crise nécessite un engagement en faveur d’une solution politique globale. Le dialogue diplomatique est essentiel pour éviter que le conflit s’étende et s’aggrave. Les civils innocents doivent être protégés, et toutes les parties doivent s’engager à trouver des accords durables pour mettre fin à la prolifération nucléaire et à l’extrémisme terroriste. Le Canada continuera de privilégier cette approche avec les pays aux vues similaires et les parties au conflit. Et maintenant, permettez-moi de revenir brièvement sur le travail que nous effectuons dans la région.
J’arrive ici de Mumbai et de New Delhi, où j’ai rencontré le premier ministre Modi. Ensemble, nous renouvelons et élargissons la relation entre le Canada et l’Inde.
Comme nous l’avons indiqué dans notre déclaration commune, le Canada et l’Inde sont en train de forger un nouveau partenariat stratégique dans les domaines de l’énergie, des talents, de l’innovation et de l’intelligence artificielle. Ce partenariat repose sur le nouvel accord de partenariat économique global que nous comptons conclure cette année. Nous travaillons sans relâche et avons déjà obtenu d’excellents résultats. En Inde, nous avons conclu des accords commerciaux d’une valeur totale de plus de cinq milliards de dollars. Ces accords permettront de renforcer la coopération entre les entreprises canadiennes et indiennes, d’attirer des investissements dans nos communautés et de contribuer à faire passer le volume des échanges commerciaux bilatéraux à plus de 70 milliards de dollars d’ici 2030. L’accord d’approvisionnement en uranium de 2,6 milliards de dollars conclu entre le gouvernement de l’Inde et Cameco viendra soutenir le programme nucléaire civil de l’Inde et notre engagement commun en faveur d’une alimentation électrique de base propre et fiable. Nous avons également lancé la Stratégie Canada-Inde en matière de talents et d’innovation, soutenue par 13 partenariats en éducation entre nos principales universités. Au cours de ma visite, nous avons tenu plusieurs réunions au niveau des ministres et des représentants des deux pays. La collaboration entre les gouvernements canadien et indien a été plus intense au cours de la dernière année qu’au cours des deux dernières décennies réunies. Cette collaboration accrue est attribuable à la situation actuelle dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui, et elle témoigne de la volonté de nos deux nations de bâtir et de diversifier leurs activités.
Alors que nous nous réunissons avec les grandes puissances mondiales, nous resserrons nos liens avec nos partenaires les plus proches. C’est cette mission qui nous emmène en Australie pour la première visite bilatérale d’un premier ministre canadien dans ce pays depuis près de 20 ans. Pour marquer ce moment important dans les relations entre le Canada et l’Australie, j’ai eu l’honneur d’accepter une invitation à prononcer une allocution demain, au Parlement, à Canberra.
Au cours des deux prochains jours, nous travaillerons à forger de nouveaux partenariats dans les domaines de l’investissement, de la défense, de la sécurité, des minéraux critiques et de l’intelligence artificielle. L’Australie est un partenaire naturel pour le Canada, dans ces domaines et dans bien d’autres encore – des domaines qui apporteront d’énormes avantages à nos populations respectives.